Agnès, Lola et autres filles du ciné
Introduction
Le négatif avait brûlé. Alors la famille Demy a remué ciel, terre, sponsors et mécènes pour rendre à Lola, le premier long-métrage de Jacques, sa splendeur originelle. Un noir et blanc "nouvelle vague", arraché au réel par Coutard, tandis que le récit dessinait déjà le contour d'arabesques irréelles, matrices des futurs Parapluies de Cherbourg et Demoiselles de Rochefort.
Article
Revoilà donc Anouk (Aimée) en Lola, sublime et "restaurée" — "le film, hein, pas moi... s'empresse de préciser l"actrice devant une salle pleine à craquer avec un humour aussi cinglant que sa sensibilité. Attention, ne quittez pas la salle en cours de projection, prévient-elle en jouant les maîtresses d'école... Je vous vois ! Et ça me fait de la peine. Je suis très vulnérable..."
Cette version toute neuve fut ainsi l'un des événements du Festival de Cannes 2012, section Cannes Classics, où Agnès Varda est venue accompagner cette Lola toute neuve qui reprend le chemin des salles de cinéma le 25 juillet.
En compagnie d'Agnès, il était difficile d'évoquer Lola sans convoquer les autres femmes de la tribu Demy-Varda : depuis Nantes avec l'entraineuse de cabaret, jusqu'à une glaneuse nommée Agnès en passant par l'indomptable Mona de Sans toit, ni loi...


l.ef au sujet de : L'Âge des possibles
Le film de mes 20 ans. Quelle heureuse surprise de le revoir.