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"Le rock’n’roll de l’homme-orchestre fou qu’est Hasil Adkins était parfait pour le film"

Introduction

De la voix off qui ponctue le film jusqu'au choix des morceaux musicaux en passant par la collaboration du groupe Black Rebel Motorcycle Club, le réalisateur Dominic Murphy raconte les couleurs sonores de son premier long-métrage, White Lightin'.

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"Les morceaux de Hasil Adkins ont été intégrés dès l’écriture du récit. Ce qui est drôle c’est qu’Hasil et Jesco étaient voisins…. Le rock’n’roll de l’homme-orchestre fou qu’est Hasil Adkins est parfait pour le film. On le surnomme le parrain du psychobilly et son influence sur la musique est considérable. Les Cramps ont même fait une reprise de son titre She Said  qui est dans le film. Je n’avais pas idée de la folie que pouvait atteindre certains de ces morceaux avant d’entendre les hurlements râpeux et distordus dans la séquence où Jesco commence à perdre la raison.

Puis Nick Zinner, des Yeah Yeah Yeahs s’est joint à nous un peu avant le début du tournage. Il a lu le scénario, il m’a apporté des maquettes et j’ai immédiatement aimé ses propositions. Lors du tournage, lorsque je souhaitais créer une atmosphère particulière, notamment lors de la séquence du rituel à la fin du film, j’ai voulu tourner avec cette musique en in sur le plateau, un peu à la manière de Sergio Leone.

Le thème au violoncelle qu’il a proposé est devenu la référence principale de la personnalité de Jesco. Il a également composé l’ambiance musicale dissonante qui illustre son esprit torturé. Nous avons évidemment utilisé de la musique folk des Appalaches, principalement lorsque D Ray ou Jesco dansent. J’aime beaucoup le contraste qui se crée entre cette musique tout à fait innocente et les autres morceaux du film.

Il y a également des titres Western classiques comme Honky Tonk Angel, ainsi que des morceaux rock plus récents. Robert du groupe Black Rebel Motorcycle Club est un ami ; il m’a laissé utiliser quelques uns de leurs morceaux, comme le très beau titre Restless Sinner que l’on peut entendre au générique.

Les spectateurs ne s’en rendront sans doute pas compte, mais la voix du prêtre que l’on entend tout au long du film est celle de Hudd (le vieil homme de la fin). Cette voix est également la voix intérieure de Jesco, représentant les flammes éternelles de l’enfer. Elle exprime l’une des multiples personnalités de Jesco, une vocifération de son esprit provenant d’un Dieu vengeur. Je voulais exprimer l’idée qu’un esprit perturbé peut s’approprier des principes religieux, les détourner et produire quelque chose de démoniaque. Dans le film, Jesco expérimente cette force supérieure qui l’enferme dans une spirale où il se torture lui-même."

Propos recueillis par Grégoire Couvert

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  • elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées

      7/10

    Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.