A la place du coeur
Réalisation
Acteurs
Avec Jean-Pierre Darroussin, Ariane Ascaride, Laure Raoust, Alexandre Ogou, Christine Brücher, Jacques Boudet, Patrick Bonnel, Pierre Banderet, Véronique Balme, Hélène Surgère, Laëtitia Pesenti, Gérard Meylan, Jacques PieillerPitch
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Acteurs :
- : Joël
- : Marianne
- : Clim
- : Bébé
- : Francine
- : Monsieur Levy
- : Jaime
- : Monsieur d'Assas
- : Soeurette
- : la marchande
- : l'institutrice
- : Franck
- : le flic
Equipe du film :
- : Robert Guédiguian
- : Robert Guédiguian
- : Jean-Louis Milesi
- : James Baldwin
- : Bernard Cavalié
- : Laurent Lafran
- : Michel Vandestien
- : Bernard Sasia
- : Gilles Sandoz
- : Malek Hamzaoui
- : Agat Films & Cie
Dates :
- : 09/12/98
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Le Monde
" Du cinéma bien de face, avec les mots pour dire ce qu'ils veulent dire et les histoires pour conter ce qu'on a sur le coeur, justement, de colère et de tendresse, de fidélité, et de curiosité malgré tout pour le lendemain."
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Libération
" Entre Fassbinder et Cocteau, un territoire inconnu, mélodramatique et magique, restait encore à occuper. Guédiguian s'y installe tranquillement, sans pathos, sans emphase, avec une discrétion remarquable en ces temps de marchandage esthétique (...) Qui oserait aujourd'hui, comme Guédiguian,se coltiner la représentation courante de la passion, de l'injustice, de l'amitié, du bonheur, pour en détourner les codes narratifs au profit du délire esthétique le plus personnel et le plus lyrique ? On pressent les objections : schématisme fictionnel, irréalisme psychologique, paranoïa institutionnelle, religiosité du politique... Mais Sirk ou Pasolini osaient bien plus, hier. La simplification de la fiction est une belle folie, en ces temps de cannibalisme émotionnel et de grisaille bavarde.
Si on y réfléchit à deux fois, un film ne vaut jamais que le risque auquel il se brûle. Risque du ridicule, de la poésie, de la littérature. Risque du cinéma surtout, cette forme d'expression désuète qui se proposait de surpasser les autres arts en mixant chacune de leurs audaces respectives, sans avoir peur de la pure beauté des paysages (Ford) ou du lyrisme des dialogues (Renoir). Sirk, Pasolini, Fassbinder, Cocteau, Ford, Renoir, on aurait pu craindre le maniérisme cinéphilique ou le cinéma d'école. C'est étrangement le contraire, tant ces contrastes dansés entre deux visages filmésde trop près et deux villes surprises de loin étincellent d'une espèce de nuit solaire.
A la place du coeur donne à deux gamins amoureux des larmes pour tout dialogue et des nuages pour tout décor. Enfance irrationnelle d'un cinéma sentimental, pulsionnel, instinctif...."

























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