De l'histoire ancienne
Réalisation
Acteurs
Avec Olivier Gourmet, Yann Goven, Jocelyne Desverchère, Jacques Spiesser, Katty Loisel, Martine Audrain, Brigitte Catillon, Michel Robin, Stéphane BierryPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Fabien
- : Guy
- : Marie
- : Didier
- : Audrey
- : la mère
- : Danièle
- : Monsieur Santucci
- : Olivier
Equipe du film :
- : Orso Miret
- : Roger Bohbot
- : Orso Miret
- : Agnès de Sacy
- : Olivier Chambon
- : Patrice Mendez
- : Olivier Dô Hùu
- : Christian Roudil
- : Agnès Bruckert
- : Nathalie Mesuret
- : Arte France Cinéma
- : Les Films du Losange
- : Sunday Morning Productions
Dates :
- : 03/02/01
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Chronic'Art
" Le prologue du film qui fait défiler sur l'écran des images d'archives datant de 1944 donne le ton. Il sera donc question de Mémoire, celle qu'on accorde aux événements de la grande Histoire mais aussi à ses proches disparus. Soit deux frères et une soeur qui viennent de perdre leur père, héros de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. A partir de ce schéma familial qui n'est pas si rare, Orso Miret construit un singulier canevas d'émotions dans lequel on suit le parcours intérieur de chacun des personnages. Avec pour fil conducteur la figure centrale du cadet, Guy, qui semble avoir le plus de comptes à régler avec cette soudaine perte."
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L'Humanité
" ...Telle est l'assez extraordinaire force de ce film que, réflexion générale sur l'histoire, sur le passé, et leur poids sur les vivants, il est d'abord, au présent, une empoignade avec le concret le plus immédiat. Du souffle des brûleurs qui rythme l'attente des deux fils, le temps que dure la crémation de leur père, au geste furtif de la fille qui, n'ayant plus rien à fumer, va chercher le paquet de Gitanes du père mort dans la poche de la veste restée suspendue à sa place, dans l''entrée de l'appartement, le réalisateur à tout instant rappelle que la vocation du cinéma est de montrer, pas de discourir. Et par là de suggérer, sollicitant en retour le travail du spectateur. Il faut dire qu'on avait perdu l'habitude de semblable rigueur et que le film risque de surprendre. Il avance en effet par blocs qui sont autant de façons différentes d'aborder ces personnages (la mère, âgée, et ses trois enfants, tous adultes) déstabilisés par la mort du père. Pas d''"explication" générale de la crise qu'ils traversent. Ou plutôt, si. Une clé est donnée dans le rapprochement de deux scènes, l'une à l'ouverture du film, lorsqu''un jeune historien, ami de Guy, visionne des bandes d'actualités de 1944 sur les cérémonies de la Toussaint. D''arrêt sur image en retour en arrière, il fait comme tous les chercheurs : il travaille sur le passé. À la fin du film, le même garçon rend visite à Guy sur son lit d'hôpital, grièvement brûlé dans une explosion qu'il a lui-même déclenchée. C'est que pour lui ce passé qu'il a voulu regarder en face était, à la lettre, explosif... "
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Le Figaro Magazine
" La place du mort dans une famille. Sur ce thème délicat, Orso Miret a réussi un film d'une finesse psychologique rare. Et éprouvante. Cérébral mais non intellectualiste, De l'histoire ancienne révèle aussi un immense acteur : Yann Goven."
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aden
"Les individus face à l'histoire et aux insondables pièges de la mémoire... Avoir grandi dans l'ombre d'un père résistant, c'est avoir essayé toute sa vie d'être à la hauteur du mythe. Perdre ce père, ce héros, c'est voir s'ouvrir soudain une brèche irréparable. Deux frères et une soeur vivent cette perte dans De l'histoire ancienne. Chacun à sa façon. Mal, de toutes façons. Le frère aîné est brocanteur : c'est dire si son rapport à l'« ancien », à la fois amoureux et mercantile, est complexe ; il est celui qui gère l'héritage du présent comme on coche une liste de tâches à accomplir : faire incinérer papa, veiller sur maman... La soeur vit dans une belle maison. Elle a dû partir très tôt du domicile familial, après avoir épousé un homme riche et rigide (une figure de père) qui lui a offert une respectabilité dont elle ne veut plus aujourd'hui. Une respectabilité qu'elle veut à tout prix salir, traîner littéralement dans la boue. Le plus jeune frère est comme égaré entre le devoir et l'impossibilité de le remplir. Etre « le fils de » l'empêche d'exister par lui-même; il voudrait, lui aussi, faire sa guerre, mais ne parvient qu'à se retrancher dans son silence. Couronné du prix Jean Vigo, le premier film d'Orso Miret est un portrait de famille d'une lancinante beauté, d'une inconfortable violence. Apre, difficile, on s'y perd, on s'y retrouve : c'est un portrait craché, dans tous les sens du terme. "
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Les Inrockuptibles
" De l'histoire ancienne est avant tout une fiction pleine de mystère, une ronde fantomatique qui prend parfois des allures discrétement fantastiques."












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