" Une fable gigogne et originale sur, et avec, des Aborigènes, pleine d'humour et de vie, au ton rare."
Benoit Deschodt, Studio Magazine
" ... un film beau et profond, réminiscence d'un monde disparu."
Emmanuèle Frois, Le Figaroscope
" Cette fiction des origines est le onzième opus du cinéaste d'origine néerlandaise, installé en Australie depuis l'âge de huit ans et remarqué pour des films qui, déjà , interrogeaient l'état de nature et les corps (dont
Dance me to my song, autour d'une tétraplégique qu'il avait portée dans ses bras pour monter les marches à Cannes en 1998).
Née de la proposition de David Gulpilpil, fameux acteur-danseur-australien (présent entre autres dans
L'Etoffe des héros,
Jusqu'au bout du monde de Wenders et
Crocodile Dundee), cette fable écolophilosophique lui aura pris deux ans dont une bonne part à nouer le lien avec les Yolngus, et trois mois de tournage entre moustiques, sangsues et maxi-crocodiles, qui ne sont pas sans évoquer les raids dantesques à la Werner Herzog."
, Libération
"... le résultat est assez saisissant : de Heer se paie le luxe d'illustrer sous forme de flash-backs une légende (en couleur) racontée par un vieux guerrier à un jeune lors d'une expédition (en noir et blanc) qui figure le présent de la narration (...)
en s'inspirant d'une photo de dix hommes dans leurs canoës traditionnels prise dans les années 30, de Heer ne met pas en scène la vie des Aborigènes actuels, pour la plupart urbanisés et acculturés, mais celle de leurs ancêtres. Démarche louable car elle s'appuie sur une mémoire toujours vivante. Cela s'approche donc de l'esprit de Robert Flaherty quand il faisait revivre les traditions archaïques des Eskimos ou des pêcheurs irlandais à travers leurs descendants (...)
Evidemment, de Heer, qui n'est pas neutre, ni politiquement correct, adjoint à son récit un humour constant. Mais ce n'est pas au détriment des personnages. Il utilise des bizarreries constitutives de leurs coutumes pour les rendre plus aimables, au propre et au figuré.
10 canoës... est un condensé d'humanité."
Vincent Ostria, Les Inrockuptibles
" Pour commencer, cela se passe autrefois et longtemps avant, et
cependant aujourd'hui. Ensuite, c'est une histoire, plusieurs
histoires même, donc une fiction, mais cela ressemble fort Ã
un documentaire, si fort que c'en est un aussi. Sujet, les
Aborigènes, qui sont aussi les acteurs, les protagonistes, le
narrateur (la voix off est magnifique). Plus précisément
une tribu d'Aborigènes, dont l'un des membres convoite une des
trois femmes de son frère aîné. Ce qui, même
dans le nord de l'Australie, même chez les Aborigènes,
est passablement mal vu et motive l'intervention d'un sorcier, qui
s'applique à ramener le garçon concupiscent dans le
droit chemin... en lui racontant une légende d'autrefois.
Oui,
c'est tout cela à la fois, à la fois et en même
temps, pour produire cette simultanéité, il n'y a que le
cinéma. C'est tout cela, mais ce n'est pas tout, j'aurais pu
vous parler aussi de la chasse aux oeufs d'oie, nous sommes même
très loin du compte, pour le vérifier il suffit de vous
en laisser conter..."
Pascal Mérigeau, Le Monde