Films

Adieu

Réalisation

De Arnaud Des Pallières - France - 2004 - 2h04min

Acteurs

Avec Laurent Lucas, Michael Lonsdale, Olivier Gourmet, Axel Bogousslavsky, Mohamed Rouabhi, Aurore Clément, Jacques Dacqmine, Thierry Bosc, Laurent Arnal, Carlo Brandt, Karole Rocher, Jacques-François Zeller

Pitch

Menacé en Algérie, Ismaël émigre en France. Il raconte son parcours clandestin sous la forme d'un conte biblique, l'histoire de Jonas dans la baleine... Ailleurs en France, un vieil agriculteur perd son plus jeune fils. Ses trois enfants l'aident à traverser l'épreuve des funérailles, mais ne l'empêche pas de sombrer dans la mélancolie... Deux histoires d'adieux qui ne se rencontrent pas.

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Acteurs :

  • : Chrétien
  • : Serge
  • : François
  • : Paul
  • : Ismaël
  • : Dora
  • : le médecin
  • : le prêtre
  • : le client
  • : l'amant de Dora/le passeur
  • : Servanne
  • : le vieux prêtre

Equipe du film :

  • : Julien Hirsch
  • : Nathalie du Roscoät
  • : Arnaud Des Pallières
  • : Thierry Machuel
  • : Martin Wheeler
  • : Olivier Mauvezin
  • : Arnaud Des Pallières
  • : Arnaud Des Pallières
  • : François Girard
  • : Jean-Pierre Duret
  • : Arnaud Des Pallières
  • : Arte France Cinéma
  • : Les Films d'Ici
  • : Shellac

Dates :

  • : 08/09/2004

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

Bandes annonces et photos

Bonus

Ils en parlent

  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    "... des Pallières est avant tout un styliste, voire un esthète. Comme le camion et les plans sublimes de ce camion ­ un modèle de documentaire industriel ­, le film est élaboré avec une extrême rigueur. Outre l'alternance régulière des registres, des niveaux narratifs, réglée comme du papier à musique, il y a un travail tout aussi bluffant sur le son. Sur ce plan, et bien d'autres, des Pallières montre clairement comment la modernité godardienne peut nourrir des fictions classiques.

    A l'instar du cinéaste suisse, qui musicalise le cinéma en subordonnant des blocs narratifs à une composition sonore, des Pallières joue hardiment au bonneteau avec sons et images, shuntant par-ci, coupant abruptement par-là. De sorte que, au-delà du matériau socio-romanesque, au-delà de la présence singulière et du grain des voix d'acteurs plus ou moins rares (au cinéma) comme Axel Bogousslavsky (jamais revu depuis Les Enfants de Duras) ou Michael Lonsdale, Adieu est en même temps une savante construction dont l'agencement et la pureté formelle peuvent susciter la même admiration que l'œuvre d'un designer inspiré."

    Vincent Ostria, Les Inrockuptibles
  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " Aussi aride que beau, aussi beau qu'inégal, Adieu, second long-métrage d'Arnaud Des Pallières est un film à part comme le cinéma français en produit peu."

    Emmanuel Burdeau, Cahiers du Cinéma
  • Première

    Première

    " l'essentiel réside dans la composition des plans, l'organisation de l'espace, le son, bref la forme. Les thèmes (l'exil, la frontière, les origines) s'inscrivent au coeur du travail sensible de la mise en scène.
    A ce titre un film riche."

    Olivier de Bruyn, Première
  • Télérama

    Télérama

    "... La caméra de Julien Hirsch saisit tantôt les personnages à bras-le-corps, tantôt les capte à la dérobée. Leur statut est incertain. Certains ont leur moment, grave (Thierry Bosc en curé à la Bernanos, secrètement ravagé par le doute), ou voulu léger (Olivier Gourmet détaillant ses modèles de caleçon pour un client pressé).
    Un détail trivial (Michael Lonsdale, le père quasi mourant, est tombé dans la boue de sa porcherie) vient briser l'envolée mystique. Tous sont en quelque manière dépassés par un fatum, que le cinéaste épouse du regard. Et quand le spectateur croit tenir des repères dans cette histoire de famille, Arnaud des Pallières le ramène à la piste parallèle lancée au début : le périple d'un immigré clandestin venu d'Algérie, fait d'actualité conté comme une légende biblique..."

