J comme... Benoit Jacquot
Présentation
Né le 5 février 1947, à Paris, Benoit Jacquot est l'un des rares cinéastes français qui n'hésite pas à puiser dans un vivier littéraire (Villa Amalia) et théâtral (Luchini ou Clévenot en scène dans Par coeur et Elvire/Jouvet 40...) et dont les films trouvent, souvent, un écho dans un large public comme le soutien de la critique la plus exigeante.
Plus d'informations
Il entre en cinéma dès l'âge de 17 ans, comme assistant de Bernard Borderie sur la série des Angélique, archétype d'un cinéma commercial de grande audience dont il tiendra à demeurer éloigné dès qu'il signera ses propres films, à partir de 1975. L'Assassin musicien, sélectionné à Cannes par la Semaine de la critique, Les Enfants du placard (1977) : ses deux premiers titres se placent sous le signe de l'austérité, dans la ligne de Marguerite Duras dont il fut également l'assistant. Mais il renoue très vite avec un cinéma moins dépouillé, faisant appel à des acteurs renommés, Isabelle Huppert, Vincent Lindon, Danielle Darrieux, Fabrice Luchini, Daniel Auteuil, sans pour autant renoncer à son exigence de qualité, qu'il s'agisse de drames (Les Ailes de la colombe, 1981, Les Mendiants, 1987, Sade, 2000) ou de comédies (Le Septième Ciel, 1997).
Partageant ses activités entre cinéma et télévision, il adapte avec le même appétit grands écrivains (Henry James, Céline, Borgès, Benjamin Constant) et dramaturges (Musset, Marivaux, Koltès), de façon toujours pertinente, sans pour autant négliger des œuvres plus personnelles (L'Intouchable, 2006). Il est particulièrement à l'aise pour découvrir de jeunes actrices presque débutantes, qu'il révèle, comme Judith Godrèche (La Désenchantée, 1990), Virginie Ledoyen (La Fille seule, 1995) ou Isild Le Besco (À tout de suite, 2004).
Il incarne une veine peu fréquentée du cinéma français, où se mêlent culture, intelligence et refus des concessions, bâtissant une œuvre que le public visé suit avec intérêt depuis trois décennies.
Bonus
Ses films à voir sur UniversCiné
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L' Intouchable
Jeune actrice, Jeanne apprend de sa mère, le jour de son anniversaire, que son père est un Indien, rencontré en voyage. Un "Intouchable". Jeanne quitte tout et part le retrouver... Le cinéaste Benoît Jacquot retrouve pour la cinquième fois Isild le Besco (prix d'interprétation au Festival de Venise 2006 pour ce rôle).- 7/10
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A tout de suite
C'est dans les années 70, dans les beaux quartiers, elle a 19 ans. Son amoureux, ce “prince“ de nulle part, elle le comprend "tout de suite", est un bandit. Il vient de commettre un hold-up avec mort d'hommes. Un road movie sombre et flamboyant porté par une Isild Le Besco incandescente.- 8/10
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Tosca
L'opéra de Puccini sous l'oeil d'un cinéaste virtuose de l'adaptation. Trois "Tosca" cohabitent ainsi : l'opéra (en couleurs, en costumes, surgissant sur scène quasiment vide), l'enregistrement de la partition (en noir et blanc, en studio, à Londres) et la "Tosca" à travers les lieux de son histoire (le Palais Farnèse etc), images comme volées à une réalité que l'art a transfiguré.- 8/10
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La Fausse suivante
Une riche jeune fille décide de se travestir en chevalier afin de lier connaissance avec son prétendant. Trompé par le déguisement, il se confie, et lui avoue avoir renoncé à l'amour d'une comtesse pour la dote d'une riche jeune fille qui n'est autre que le chevalier, son nouveau confident...- 8/10
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L' Ecole de la chair
Domination et abandon, adaptation. Une bourgeoise s'éprend d'un jeune homme, prostitué à l'occasion, qu'elle accapare et entretient dans l'élan d'une passion qu'aucun des deux n'arrive à maîtriser. Une intrigante adaptation du roman de Mishima, transposé dans un Paris contemporain, où Vincent Lindon est un travesti. Mais tout le film tourne autour d'un seul être, insaisissable : Isabelle Huppert.- 9/10
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elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours
Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.