Morder Memories : l'Equateur en plein Paris
Introduction
Inlassable filmeur, Joseph Morder capte le monde depuis toujours. Après des milliers d'heures engrangées (journal intime, courts métrages, essais...), il organise son premier long-métrage, tourné en Super-8, dans les rues de Paris, millesime 1984, y traquant les traces de son Equateur natal. Là , une couleur sur une vitrine, là une photo de cinéma, là un palmier du jardin du Luxembourg qui rappellerait la luxuriance sud-tropicale...
Article
Le parfum du souvenir et l'électricité du présent : à travers une rencontre estivale, amoureuse ?, le film déplace l'apparent amateurisme des images du côté de la sûreté des sensations; tout se recompose chez Morder dans l'oeil du spectateur —les voix, les images, les récits, tous propulsés par la seule énergie du sentiment. Par lui, tout doit se transfigurer. Saisir cette impression d"éternité dans l'urgence éphémère; saisir, dans l'instant, l'image juste qui contiendrait tous les souvenirs, tous les temps, tous les visages. Tous ceux de l'enfance dans un présent d'adulte futur.
Philippe Piazzo


tanguys au sujet de : Tabou
dommage... c’est en 4:3 et non en 16:9...