Films

À ma soeur !

Réalisation

De Catherine Breillat - France - 2000 - 1h33min

Pitch

Anaïs a douze ans, elle porte le poids du monde. Son corps, c'est à la fois la citadelle de sa douleur et une forteresse. Tapie à l'abri, ou laissée pour compte, elle observe. C'est l'été, la mer, les vacances en famille. Les amours de vacances et l'apprentissage du premier amour, qu'Anaïs va faire par procuration. Elle observe sa sœur ainée, Elena, aimée ( et haïe ). Elena, quinze ans et la beauté du diable. Ni plus futile, ni plus bête que sa sœur cadette, mais qui ne peut pas comprendre qu'elle n'est qu'un objet du désir. Et qu'en tant qu'objet elle ne peut que se faire prendre. Ou avoir. D'ailleurs, il s'agit de cela, la perte de la virginité des filles. Et qui ouvre la porte au drame, cet été-là...

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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Ils en parlent

  • aden

    aden

    "C'est rude. Ce n'est pas plaisant, et ce n'est pas fait pour. C'est aussi pour ça que la réalisatrice a une place tout à fait importante dans notre cinéma."

    Philippe Piazzo, aden
  • Le Monde

    Le Monde

    "Une tentative sans complexe de confronter les ombres de la personnalité et les puissances de la fiction de cinéma. Puisque, comme tous les grands films, A ma sœur ! est, aussi, un film sur le cinéma."

    Jean-Michel Frodon, Le Monde
  • Télérama

    Télérama

    " Avant le film, on aime le titre, avec son point d'exclamation. A ma soeur ! comme une dédicace aimante et viscérale, un message personnel, mais aussi bien comme un bras d'honneur à l'adresse du reste du monde. C'est tout Catherine Breillat, ce point d'exclamation. Le même que dans Parfait amour ! Celui qu'il faudrait ajouter à presque tous ses titres, au bord de la rage (...) Cette ponctuation sonne comme le manifeste d'une cinéaste non réconciliée, toujours en embuscade, contre les autres et contre elle-même. Romance, son précédent film, évoquait dans un style presque abstrait le passage d'une femme au-delà des règles et des tabous sexuels fixés par les hommes, à leur seul profit. A ma soeur ! reprend la question plus en amont, à l'âge crucial des premières fois, mais aussi d'une manière beaucoup plus concrète (...) Il n'y a presque que des scènes décisives dans A ma soeur !, certaines anormalement longues, et pas ou peu de liant entre elles.

    Très vite, on est ainsi dans le sanctuaire du film. C'est-à-dire dans la chambre des deux soeurs, la nuit même où Elena reçoit en cachette Fernando, l'étudiant italien qui deviendra son premier amant (...) Pour rendre plus nettes les trajectoires relatives des deux filles, Breillat n'hésite pas à charger la barque de personnages dits secondaires. Ce qu'elle perd en nuances, elle le gagne en humour incendiaire. Avec ce Fernando en rut, concentré de roublardise macho. Mais aussi avec les parents d'Anaïs et d'Elena, insupportables et défaillants (...) A ce degré d'antipathie tous azimuts, le film tient vraiment du jeu de massacre. L'épilogue, très spectaculaire et très surprenant, rendra explicite cette vérité latente. Le conformisme ­ familial, sexuel, sentimental ­ est mortel, pour Catherine Breillat. Littéralement."

    Louis Guichard, Télérama

Vous en parlez

A propos de

  • Catherine Breillat

    Elle écrit son premier roman à 16 ans, L'homme facile... publié et aussitôt interdit aux moins de 21 ans ! Nous sommes en 1968 et Catherine Breillat...

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À ma soeur !

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  • windows
  • mac
  •  (0.8 GB)

Notes

7/10

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