W comme... Wim Wenders
Présentation
Né le 14 août 1945 à Düsseldorf, en Allemagne, Wim Wenders s'est rapidement imposé comme un cinéaste de l'errance. Voyages cosmopolites toujours nourris d'une réflexion sans cesse renouvelée sur la portée de nos regards.....
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Parmi les cinéastes de la Nouvelle Vague allemande apparue autour de 1970, Herzog, Schloendorff, Fassbinder, il était le plus fasciné par les mythologies américaines, ce qui explique son aisance à se faire une place dans le cinéma hollywoodien au début des années 80 puis, de nouveau, au tournant du siècle. Sans engagement politique apparent (il ne participa pas au film collectif L'Allemagne en automne en 1978), il exprima pourtant parfaitement, en liaison avec l'écrivain Peter Handke dans ses premiers films, un moment de la société allemande, avec sa trilogie de la dérive : Alice dans les villes, 1974, Faux mouvement, 1975, Au fil du temps, 1976, dotant d'une dimension métaphysique spécifique le road-movie à l'américaine.
Après une première expérience difficile aux États-Unis (Hammett, 1982), la réussite de Paris, Texas, Palme d'or à Cannes en 1984, lui donne la liberté de tourner où et comme il le désire, au Japon (Tokyo-Ga, 1985), à Berlin (Les Ailes du désir, 1987), à Paris (Carnets de notes sur vêtements et villes, 1989), en Australie (Jusqu'au bout du monde, 1991).
Ce cosmopolitisme trouve ses limites, dans la mesure où ses interrogations ne s'appuient plus sur une réalité précise, comme dans ses premiers films allemands, mais semblent se perdre dans une aventure solitaire que le public suit avec moins d'intérêt : la trop grande ambition de Jusqu'au bout du monde se conclut sur un échec, comme Si loin, si proche (1993), complément mal perçu aux Ailes du désir.
Ce n'est qu'en retrouvant une inspiration plus intime - la simplicité du retour aux sources de Lisbon Story (1994), l'évocation amusée des premiers inventeurs du cinéma (Les Lumière de Berlin, 1995) - que le réalisateur redevient lui-même.
Depuis 1995, il ne tourne plus qu'aux États-Unis, creusant une veine personnelle au cœur du système hollywoodien (The End of Violence, 1997, Land of Plenty, 2004), approfondissant sa réflexion sur un monde dans lequel la technologie des nouvelles images ne peut qu'accentuer le sentiment de perte du réel : c'est pour échapper à l'irréalité du Spectacle que le héros de Don't Come Knocking (2005) fuit pour rechercher ses propres traces ou que le photographe de Palermo Shooting (2008) va traquer la mort.
Si les temps ont changé, il n'y a pas de rupture profonde entre le réalisateur allemand tournant sans budget des films en noir & blanc et le cinéaste américain devenu un habitué des plus grands festivals. Parallèlement à ses films de fiction, Wenders a élaboré une œuvre documentaire remarquable, inaugurée par le filmage des derniers instants de Nicholas Ray (Nick's Movie, 1980) et dont The Soul of a Man (2003), enquête sur les chanteurs de blues du Sud des USA (après un justement célébré Buena Vista Social Club, 1999, qui a apporté un éclairage triomphal sur des musiciens cubains oubliés) constitue provisoirement le dernier volet.
