"A Bombay, où plus d'un million d'enfants surnommés "petite monnaie"
survivent tant bien que mal dans les rues, Krishna, dix ans rêve de
gagner 500 roupies (environ 200 F) pour les rapporter à sa mère. Il
devient livreur de thé, et rencontre divers personnages qui vont
modifier sa vie. Pour son premier long métrage de fiction, Mira Nair,
réalisatrice indienne de documentaires formée aux USA, retrouve la
force des grands films sur l'enfance nue, de
Sciuscià aux
400 coups et
à
Pixote :
Saalam Bombay ! n'est pas un film réflexif, mais intuitif,
et Mira Nair y déploie une vitalité stupéfiante vitalité qui a séduit
le jury de la caméra d'or."
Max Tessier, La Revue du cinéma
" ... un cri du coeur, un formidable hymne à la vie dans une ville où les princes sont des enfants."
Bertrand Mosca, Première
" Ce qui frappe, c'est la parfaite symbiose entre le réalisme quotidien et la qualité de la fiction. Le film n'est ni trop documentaire, bien qu'ayant été tourné dans les rues "chaudes" de Bombay, ni trop mélodramatique malgré l'âpreté du sujet...
En nous donnant à voir la vie non romancée de ces jeunes acteurs, Mira Nair a établi un étrange rapport avec le spectateur; car la passion qu'ils prennent à faire le film est dérangeante au plus haut point."
Denis Parent, Studio Magazine
"Une telle richesse, une telle dureté sans attendrissement, une telle authenticité dans le jeu des enfants et des autres... On se laisse frapper au cœur. Et ce n'est pas seulement le tournage en extérieur, la vérité des situations qui nous touchent mais aussi la violente beauté des plans et des enchaînements. La déchéance de jeunes venus de la campagne et perdus dans la ville est un lieu commun du cinéma indien depuis les années cinquante ; Calcutta, ville cruelle, en reste l'exemple le plus valable ; mais ici le fait de donner un arrière plan-vérité aux destins fictifs de Chaipu et ses amis fait échapper le film et au mélodrame et aux clichés du genre. On n'oubliera pas de si tôt des plans comme celui de la petite Manju exilée sur le palier quand sa mère « reçoit » et qu'on la devine derrière un verre dépoli grattant la vitre de ses doigts tendus !"
Andrée Tournès, Jeune cinéma