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Dominic Murphy : " On pourrait dire que c'est « un sombre conte de fée »... "

Introduction

Une histoire vraie... réinventée. Le réalisateur britannique raconte comment il a bâti son premier long-métrage autour d'une figure mythique en travaillant la texture de l'image, dans une inspiration qui croise Truffaut et Alan Clarke...

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Une histoire vraie ?

La première fois que j’ai lu la nouvelle, je ne savais pas que Jesco White existait. L’histoire de cet homme luttant sans relâche contre ses démons est un récit terriblement intense. Ce qui m’a profondément touché c’est le combat de cet homme qui tout au long de sa vie n’a eu de cesse d’affronter le pire tout en essayant d’être un homme bon. Je me suis identifié à certains aspects de sa personnalité. Lorsque nous avons appris avec Shane que Jesco White était vivant, nous sommes allés le rencontrer. Nous avons pu l’interviewer plusieurs fois, il nous a raconté de nombreuses anecdotes sur sa vie. Et certaines sont dans le film…

Partis pris formels

Je voulais que les scènes surgissent de la mémoire de Jesco, un peu comme des flashes. Ces ellipses incarnées par des fonds noirs représentent également son inconscient, ses trous noirs, les fragments de ses souvenirs manquants. Ils étaient là dès l’écriture. J’ai choisi de désaturer les couleurs afin de donner au film un aspect légèrement surréaliste et intemporel. J’ai également travaillé différentes textures afin de suggérer les nombreuses réalités dans lesquelles évolue Jesco. Certains des événements qui se produisent dans le film lui arrivent réellement, d’autres sont inventés, certains sont des souvenirs ou alors lui sont racontés. Nous avons différentes relations avec toutes ces pensées qui se mélangent dans nos esprits. Un jour quelqu’un m’a décrit le film comme étant « un sombre conte de fée », cela m’a plu. Pour moi White Lightnin’ s’apparente plus au mythe, frôle l’expressionnisme et se veut intemporel…

Influences

J’ai été profondément marqué par des films comme Les 400 coups de Truffaut ou Made in Britain de Alan Clark. Ces sujets m’ont toujours intéressé, les jeunes délinquants essayant de se rebeller contre l’ordre établi. Par ailleurs, la photographie a toujours influencé mon travail. Je suis un grand admirateur des premiers travaux photographiques de Larry Clark. Raised by Wolves de Jim Goldberg a également été très important pour moi tout comme Donovan Wylie ou encore Susan Lipper et son livre Grapevine qui est un recueil de photographies prises en Virginie Occidentale.

Propos recueillis par Gregoire Couvert

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  • elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées

      7/10

    Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.