Lucien Logette
Ses films à voir sur UniversCiné
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Buena Vista Social Club
En Mars 1996. La firme de disques World Circuit organise un voyage à La Havane pour faire des enregistrements. Il ne faudra que quinze jours pour enregistrer trois albums en compagnie du guitariste américain Ry Cooder. L'aventure devient un événement mondial et l'album, un succès planétaire. Lorsqu'il retourne à Cuba, deux ans après, le guitariste Ry Cooder invite Wim Wenders à l'accompagner...- 6/10
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Les Lumière de Berlin
Evocation de l'invention du cinéma à Berlin, à travers l'histoire des frères Skladanowsky, les "frères Lumière allemands". Le film a été tourné en grande partie sur une caméra à manivelle de l'époque du muet, dans la tradition du slapstick.- 6/10
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Lisbonne story
Phillip Winter, ingénieur du son, part à Lisbonne rejoindre un ami réalisateur qui a besoin de son aide sur un tournage, mais à son arrivée, ce dernier est introuvable. Il ne parvient à mettre la main que sur un film muet inachevé, tourné dans les rues de Lisbonne. En attendant son retour, Phillip décide alors de commencer à mettre du son sur le sur les images tournées...- 4/10
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Carnet de notes sur vêtements et villes
Wim Wenders filme et observe le couturier japonais Yohji Yamamoto. "Dans une seule veste de Yohji, il y a toute l'histoire de la veste... Mais le plus bouleversant pour moi fut de trouver des similitudes frappantes entre nos deux métiers. Ce que j'ai filmé de son travail ne diffère pas tellement de ce que je fais, moi, sur un plateau."- 7/10
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Tokyo-ga
Tout en nous promenant dans les salles de Pachinko, dans les stands d'entraînement de golf, dans les cimetières où les enfants jouent au base-ball et des squares où des adolescents dansent le rock, l'auteur de "Paris, Texas" parle du réalisateur japonais Yasujiro Ozu, célébré pour "Voyage à Tokyo" et "Le Goût du saké".- 9/10
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Chambre 666
Pendant le Festival de Cannes de 1982, Wim Wenders demande à plusieurs réalisateurs de nationalité différente, de se filmer seuls dans une chambre d'hôtel et de répondre à un questionnaire sur le futur du cinéma. Godard, Antonioni, Fassbinder... Ils sont une dizaine à se prêter au jeu et chacun envisage l'avenir avec regard critique certain.- 6/10
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L' Etat des choses
Au Portugal, dans un hôtel dévasté par une tempête, une équipe de cinéma tourne "The Survivors", le remake d'un film de science-fiction des années cinquante. Mais le producteur disparaît soudain sans laisser d'argent, et le tournage doit être arrêté. La consternation fait place au désœuvrement, puis a l'attente...- 8/10
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Nick's movie
Avril 1979. Le cinéaste Wim Wenders se rend à New York chez le réalisateur Nicholas Ray. Atteint d'un cancer dont il mourra le 16 juin suivant, ce dernier souhaite faire un dernier film avec son ami. Ce long métrage est avant tout pour lui une forme de testament...- 7/10
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L' Ami américain
Une forte somme d'argent, un crime à exécuter mais Ripley, le héros de Patricia Higsmith et son univers trouble deviennent surtout, sous le regard du cinéaste de "Au fil du temps", l'occasion d'un voyage au bout de soi-même à travers une Europe dont on traverse les villes comme on visite la carcasse d'une épave. Wenders filme l'attente et la peur comme d'éternelles quêtes d'identité...- 9/10
- Interdit aux - de 12 ans
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Faux Mouvement
Goethe (librement) revu et corrigé par Peter Handke, le dramaturge le plus provocant de l'Allemagne des années 70, et par le jeune Wenders. "Les années d'apprentissage de Wilhelm Meister" deviennent ainsi les 6 jours de la vie d’un jeune homme qui, vivant sous l’emprise d’une mère oppressante, se décide à partir à Bonn avec l’envie de devenir écrivain. Dans le train, les rencontres commencent...- 6/10
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Au fil du temps
Juke-box, cinémas, routes et ciels d'Allemagne... Le voyage de deux hommes dans un camion, filmés "en noir et blanc/cadrage 1:66". Elégie pour un cinéma humain. Après "Alice dans les villes" et avant "Paris, Texas", le film qui imposa définitivement Wenders. Un manifeste intime, poétique et voyageur, où le cinéma se fond avec la vie.- 9/10
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Alice dans les villes
Un jeune journaliste allemand en reportage aux Etats-Unis est bloqué dans un aéroport en grève. Une femme dans la même situation lui confie sa fillette, Alice. Elle doit les rejoindre a Amsterdam. Au lieu de rendez-vous, aucune trace de la jeune femme...- 7/10
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La Lettre écarlate
Parce qu'elle a trompé son mari, Hester Prynne a été condamnée, par la société puritaine de la Nouvelle Angleterre au 17e siècle, à porter sur sa robe la lettre écarlate "A" d'adultère. Pour les villageois, hantés par le souvenir des "sorcières", cette femme est considérée comme le diable, depuis qu'elle élève sa fille, fruit "illégitime".- 4/10
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elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées
Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.