Films

Beau-père

Réalisation

De Bertrand Blier - France - 1980 - 2h03min

Pitch

"Je suis une femme de quatorze ans en parfait état de marche, prête à fonctionner..." Après le décès de sa mère, Marion choisit de vivre avec son beau-père et lui déclare que son affection est maintenant une passion, sans interdits. Qui, mieux que lui, pourrait l'initier à la vie ?, pense-t-elle... Après "Les Valseuses" et "Préparez vos mouchoirs", Blier retrouvait Patrick Dewaere et lui offrait un de ses plus beaux rôles, pianiste perdu littéralement "renversé" par l'amour, comme le montre, par anticipation, le magnifique premier plan du film...

Voir la fiche technique

Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

Bandes annonces et photos

Ils en parlent

  • L'Express

    L'Express

    "Beau-Père de Bertrand Blier (...) bouscule les tabous reçus et, naviguant à vue entre les écueils prévisibles de la complaisance et de la provocation, lave à son insu le spectateur voyeur de ses plus mauvaises pensées. (...) Si Beau-père est sans conteste un film d'amour, c'est aussi un blues à la française, où la solitude, la mort mènent la vie dure à la jeunesse, à l'espoir, et où les passions s'éteignent 'in the rain'..."

    16/05/81, L'Express
  • Première

    Première

    "... ç'aurait pu être une drôle de comédie, c'est un drôle de drame. Dans lequel Bertrand Blier, cinéaste du verbe et de l'émotion, a mis une fois de plus, tout son humour, toute sa lucidité, tout son désespoir. Résultat : un film tendre et lyrique, bourré de trouvailles géniales et magnifié par deux comédiens superbe (Patrick Dewaere et Ariel Besse, une débutante). Et Bertrand Blier, tout en se renouvelant, a su rester fidèle au style et aux thèmes qui font son originalité, sa personnalité, uniques dans le cinéma français..."

    Marc Esposito, Première
  • La Revue du cinéma

    La Revue du cinéma

    "... un film d'une sensibilité et d'une pudeur émouvantes (...) Au nom du droit au plaisir, Marion entreprend un patient travail de sape des positions de Rémi qui reposent entièrement sur des principes moraux (...) Dès qu'il se trouve en difficulté, son dernier recours, sa seule défense, reste la fuite, tant matérielle que spirituelle, et, comme face à ses propriétaires, il choisit de déménager à la "cloche de bois", comme face au travail il choisit la médiocrité, face à Marion, il  ne choisira jamais que la dérobade.

    Silence, Rémi n'est que silence et sa passion pour la musique ne sert en fait qu'à lui ménager des moments de fuite au cours desquels il n'aura pas à produire l'effort de tenter de communiquer réellement. A l'opposé, Marion n'est que langage (...) à tel point d'ailleurs que les seules fois où elle refuse de parler son silence prend un sens très lourd, insupportable. D'où, pour la jeune actrice, un jeu de scène très dépouillé, à la limite de la non-expression (...)

    Les arguments de Marion sont simples, aussi naturels que son instinct qui la pousse vers un plaisir ressenti comme nécéssaire à sa vie puisque, privée, elle tombe malade et sombre dans une sorte de désordre intellectuel et existentiel. Son discours sans cesse reste vrai, tenace, constant. Face à ces sollicitations répétées, à cette demande opiniâtre d'explications, que peut faire Rémi si ce n'est organiser un système de fuite plus perfectionné que le silence : l'acceptation..."

    Hubert Desrues, La Revue du cinéma
  • Cinéma

    Cinéma

    "... Blier navigue avec une certaine élégance entre les écueils et les facilités que porte en elle cette histoire de beau-père vampé, avec humour, par une belle-fille moderne dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle a de la suite dans les idées.

    Utilisant pour la première fois le format cinémaScope, Blier s'en sert ici avec intelligence pour faire peser le décor (quatre lieux privés et personnalisés de manière subtile, et quelques lieux publics traités au contraire de façon conventionnelle) sur des personnages qui semblent effectivement établir, avec le décor quotidien de leur existence, des liens déterminants.

    Rémi (Patrick Dewaere) affecte d'ailleurs avec "l'extérieur" des distances que Blier traduit d'abord par le procédé du soliloque proposé en direct au spectateur (cf la première séquence du film, et le "solo" de piano) comme pour bien marquer qu'il va s'agir d'un récit dont il faudra, qu'on le veuille ou non, épouser le rythme (...) Blier (...) au niveau de la mise en scène joue sur des ellipses et des frustratiions bien propres à traduire le côté anguille du personnage masculin (...) Fonctionnant tour à tour sur l'intimité pudique et une distanciation un peu perverse, le découpage du film et l'élégance discrète des mouvements d'appareils paraissent avoir été élaborés en marge du récit de Rémi, comme si, de temps à autre, le réalisateur nous invitait à refuser d'être dupes des inconséquences ou contradictions du personnage..."

    Gaston Haustrate, Cinéma

Vous en parlez

  • 23/07/10 | smart&sexy
      9/10

    Incroyable. Je me demande si on pourrait encore faire un film comme ça aujourd'hui? C'est à la fois surprenant dans la mise en cène, tendre dans l'interprétation, et culotté dans le scénario. Patrick Dewaere est genial dans ce rôle. Très très différent des Valseuse. Moins choc et plus profond, je trouve.

Affiche

Beau-père

Produits

Location

  • windows
  • mac
  •  (1.1 GB)

Achat

  • windows
  •  (1.1 GB)

Notes

9/10

Du même réalisateur

Restez connectés sur UniversCiné

Newsletter

Top

Top des ventes

Communauté

Faites votre cinéma

  • elPoto au sujet de : L'Art de séduire

      2/10

    Personnages caricaturaux, acteurs assez moyens, métier de psy ridiculisé, style bobo-branchouille : aucun intérêt.