"Loin des circuits de rêve balisé par les agences de voyage..."
Introduction
Joel Cano a détourné la formule touristique qui propose "sept jours et sept nuits dans une île paradisiaque" pour proposer une plongée d'une semaine dans le quotidien de trois femmes cubaines proche de la réalité. "Tourner un tel film à Cuba, dit-il, relève de l'acte subversif."
Article
" 7 jours, 7 nuits est le premier volet d'une trilogie visant à "mettre en images les aspects de la "cubanité" contemporaine." Dans cette trilogie, j'essaie de suivre le trajet existentiel d'un cubain : d'abord sa vie à l'intérieur d'un pays-bocal, puis dans l'intimité d'un exilé qui essaie de chasser les démons du passé de sa mémoire... et finalement dans la fête, où il sera question de comédie musicale. C'est un trajet de cinéma vers la joie et vers la beauté. Le salut par l'esthétique. 7 jours, 7 nuits est une comédie, à la fois dramatique et sociale.J'ai détourné la formule touristique qui propose "sept jours et sept nuits dans une île paradisiaque" pour proposer une plongée d'une semaine dans le quotidien de trois femmes cubaines, loin du circuit de rêve balisé par les agences de voyage. On y décrit nos rituels de violence liés à la survie, une violence qui n'est pas formatée selon les lois hollywoodiennes, particulière puisque pas stylisée. Elle reste dans le corps à corps, noble. Par son approche de la réalité, le film va à l'encontre de la facture actuelle de la production cinématographique cubaine. À Cuba, tout discours esthétique qui s'éloigne de la voie officielle est un crime moral, voire antipatriotique. Tourner ce film était en soi un acte subversif. J'ai essayé de renouer avec la sensibilité libertaire, fraîche et exaltée des films des années 60, où tous les moyens étaient bons pour raconter une histoire.










elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours
Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.