M comme... Karoly Makk
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Dans
la Hongrie des années 50, il fut, avec Marton Keleti et Zoltan
Fabri, un des seuls réalisateurs dont le renom ait passé
les frontières de la démocratie populaire, surtout
grâce au Festival de Cannes, où son quatrième
film, Liliomfi (1955), charmante comédie (demeurée
si célèbre que la télévision hongroise
l'a projetée en 2007, pour saluer la disparition de son
interprète principal Ivan Darvas), fut remarqué.
Malgré
son succès, et celui des Obsédés, qui en
1962, revient de façon lucide sur les problèmes
intérieurs d'un pays éprouvé par l'insurrection
avortée de 1956, ces films de Makk ne furent pas connus hors
des circuits de ciné-club. Et on connaît mal sa
production jusqu'en 1971, où Amour (Szelerem) obtient à
l'unanimité le Prix du Jury de Cannes, et une mention spéciale
pour Lili Darvas et Mari Torocsik, dans le rôle de deux femmes
au cœur de la tempête des années difficiles.
Il
revient au Festival en 1974, avec Jeux de chats, qui sera
retenu pour l'Oscar du film étranger, puis en 1978, avec Une
nuit très morale, et de nouveau en 1982 avec Un autre
regard (Prix d'interprétation féminine pour Jadviga
Jankowska-Cieslak), qui aborde frontalement le sujet longtemps tabou,
dans les pays de l'Est, de l'homosexualité – l'amour
d'une journaliste et d'une femme d'officier en plein stalinisme avait
encore, en 1982, une valeur transgressive extrême.
Enfin, en
1987, Le Dernier Manuscrit clôt la relation entretenue
pendant plus de vingt ans entre Makk et le Festival de Cannes : aucun
autre réalisateur hongrois ne connut autant de sélections.
Plus récemment, c'est en Grande-Bretagne qu'il est venu
tourner The Gambler (1997), remarquable évocation de la
façon dont Dostoievski, acculé par les dettes, fut
contraint d'écrire son roman Le Joueur.
Toujours actif
malgré son âge, le réalisateur a retrouvé
en 2003 ses anciens interprètes, Ivan Darvas et Mari Torocsik,
pour Un long week-end à Pest et Buda. C'est grâce
aux DVD que l'importance de Karoly Makk peut aujourd'hui être
appréciée, puisqu'aucun de ses films ne connut
apparemment d'exploitation française en salles.
Lucien Logette
Ses films à voir sur UniversCiné
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Amour
Deux femmes, deux générations, liées par l’amour commun qu’elles vouent pour le même homme. L'une, Luca, est professeur et attend avec fidélité son mari, prisonnier à la suite des événements révolutionnaires de 56. L'autre femme est une vieille dame mourante qui est la mère de ce mari absent. Un film fort et pudique qui remporta le Grand prix du Jury au Festival de Cannes 1971.- 8/10
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elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées
Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.