K comme... Elia Kazan
Présentation
Né le 7 septembre 1909 à Constantinople, disparu le 28 septembre 2003 à New York, Elia Kazan fut l'un des piliers de la scène théâtrale, co-fondateur de l'Actor's Studio, avant de s'imposer au cinéma dans les années 50, révélant à l'écran le tempérament de star de James Dean (avec A l'est d'Eden), Marlon Brando (avec Un tramway nommé désir, Sur les quais...), Warren Beatty (avec La Fièvre dans le sang)... Son implication dans le maccarthysme fut une trahison dont on lit dans la dernière partie de sa carrière combien elle a pesé.
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Il est considéré comme un des plus grands réalisateurs américains, mais son œuvre est paradoxalement peu abondante : moins de vingt films, ce qui est peu, comparée à d'autres géants, Ford, Hawks ou Vidor.
Grec né en Turquie, émigré dès sa petite enfance aux États-Unis, il représente le rêve américain de l'intégration réussie (le même rêve que poursuit le héros de son America America, 1963, autobiographie transposée). Metteur en scène de théâtre réputé, fondateur de l'Actors Studio, il réalise son premier film en 1945, mais ce n'est qu'en 1951, avec l'adaptation de la pièce de Tennessee Williams Un tramway nommé Désir qu'il remporte un succès mondial. Il y révèle Marlon Brando, avec lequel il tournera immédiatement, les années suivantes, Viva Zapata ! et Sur les quais, comme il avait révélé Jack Palance (Panique dans la rue, 1950) et révèlera plus tard James Dean (À l'est d'Eden, 1955), puis Warren Beatty (La Fièvre dans le sang, 1961).
Homme de gauche, il dénonça en 1952 devant la commission McCarthy ses anciens camarades du Parti communiste et toute son œuvre postérieure portera la trace de cet écartèlement et de cette "trahison". Ce qui ne retire rien à sa puissance lyrique : les émois charnels de Baby Doll (1956, qui connut les assauts de plusieurs censures), la lutte contre un progrès nécessaire mais aveugle (Le Fleuve sauvage, 1960), les amants écrasés par la société puritaine (La Fièvre dans le sang), tous ces titres sont entrés dans la légende du cinéma américain.
Si certains traits sont aujourd'hui datés – la parabole christique de Sur les quais paraît bien lourde, comme le conflit biblique d'À l'est d'Eden -, la beauté lyrique d'America America ou la critique de la société moderne de L'Arrangement (1969) ont gardé toute leur force. Son ultime film, Le Dernier Nabab (1976, avec Robert DeNiro), est littéralement un chant du cygne, en forme de méditation sur un Hollywood disparu. Achevée à 67 ans, sa carrière de cinéaste est en définitive assez courte : mais jusqu'à la fin de sa longue vie, Kazan continuera à écrire romans et scénarios.
Ses films à voir sur UniversCiné
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America, America
Au début du XXe siècle, un jeune Anatolien décide de fuir les persécutions des Turcs et d’émigrer en Amérique, mais son périple est semé d’embûches. Lorsqu'il pose le pied sur cette Terre Promise, tout reste à faire.- 6/10
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Un homme dans la foule
Un vagabond est sélectionné par une émission de télévision et devient animateur vedette. Son ascension fulgurante est brisée par son cynisme qui éclate au grand jour lorsque, pensant être hors antenne, il dit ce qu’il pense d’un sénateur. Ecrite par Budd Schulberg, une très amère critique du rêve américain mise en scène par l'un des plus brillants auteurs de l'Hollywood fifties, Elia Kazan.- 9/10
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Baby Doll
Un aristocrate ruiné vit avec sa femme-enfant dans les restes de sa vaste demeure. Si le mariage est effectif, il n’est pas encore consommé et la « Poupée de chair » est l’objet de bien des convoitises... "Lolita" n'était pas encore là; La pièce de Tennessee Williams fit scandale, le film fut déclaré "satanique" par l'Eglise !- 8/10
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elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours
Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.