Antony Cordier : "Chercher toutes les formes de bonheur..."
Le réalisateur se défend d'avoir tourné une chronique naturaliste sur l'adolescence ou encore un "film social". Son point de depart : la notion de sacrifice ancrée dans le monde ouvrier. "Je voulais voir, dit-il, jusqu'où pouvait nous mener cette logique, dans tous les domaines, et en particulier celui du coeur."
Antony Cordier : "Faire du sport et l'amour..."
Le cinéaste explique comment dans son premier film, le sport s'inscrit notamment comme une métaphore de la sexualité.
Portrait du cinéaste à l'entraînement.
Du rugby (tradition sportive familiale) au judo que pratiquent les adolescent de "Douches froides", le sport traverse la vie et le premier film d'Antony Cordier. On y apprend à donner et à recevoir les coups.
Une lumière de film taïwanais pour des acteurs de la rue...
Le réalisateur de "Douches froides" évoque la lumière du film taiwanais "Blue Gate Crossing" et son choix de mêler acteurs professionnels et jeunes garçons venus de la rue.
"Si ce film fait l'effet d'une claque stimulante, c'est à la fois parce
que son jeune auteur, Antony Cordier, capte cette force brute avec une foi
intacte et qu'il adopte pour ce faire une approche actuelle, personnelle,
autant que radicalement matérialiste. La jeunesse, en effet, est moins son
sujet qu'une matière première incandescente et malléable dont l'intéressent en
premier lieu les propriétés mutantes. Avec une grande précision et une
sensualité inouïe, il embrasse les corps qui se transforment, que ceux-ci
soient ceux, individuels, de ses personnages, ou ceux, collectifs,
temporairement formés par toutes sortes d'assemblages physiques."
Isabelle Regnier, Le Monde
« Des scènes très fortes et très sensuelles
dont je me souviens encore avec précision. En 2000, je faisais partie du jury
du Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand et nous avions primé le premier
documentaire d'Antony Cordier, Beau comme un camion. »
Solveig Anspach, Universcine