B comme...  Sergueï Bodrov

Présentation

Né le 28 Juin 1948 à Khabarovsk (Russie), Sergueï Bodrov (ou Sergei Bodrov) commence par étudier les sciences pendant deux ans, avant d’intégrer en 1971, la première école de cinéma de Russie, la VGIK, et d’y apprendre le métier de scénariste.

 

 

Plus d'informations

Après l’obtention de ce diplôme, il travaille comme correspondant spécial pour le magasine Krokodil. En alternance avec son travail de journaliste, il écrit plusieurs scénarios puis passe à la mise en scène en 1984  avec Sladkij sok vnutri travy (Le Jus de l'herbe a un goût de miel), inédit en France. Projeté au Festival de La Rochelle, le cinéaste le présentait ansi : " C'est l'histoire d'amour d'une jeune fille de 14 ans. Lorsque le film fut terminé, j'eus un problème avec la censure, parce que je montrais des scènes tournées dans un hôpital militaire, où l'on voyait des soldats blessés pendant la guerre d'Afganistan - la "guerre inconnue" - pour les soviétiques. Mon nom fut retiré du générique.."

Bodrov enchaîne ensuite avec plusieurs films tournés en Russie dont Les Amateurs (Amateurs) (1985) mais les cinéphiles français ne le découvrent qu'avec La Liberté, c'est le paradis (1989), puis Bely korol, krasnaya koroleva (Roi blanc, dame rouge) (1992) avec André Dussollier, qui reçoit un accueil beaucoup plus réservé

En 1996, Le Prisonnier du Caucase (Kavkazskij plennik) triomphe, nommé aux Oscar et aux Golden Globe dans la catégorie meilleur film étranger, recevant également, le prix du meilleur film au festival de San Diego.

Cette reconnaissance lui ouvre les portes des studios hollywoodiens pour qui il signe un film d'aventures grand public Crinière au vent, une âme indomptable (Running Free, 1999).

Parallèllement à son travail de réalisateur, il continue de signer des scénarios dans son pays et à l’étranger comme ceux de Somebody to love (1994) de Alexandre Rockwell ou encore Est-Ouest (1999) de Régis Wargnier, dans lequel joue son propre fils Sergueï Bodrov Jr, depuis disparu.

Aux Etats-Unis, il signe un surprenant film noir The Quickie (2000) puis tourne Nomad (2004, une épopée dans le Kazakhstan du 18ème siècle, où sont crédités deux autres réalisateurs dont Ivan Passer. Curieuse aventure : avec son énorme budget de 40 millions de dollars, ce dernier film est né de la volonté du Président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, de créer un antidote cinématographique à Borat, la comédie de Larry Charles qui lui semblait insulter son pays. Le résultat est à la fois spectaculaire et sans âme. Mais c'est sans doute cette réalisation qui permet au cinéaste de poursuivre dans la même veine, en 2007, avec Mongol, retraçant le destin de Gengis Khan.

UniversCinŽ maintenant disponible sur FreeboxTV, tablette et smartphone android, mac et pc et TV connectŽe

En ce moment

  • festival

    Festival de Cannes

    Cannes 2013 — la Semaine de la critique illuminée par "Suzanne"

    Révélée à Cannes avec son premier long, Un poison violent, la jeune cinéaste revient dès le deuxième, offrant le portrait d'une jeune fille, la Suzanne du titre —Sara Forestier—, autour de son père et de sa soeur —François Damiens et Adèle Haenel. Elle évoque avec nous Pialat (et l'autre Suzanne, celle d'A nos amours), l'indépendance et la rage pour parvenir à réaliser des films aujourd'hui.

    lire la suite

Restez connectés sur UniversCiné

Newsletter

Top

Top des ventes

  • 1 Tabou

    de Miguel Gomes
    à partir de 4.99€
    Tabou
  • 2 Les Invisibles

    de Sébastien Lifshitz
    à partir de 4.99€
  • 3 Foxfire

    de Laurent Cantet
    à partir de 4.99€
  • 4 The Master

    de Paul Thomas Anderson
    à partir de 4.99€
  • 5 Touristes

    de Ben Wheatley
    à partir de 4.99€

Communauté

Faites votre cinéma

  • tanguys au sujet de : Tabou

      6/10

    dommage... c’est en 4:3 et non en 16:9...