Victoria Galardi : la comédie, le temps et les chagrins d'amour
Introduction
La cinéaste argentine a partagé la réalisation de son premier film avec Martin Carranza. Ce qui n'empêche pas le portrait doux-amer de son héroïne, hypocondriaque et sentimentale, de lui ressembler un peu (beaucoup ?).
Article
Comment cette histoire vous est- elle venue à l’esprit ?
Tout a commencé avec une séparation, il y a six ans. J’étais effondrée et j’avais le même âge qu’Inès Efron aujourd’hui. Après quelque temps, j’ai commencé à m’amuser de la situation pathétique que je traversais. J’ai donc commencé à écrire un scénario. Toutefois, cela ne suffisait pas pour faire une histoire. J’ai donc modifié quelques détails pour rendre le film plus intéressant et prendre de la distance par rapport à mon histoire personnelle. Par exemple, Soledad déclare vouloir rester seule pendant trois ans, ça n’a jamais été mon cas. Mais je sais ce que l’on ressent quand on recommence une histoire après une séparation.
D’où viennent toutes ces situations comiques ?
Et bien j’ai choisi de rendre Soledad un petit peu hypocondriaque sur les bords ! Je suis assez coutumière du fait… Je me souviens que j’allais à l’hôpital dès que je ne me sentais pas très bien, même s’il n’y avait aucun caractère d’urgence. Je ne croyais jamais ce que disaient les médecins, et finissais chaque fois par me rendre chez mon médecin de famille. Dans le film, Soledad se retrouve chez son pédiatre, dans une salle d’attente pleine de bébés et de jouets. Quand nous avons tourné ces scènes, nous ne pensions pas qu’elles seraient si drôles. Une bonne surprise donc. Je réalise enfin que le monde est plein d’hypocondriaques ! Nous avons toutefois demandé à Inès Efron de ne pas prendre ces scènes à la légère car le personnage souffre vraiment de sa solitude et croit sincèrement être atteint d’une maladie. Je crois que Woody Allen a raison quand il dit «Comedy is tragedy plus time» (une comédie c’est une tragédie plus du temps). Quand j’ai commencé à écrire le scénario, je trouvais ma vie totalement tragique.
Pourquoi avoir choisi de co-réaliser le film ?
Amorosa Soledad est mon premier film en tant que réalisatrice. Je voulais travailler avec une autre personne pour partager mes responsabilités et mes craintes. Hernan Masaluppi (le producteur) m’a présenté Martin Carranza qui avait déjà beaucoup d'expériences de tournages. Il a été premier assistant réalisateur sur plus de vingt films argentins, dont Une nuit avec Sabrina Love ou Les 9 reines. En 2006, il a réalisé son premier court métrage, Puertas Adentro, qui a remporté le Fipreci du meilleur court métrage au Festival de Mar del Plata. Nous avons ainsi commencé à travailler ensemble et le tournage a duré cinq semaines. C'était un petit budget mais travailler sur une comédie détend l'amosphère...










elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours
Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.