    François Gorin, Télérama
  • L'Humanité

    L'Humanité

    "... voir que cette éclatante maîtrise des formes entrelaçant les destinées d’une famille terrienne en deuil, d’un étranger fuyant son pays dans les mains des fous de Dieu et d’un prêtre dont la foi vacille, loin d’être étalage de savoir-filmer, est un éclairage sur le travail. Un film, comme ce camion, est le fruit d’un montage. Conception calculée au millimètre près, agencement des images et des bruits, des voix, de la musique, il sera aussi celui que les spectateurs construiront d’après le matériau fourni. Respect du travail. Personne ne verra le même camion. Personne ne lit les mêmes images dans un patchwork.

    C’est justement de patchwork que parle Gilles Deleuze (préface à Bartleby, Garnier-Flammarion), à propos de Moby Dick de Melville à qui ce film doit tant, car l’histoire de Jonas, telle qu’elle est ici contée, est celle, aux couleurs sulfureuses, que tonne, du haut de sa chaire de la chapelle de New Bedford, le père Mapple, marin-prêcheur dans le roman. " Le sujet perd sa texture, au profit d’un patchwork qui prolifère à l’infini, écrit-il : le patchwork américain devient la loi de l’oeuvre melvillienne, dénuée de centre, d’envers et d’endroit.

    C’est comme si des traits d’expression s’échappaient de la forme, telles les lignes abstraites d’une écriture inconnue, telles les rides qui se tordent du front d’Achab à celui de la baleine, telles les lanières mouvantes "aux horribles contorsions" qui passent à travers les cordages fixes et qui risquent toujours d’entraîner un marin dans la mer, dans la mort. " On croirait ces lignes écrites pour ce film, où les liens sont à construire par celui qui le reçoit, et non imposés... "

    Emile Breton, L'Humanité
  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " Comment filmer un monde souffrant symétriquement d'absence et de trop-plein de chair ? En même temps qu'elle la complique, l'ambivalence de l'ennemi indique de quel ordre doit être la parade. S'extraire de l'immanence sans foi ni loi tout en gardant un pied dans l'humanité. L'opération est connue, elle traverse le siècle philosophique d'après la mort de Dieu. Il s'agit de ressaisir l'Etre - avec majuscule - en procédant par soustractions. Innerve ainsi le film une théologie négative dont le prêtre serait le contre-exemple puisqu'il prétend établir une continuité entre l'ici-bas et Dieu. Preuve ontologique, arguments biologique, téléologique ou de l'hospitalité : autant d'arguments qui se fourvoient en postulant que le monde est, d'évidence et en lui-même, divin (...).
    Adieu cherche à établir une connexion délicate jusqu'à l'impossible, entre la vie et la mort. Connexion qui conduit à donner vie à la mort, en prêtant une voix, off cela va de soi, à feu Simon. Et à qui parle-t-il ? A son père mourant. A son père au moment où il passe de vie à trépas. Là, Adieu se tient aux confins de la représentation, dans un espace-limite flirtant avec l'abstraction (la caméra oscille de part et d'autre d'une barre de flou), voire tout bonnement avec l'invisibilité, creuset de l'absence où se tient le vrai.
    Antifigurative, la stratégie d'Adieu s'inscrit dans une logique de décollement visant à extraire l'Etre de la gangue de la présence"

    François Bégaudeau, Cahiers du Cinéma
  • Libération

    Libération

    " Maelström de sons, de voix et de plans, politique autant que poétique : un film radical et inclassable d'Arnaud des Pallières. Renversant."

    Philippe Azoury, Libération

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Adieu

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8/10

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  • elsasarfati au sujet de : Humpday

      5/10

    les acteurs sont justes , il y a de plus en plus le désir de tout connaitre , de repousser les limites sexuelles ou autre