Cosmopolis

Réalisation

Pitch

Dans un New York en ébullition, l'ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des États-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner... Une adaptation fidèle et audacieuse du célèbre roman de Don de Lillo par le réalisateur de "La Mouche" et "Videodrome".

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  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Anglais

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  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    " Morceau de bravoure en soi, cette vue en coupe de New York permet toutes les lectures symboliques possibles. Babylone de l’Occident, cité phare de la civilisation capitaliste depuis une centaine d’années, le NYC de Cosmopolis est un concentré de notre monde.

    Les très riches et les très pauvres y cohabitent, et c’est vieux comme le monde. La nouveauté, c’est la promiscuité entre maîtres et quidams induite par les nouvelles technologies. Avant, les pauvres ne voyaient pas les riches. Aujourd’hui, le lointain n’existe plus, la prolifération des écrans et la rapidité des communications réduisent la planète à un village où tout est proche et instantané, où désirs et frustrations, échecs et réussites, inclusion et exclusion mijotent comme dans une Cocotte-Minute.

    Cronenberg rend bien cette cohabitation malsaine entre les 1 % et les 99 %, filmée depuis le point de vue d’un des nouveaux maîtres. Il suffit d’ailleurs à Packer de remonter les vitres pour couper le son, voire l’image, de cette société en ébullition qu’il a contribué à chauffer. La limousine est une bulle, un cocon, un endroit protégé, régressif, coupé du monde réel, comme l’univers de luxe et de rémunérations obscènes où évoluent les moguls du capitalisme contemporain.

    L’habitant de ce cocon est un être mi-ange, mi-démon, un homme qui possède tout mais semble incapable de nouer une relation normale avec autrui, perpétuel insatisfait, humain inachevé à qui il manque une case émotionnelle. Plus l’avoir est gigantesque, plus l’être est névrotique.

    Pour incarner Eric Packer, Cronenberg a choisi Robert Pattinson, coup de génie mutuel. L’acteur-étoile file de Twilight à Cosmopolis avec une incroyable aisance, incarne à merveille ce mélange de jeunesse et de cruauté, de sex-appeal et de déliquescence, de désir et de mort, cette maladie de la win confinant à la pathologie morbide qui irradie ce film et emblématise notre époque."

    Serge Kaganski, Les Inrockuptibles
  • Première

    Première

    " Cronenberg s’est assuré que toutes ses obsessions jalonnent l’itinéraire, qu’elles soient intellectuelles (la quête d’une « autre » réalité) ou charnelles (au terme d’une scène qui va faire jaser, Packer apprend que sa prostate est asymétrique). Trônant sur la banquette arrière, Robert Pattinson révèle une profondeur toujours plus fascinante à mesure que le personnage se rapproche de l’abîme. La peur qui envahit son visage dans les derniers instants n’est pas uniquement celle de cet antihéros arrivé au point de non-retour, c’est aussi celle d’un acteur testant ses limites avec une bravoure insoupçonnée. Virée en enfer fiévreuse et décadente, Cosmopolis prouve qu’il n’est pas près de les atteindre."

    Mathieu Carratier, Première
  • Télérama

    Télérama

    " De moins en moins blanche, de plus en plus cabossée pour avoir croisé les adorateurs du rat, la limousine continue de conduire Eric vers son coiffeur. Vers son destin. Plus il s'en rapproche, plus Cronenberg l'isole. Jusque-là, il filmait notre monde convulsif et terrifié. Brutalement, il cadre un désert sombre, reflet d'un inconscient tourmenté. Un paysage de cauchemar qui évoque Spider, l'un de ses films les plus étranges et les plus méconnus.

    Le conte philosophique devient réflexion morale lorsque le héros fait face, enfin, à celui qui veut l'abattre. Qui est-ce ? Un pauvre type moche, adipeux, hagard. Une victime d'Eric qui semble le connaître par coeur. A tel point qu'on peut se demander si ce Benno (Paul Giamatti) n'est pas — thème cher au cinéaste — son double inversé : le crapaud du prince qu'il a été. Et ce crapaud lui demande des comptes, exige des explications. Il le menace, aussi, le supplie, et le cri qu'il pousse alors — « Je voulais que vous me sauviez » —, tous les personnages de Cronenberg l'ont poussé un jour : Jeff Goldblum devant sa fiancée dans La Mouche ; Jeremy Irons devant son frère jumeau dans Faux-semblants ; Samantha Eggar dans Chromosome 3, devant les gnomes qu'elle a enfantés pour la délivrer de ses tourments...

    La confrontation entre Eric et lui est beaucoup trop longue, c'est vrai. Mais ce cri, « Je voulais que vous me sauviez », résonne comme une variante de « Pourquoi m'as-tu abandonné ? », la question que la créature finit toujours par poser à son créateur. En pure perte, surtout dans l'univers sans foi ni loi qui est le nôtre. C'est cette question sans réponse qui rend le film de Cronenberg si actuel et si désespéré."

    Pierre Murat, Télérama
  • Le Figaro

    Le Figaro

    Apocalyptic, visionary, this dark futuristic tale overwhelms the viewer

    , Le Figaro
  • Libération

    Libération

    " ... le livre de DeLillo était visionnaire, le film de Cronenberg, d’actualité. Vingt-quatre heures dans la vie d’un spectre hantant le monde, incarné par un jeune homme fantomatique, qui, autre effet de vertige, fut vampire dans une autre vie de cinéma : Robert Pattinson de chez Twilight et désormais made in Cronenberg. Transfert hautement réussi (...)

    Cosmopolis est un film sur l’argent, abstraction bien connue de tout un chacun (rien que la convention du papier-monnaie et des cartes de crédit), mais qui, depuis le début du XXIe siècle, s’est dématérialisée. Cronenberg réussit ce prodige de rendre physiques ces fameux flux transnationaux qui font et défont des fortunes incommensurables en ricanant haut et fort des Etats nations tentant de les contrarier. Comme une crise de nerd, le film est un plug enfoncé dans le fameux corps sans organe du capital. Et ce n’est pas du tout une métaphore au vu d’une scène qui devrait sidérer le fan-club, tous sexes confondus, de Pattinson (...)

    Packer trône dans sa limousine de banquier-pute-rockstar, traversant Manhattan en diagonale, obsédé d’un but qui tient autant du caprice de riche que du dérèglement le constituant : se faire couper les cheveux dans un salon d’autrefois. Welcome aboard, le banquier s’amuse de sa croisière, se joue de ses «fidèles» qui ne cessent de monter et descendre de son terrible engin, comme autant de Kleenex bons à jeter après usage (apparition fulgurante de Juliette Binoche en marchande d’art). Par la fenêtre de la voiture blindée, comme des fresques urbaines : les pauvres gens, la foule ou une émeute citant les Indignés ou les Pirates (...)

    Ethique de ce film qui remonte les bretelles autant que le moral : le capitalisme n’avance qu’en se détraquant, et rien ne l’arrêtera. En attendant, en espérant, le léger détail d’une révolution de trop où définitivement il s’enverra en l’air."

    Gérard Lefort, Libération

Vous en parlez

  • 06/11/12 | jybjyb
      8/10

    Le film polémique du moment!!! Génie ou charlatanisme???
    Mon opinion est faite!!! Et Vous???

  • 20/10/12 | elPoto
      4/10

    Que diable... un film qui se prend trop au sérieux.

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Cosmopolis

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  • Christophe Gehlen au sujet de : Marie

      0/10

    1 an après, jamais eu de réponse... Je demande à nouveau ! a quand la possibilité d acheter sur Mac !!!