D comme... Jacques Doillon
Présentation
L’homme est secret. Ses films parlent pour lui. Né à paris le 15 mars 1944, Doillon a imposé dans les années 1970 et 80 un cinéma âpre, sans concession, pas très loin de la Nouvelle vague sans pourtant en faire partie.
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Après une jeunesse passée dans le XXe arrondissement, il devient assistant-réalisateur puis chef-monteur avant de tourner lui-même quelques courts métrages documentaires. En 1973, il réalise avec le dessinateur Gébé un premier long métrage encore marqué par l'utopie soixante-huitarde, L'An 01, incluant deux séquences signées Alain Resnais et Jean Rouch. Mais c'est en 1974 qu'il fait sensation avec un film en noir et blanc relatant un fait divers, Les Doigts dans la tête, où son regard direct sur la jeunesse laisse éclater son goût pour les mots, les corps et l'alchimie entre les acteurs qui vont constituer sa marque de cinéaste.
Il a ainsi depuis observé l’adolescence féminine et ses souffrances (La Drôlesse, L’Amoureuse, La Fille de quinze ans…), l’adolescence masculine et ses violences (Le Petit criminel, Le jeune Werther, Petits frères…) Il s’est emparé des problèmes du couple, des incapacités à se parler et s’aimer (La Femme qui pleure, Comédie, La Vengeance d’une femme…). Jamais il n’a cessé d’offrir un miroir dérangeant de notre propension à attirer et rejeter l’autre dans un jeu cruel et incessant.
C’est parfois joyeux, parfois insoutenable, souvent entre les deux. Inconfortable comme dans La Pirate (qui fait scandale au Festival de Cannes), ou dans Trop (peu) d’amour, Carrément à l’Ouest, La Fille prodigue...
Parmi ses plus beaux films, La Drôlesse voit le rapprochement d'une enfant et de son jeune ravisseur, jeune homme simple, et Ponette, met en scène une fillette qui doit faire face à la mort de sa mère (autre film qui fit scandale par le dialogue au-delà du naturalisme de sa petite actrice de 4 ans).
A chaque film, Doillon n'aura cessé de tirailler les liens du cœur et les liens du sang, au risque de les voir se rompre. Son cinéma est beau et douloureux, essentiel et indispensable.
Isabelle Danel
Ses films à voir sur UniversCiné
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Le Premier venu
La fille a 20 ans. Elle est issue d'un milieu bourgeois. Elle cherche à donner un peu de lumière et de légèreté à sa vie, qu'elle voit comme inutile. Alors elle décide de donner son amour. Pas au plus séduisant, ni au plus méritant, mais au "premier venu"... Jacques Doillon filme à vif les relations d'un garçon perdu, désemparé dès lors que quelqu'un le regarde vraiment.- 5/10
Voir le film4.99€ -
Carrément à l'ouest
A Paris où l'entraînent ses petites magouilles de fric, Alex va faire une drôle de rencontre avec deux filles : Fred qui n'appartient pas à son milieu et dont il subit tout de suite le charme, et Sylvia, tendre et solitaire. Au jeu des désirs, les uns et les autres succombent, entre pièges amoureux et obstacles prémédités...- 7/10
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Le Petit criminel
Marc, adolescent perturbé, s'ennuie à Sète. Un simple coup de téléphone lui apprend l'existence d'une sœur qu'il ne connaît pas. Emportant un revolver qu'avait trouvé sa mère, il part à sa recherche. Après avoir volé 500 francs dans une parfumerie, il est interpellé par un policier. Marc le menace de son revolver, exigeant qu'il l'aide dans sa quête.- 9/10
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La Vie de famille
Chaque samedi, au grand désespoir de sa femme, Emmanuel retrouve sa fille Elise, fruit d'une première union. Père exigeant et excessif, ses demandes à son égard sont très contradictoires : il est très fier et déçu d'elle. Ce qui est acquis, c'est l'amour de l'un pour l'autre, mais à cause de ça, rien n'est simple...- 8/10
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elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées
Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.