"Dans notre famille, tout passe par la boxe"
La réalisatrice évoque le tournage de son premier long-métrage comme une épreuve sportive, à l'image de sa propre vie. Pour la majorité des extérieurs, le club de boxe et le gymnase, le tournage s’est déroulé dans mon fief : Vitry, Ivry-sur-Seine, Thiais. On habite tous là depuis quatre générations ! Toute ma famille fait de la figuration dans le film. Les autres figurants, je les dois à ma mère qui a fait venir tout son carnet d’adresse de boxe.
Magaly Richard-Serrano, entre combats et cinéma
Deux titres de championne de France de boxe, un bac A3 cinéma et une licence d’histoire de l’art en poche, Magaly Richard-Serrano réalise trois court-métrages entre 1993 et 2000 « Papa a Tué un Ange », « Va Voir Ici, Viens Voir Ailleurs » et « Romantique ta Mère ! ». Elle intégrera l’Atelier Scénario de la Femis en 2000, deviendra scénariste pour la télévision et avant de s'atteler l’écriture de son premier long-métrage "Dans les cordes".
" Un film intelligemment sportif, qui se sert à la fois de ses
poings, de ses pieds et de sa tête pour porter au spectateur quelques
coups précis et élégants.
(...) on y retrouve avec grand plaisir Richard Anconina dans un des rôles principaux et qu’il y a lieu de s’en réjouir, tant on a privé
cet acteur d’occasions véritables de démontrer son talent, qui est grand.
(…) Sur la passion du sport et la promiscuité familiale, sur la solidarité d’un groupe et l’esprit de compétition, sur la fatalité des origines et la volonté de s’en sortir, sur les raisons enfin de se souvenir d’où l’on vient et sur la nécessité de partir sans nécessairement trahir, sur tout cela des choses très justes, manifestement observées et vécues, sont dites, à commencer par la manière de passer en souplesse de la boxe au cinéma."
Jacques Mandelbaum, Le Monde
" Le corps physiquement et moralement cabossé d’Angie est au coeur du film. Une jeune comédienne au visage et au jeu aiguisés comme une lame, Louise Szpindel, parvient à faire des doutes du personnage un périple intérieur sur des vérités qui se dérobent : celle dissimulée par ce père qui ne sait pas parler et cette mère qui ne peut plus se taire. Mais aussi la vérité qu’elle se dissimule à elle-même et
qu’elle parviendra à éclairer jour après jour, poing par poing."
Pierre Murat, Télérama