" Quid de l'intello-bourgeois-juif-new-yorkais ?
Woody Allen a rangé tout ça au fond du placard pour se lancer dans la
fabrication de cookies. Ses détracteurs - si, si, il en existe - ont souvent
trouvé sa mise en boîte de la bourgeoisie new-yorkaise un peu artificielle et
faussement impudique. Avec Escrocs mais pas trop, Woody les prend au mot : vous voulez de la plèbe,
du mauvais genre, de la junk food ? OK, vous allez voir ce que vous allez
voir... Les vingt premières minutes sur la catastrophe annoncée du cambriolage
qui vire au triomphe inespéré valent vraiment le détour. On a largement de
quoi se muscler les zygomatiques.
Un second film commence ensuite sur l'opulence pharaonique des nouveaux nababs
du cookie. Les Winkler pataugent dans le mauvais goût. Mauvais goût bien
relatif, car on est toujours le ringard de quelqu'un. Escrocs mais pas trop,
c'est, par instants, Le Goût des autres à l'américaine. En résolument plus farceur
et moins socioculturel. "
Jacques Morice, Télérama
" Burlesque puis virtuose, une petite comédie servie par un quatuor irrésistible et finalement teintée d´une délicate amertume."
Thomas Sotinel, Le Monde
"... ce Woody Allen 2000 est certainement l'un des plus amusants qu'il ait réalisé depuis longtemps."
Didier Péron, Libération