" Esther Kahn est un thriller. Un film d'une tension énorme, un
suspense d'autant plus efficace qu'on ne sait pas à quoi il tient. Ou
alors si : à ce qui fait le plus peur, la liberté."
Jean-Michel Frodon, Le Monde
" Le théâtre agit sur
Esther comme le rock, le cinéma ou l'art pré-colombien sur d'autres
individus en d'autres temps : quiconque entretient une relation
puissante à une discipline artistique connait le choc des premières
fois, l'effet deuxième naissance. (...) Toutes les vieilles lunes
sur le métier de comédien et l'école de la vie vont se retrouver
concentrées et surchauffées à leur point maximal d'incandescence dans
un finale extraordinaire, une première d'Hedda Gabler
transformée en un fantastique suspense existentiel et dramaturgique.
Toutes les contradictions d'Esther vont s'entrechoquer et fusionner
dans la marmite à cristallisation de la première théâtrale, le tout à
travers le prisme d'un filmage nerveux qui ne loupe rien et saisit tout
à la volée. Esther tiendra là sa vengeance .
En partant d'un texte
et réaproprié pour filmer ses motifs et thèmes de toujours : l'étrangeté
de l'Autre, le lien compliqué entre l'individu et le monde, les
rapports de rivalité, la brutalité de l'initiation et de l'examen de
passage, la sortie de l'adolescence, la spéléologie féminine. On
reconnaît aisément en Esther Kahn une petite sœur de l'Esther et du
Dedalus de Comment je me suis disputé, du jeune héros de La Sentinelle..."
Serge Kaganski, Les Inrockuptibles