Chez Gino
Réalisation
Acteurs
Avec José Garcia, Sergi López, Ben Gazzara, Anna Mouglalis, Jules Benchetrit, Samuel Benchetrit, Jalil Lespert, Serge Larivière, Mahipal Singh, Robert Assolen, Adèle Exarchopoulos, Prosper Leprégassin, Fabrice Adde, Martin JobertPitch
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Acteurs :
- : Gino Roma
- : Pedro Gonzales
- : Oncle Giovanni
- : Simone Roma
- : Gino enfant
- : DT Stern
- : l'oncle Giovanni dans le flash-back
- : Paulo le décorateur
- : Akim
- : Richard, le chef opérateur
- : Maria Roma
- : Simba
- : Jacques, l'ingénieur du son
- : Marco Roma
Equipe du film :
- : Samuel Benchetrit
- : Samuel Benchetrit
- : Guillaume Schiffman
- : Miguel Rejas
- : Sophie Reine
- : Christine de Jekel
- : Olivier Delbosc
- : Marc Missonnier
- : Mars Films (Paris)
- : Studio 37
- : Wild Bunch
Dates :
- : 30/03/11
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Thèmes
Ils en parlent
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Le Monde
" Comme dans son précédent film J'ai toujours rêvé d'être un gangster, Samuel Benchetrit multiplie les hommages au cinéma populaire par des aventures de bras cassés crétins mais invétérés cinéphiles. L'un des ressorts comiques de Chez Gino est la manière dont le couple formé par Gino et sa femme, Simone (clones décalés d'Homer et Marge Simpson), se prennent pour d'authentiques acteurs (lui, irrésistible grâce à l'abattage de José Garcia, et elle, qu'Anna Mouglalis interprète en emphase, écarquillant les yeux, surjouant comme une actrice du muet). Le ridicule dont se couvrent ces deux prétentieux fêlés est à son comble lorsque la fiction percute le réel : alerté par les saynètes filmées en caméra cachée dans son fief, un authentique parrain des pizzerias bruxelloises se pointe en la personne du menaçant Pedro Gonzales, que Gino et Simone prennent pour un comparse figurant et traitent comme un moins que rien, lui demandant d'articuler, de refaire une prise...
Entre la parodie des Fraises sauvages, d'Ingmar Bergman, et le clin d'oeil aux films italiens de Risi, Monicelli, Tornatore ou Scola, Chez Gino enchante souvent, dérape parfois dans l'excès, gâche quelques effets. Samuel Benchetrit juge utile de souligner que le gag où Gino décide d'intimider un récalcitrant en lui fourrant la tête d'un poney décapité dans ses draps est une allusion au Parrain de Coppola ! Le vieil oncle est interprété par Ben Gazzara. Samuel Benchetrit joue lui-même le cinéaste tocard. C'est, on le voit, avec les moyens du bord que Chez Gino divertit, réconciliant cinéma du samedi soir et cinéma d'art et d'essai."
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Paris Match
" Retrouvant une partition qu’il connaît à fond de train (voir « Le mac »), José Garcia utilise avec maestria son savoir-faire rire pour rendre cette histoire pizzaresque aussi croustillante que possible. La première qualité de Chez Gino est de nous faire rire sans jamais se prendre au sérieux. Ce Parrain du pauvre, cuisiné au feu de tout bois, se mange avec les doigts et le cœur, en famille et/ou entre copains. Qu’importe si le film n’est pas parfait, au moins fourmille-t-il d’idées surprenantes et de situations amusantes.
En tournant un film dans son film, comme on met les petits plats dans les grands, l’écrivain-réalisateur-acteur Samuel Benchetrit réussit une comédie à la fois ambitieuse et à la bonne franquette. De l’humour au beurre noir, des gags pimentés, des sévices faits à des animaux (pour de faux), des humains torturés par Sergi Lopez (pour de vrai), des scènes de ménage d’anthologie – Anna Mouglalis est très grave en mégère inapprivoisable – et des bons sentiments, tels sont les principaux composants de cette cuisine à l’italienne (...) Si Janis et John rendait hommage à Janis Joplin comme à Marie Trintignant, si J'ai toujours rêvé d'être un gangster flottait entre le film à sketchs et l'ovni non identifié version Lautner, Chez Gino joue la carte de la farce à la fois ultra décalée et copieusement référencée.
Samuel Benchetrit est un réalisateur biberonné au Septième Art, et ça se voit. Bourré de clins d'oeils, de Coppola à Fellini, de Chabrol à Begnigni, de Tarantino à Vinterberg, respirant la joie de vivre et le plaisir de faire du travail bien fait, Chez Gino est un petit rayon de soleil dans un cinéma français qui sort si rarement des platebandes. Avec en prime une bande de joyeux drilles qui s'amuse comme des petits fous (irremplaçable José Garcia !), voici une magnifique preuve d'amour au cinéma."
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20 Minutes
"Ettore Scola et Dino Risi sont les parrains de Chez Gino, cri d'amour aux comédies italiennes des années 60-70. On y prend fait et cause pour José Garcia, restaurateur fauché s'improvisant gangster pour toucher un héritage. Samuel Benchetrit, également scénariste, se dirige lui-même en réalisateur ringard tournant un « docu-menteur » sur le bandit d'opérette. Las, le vrai méchant Sergi Lopez fait mal la différence entre réalité et fiction et on sent bien qu'il risque d'offrir aux bras cassés du ciné des chaussures en béton avec aller simple vers les grands fonds.
Le réalisateur de J'ai toujours rêvé d'être un gangster proclame toujours aussi fort son amour du 7e art dans ce film truculent où il multiplie les références. Truffé de gags et d'apparitions savoureuses (Ben Gazzara, acteur fétiche de Cassavetes fait plaisir à revoir), Chez Gino vibre de l'enthousiasme de la passion tout en passant avec élégance du burlesque au drame. José Garcia, en sosie d'Alberto Sordi qui se prend pour Robert De Niro, et Anna Mouglalis, en double pétillante d'Anna Magnani, s'offrent un pas de deux sur fond de suspense et de parmesan. Leur accord parfait est l'un des atouts majeurs de Chez Gino. Entre pizza bourrée d'ingrédients surprenants et auberge espagnole, cette comédie originale retrouve la saveur des Monstres (Dino Risi, 1963) ou de Mes chers amis (Mario Monicelli, 1975) au point de donner une furieuse envie de revoir ces classiques.











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