D comme... Michel Drach
Présentation
Cousin de Jean-Pierre Melville, Michel Drach n'a pas 17 ans qu'il est déja stagiaire sur le tournage du Silence de la mer...
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Dans la foulée, abandonnant ses études aux Beaux-Arts, il devient assistant du réalisateur (avec Claude Pinoteau, le futur réalisateur de La Boum) sur Les Enfants terribles. Mais Michel Drach va rapidement voler de ses propres ailes et son premier long métrage, On n'enterre pas le dimanche est récompensé par le Prix Louis Delluc. Il a 30 ans.
Avec l'actrice Marie-Nat, qu'il épouse en 1964, il entame une collaboration qui devient de plus en plus fructueuse.
Amélie ou le temps d'aimer connait des difficultés de diffusion mais la critique souligne la qualité d'un film hors des normes commerciales. Après quelques divertissements (La Bonne occase, Safari diamants), le couple se lance dans l'adaptation d' Elise ou la vraie vie, récit fortement engagé qui traite d'un problème encore brûlant en 1970 de cohabitation entre Algériens et Français.
Michel Drach a lu le roman de Claire Etcherelli avant qu'il n'obtienne le prix Femina et décide de le mettre en scène. Pour cela, il vend son appartement afin de le coproduire, avec l'aide du centre du cinama algérien. Le film reste l'un des plus représentatifs de la carrière du cinéaste et de la comédienne. Ensemble, ils trouvent bientôt une consécration avec le triomphe public et critique des Violons du bal, selectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 1974 et qui vaut à Marie-José Nat un prix d'interprétation féminine.
Le cinéaste profite du succès pour livrer un film autobiographique (Parlez moi d'amour) et, après un suspense psychologique (Le Passé simple avec Victor Lanoux et Marie-José Nat), il se lance de nouveau dans un film polémique Le Pull over rouge (1979) qui secoue le public par son plaidoyer contre la peine de mort en évoquant une affaire judiciaire qui était encore dans la mémoire de tous, et à une époque où la guillotine était en vigueur.
Pour Guy de Maupassant (1982) il réunit une distribution prestigieuse autour de Claude Brasseur (Simone Signoret, Miou Miou...). C'est son dernier film vraiment personnel et ambitieux.
En 1986, il adapte un médiocre roman de circonstance sur le problème du cancer, Sauve toi Lola, où l'on retient l'apparition surprenante de Jeanne Moreau, puis en 1987, une comédie anodine avec Guy Bedos, Il est génial, papy !
Michel Drach meurt à Neuilly-sur-Seine le 14 février 1990 à l'age de 60 ans.
Ses films à voir sur UniversCiné
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Parlez-moi d'amour
Après l'évocation de sa petite enfance sous l'occupation dans "Les Violons du bal", Michel Drach retrace les premiers émois amoureux de son adolescence dans le Paris de la fin des années 50. Dans un second rôle très remarqué, l'humoriste Zouc irradie d'une présence étrange et lunaire un récit placé sous le signe des souvenirs, tendres et fondateurs d'une éducation sentimentale.- 5/10
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Les Violons du bal
Pendant dix ans, Michel Drach a cherché à réaliser un film sur son enfance. Sur ces instants où il se découvre différent : juif, fuyant la persécution nazie. Mais aucun producteur ne veut de ce film-là. Le cinéaste s'obstine. Et ses images autobiographiques surgissent dans son présent. Ainsi nait ce film mélangé, où l'acte de création est dévoilé en même temps que son accomplissement.- 7/10
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Elise ou la vraie vie
Une passion dans la France à peine sortie du traumatisme de la guerre d'Algérie. Elise, provinciale montée à Paris, rencontre dans son usine un Algérien, membre du FLN. Avec l'amour, elle découvre le racisme, l'injustice et l'incompréhension de sa propre famille. L'un des grands rôles de Marie-José Nat pour un film qui fut interdit et provoqua les débats dans la France du début des années 70.- 10/10
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Amélie ou le temps d'aimer
Le XIXe siècle s'éteint mais Amélie, jeune orpheline montée à Paris, ne vit que dans un seul temps, celui de son amour exclusif pour Alain, son cousin, auprès de qui elle a grandi au Mont Saint-Michel. Mais lui se sent prisonnier de l'île et ne rêve que d'être en mer, jusqu'au jour où une coquette "étrangère" le séduit et provoque la lente agonie silencieuse d'Amélie, rongée de langueur mélancolique. Le deuxième film de Michel Drach, auteur de "Elise ou la vraie vie"- 8/10
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On n'enterre pas le dimanche
Prix Louis Delluc 1959. Sur fond de jazz, la dérive d'un jeune Martiniquais à Paris conduit à commettre un crime. Le premier long-métrage de Michel Drach, auteur du "Pull over rouge", qui adapte une série noire sous l'angle sensible du portrait d'un homme perdu dans une société qui le rejette.- 5/10
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elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées
Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.