Gouttes d'eau sur pierres brûlantes

Réalisation

France - 1999 - 1h30min - Drame - Passion 

Pitch

Allemagne, années 70. Léopold, 50 ans, séduit Franz, un jeune garçon de 19 ans. Franz tombe amoureux et s'installe chez Léopold. Mais un jour survient une petite chose sans importance sur laquelle ils ne peuvent pas être d'accord, une simple divergence. Pourtant, à partir de ce jour, il n'y aura plus de "nous commun", mais seulement des divergences...

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  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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  • L'Evènement du Jeudi

    L'Evènement du Jeudi

    "tout concourt à rappeler les grands films des années 70 du cinéaste allemand. Mais chez Fassbinder, la cruauté était compensée par une humanité généreuse. Chez Ozon, elle tombe comme un couperet."

    Olivier Nicklaus, L'Evènement du Jeudi
  • Télérama

    Télérama

    "  Ces Gouttes d'eau sur pierres brûlantes sont restées inaperçues dans l'océan tumultueux de l'oeuvre de Fassbinder. Jamais l'auteur allemand ne crut bon d'écouler cette pièce sur scène, ni de la diluer dans l'un de ces cocktails cinématographiques explosifs dont il avait le secret. Peut-être parce qu'il préférait garder enfouie cette confession de jeunesse, écrite en pleine crise d'identité sexuelle et familiale, à 19 ans. L'âge exact du héros, Frantz, un ange gringalet qui succombe au charme de Léopold, un cabot qui a trente ans de plus que lui, dangereusement tyrannique. A l'époque (1965), Fassbinder vient de quitter sa mère divorcée pour tenter de regagner l'estime d'un père déserteur, ancien faiseur d'anges radié de l'Ordre des médecins et reconverti en gérant d'immeubles délabrés. Offusqué par les conquêtes homosexuelles de son fils, faites au hasard des cafés ou des chambres sordides dont il l'a chargé de récolter les loyers, le Dr Fassbinder tient alors le jeune Rainer Werner dans un profond mépris...

    Trente-cinq ans plus tard, François Ozon a la bonne idée d'adapter Gouttes d'eau sur pierres brûlantes à sa sauce, sans jamais chercher à imiter le style fassbinderien. A l'évidence, le ludion français a décelé les blessures d'enfance qui creusent cette pièce d'une humble sobriété. « Il me semble, dit- il, que de cette noirceur se dégagent une vitalité, une force et une capacité de distanciation qui appellent le rire. »

    François Ozon a donc fait le pari (réussi) de tourner une farce sur le fil du rasoir, mi-figue, mi-raisin, corrosive et pétillante. Afin de rendre hommage au passé meurtri de Fassbinder, il a eu recours à sa propre esthétique, visiblement plus proche des programmes jeunesse de l'ORTF que de la réalité de l'Allemagne d'après guerre. Ozon joue la carte de l'artifice pimpant et du rêve préfabriqué pour dire l'atroce impossibilité de grandir (...) Si cette fantaisie fascine autant, c'est qu'elle recèle une terrible angoisse. Angoisse de passer à côté de la vie (« Je prends tellement peu de plaisir aux choses », répète Léopold). Angoisse de mourir, alors qu'il serait tellement bon de rester au stade de l'enfance. François Ozon a d'ailleurs inventé un joli rituel visuel qui clôt chaque acte de la pièce, sur fond de berceuse à clochettes...

    Autoritaire et dépressif, Léopold subjugue de bout en bout. La complexité de son caractère volcanique rend ce huis clos haletant comme un polar cruel. L'interprétation sidérante de Bernard Giraudeau y est pour beaucoup. Diction au hachoir, regard au laser, sourire de hyène et gestuelle de samouraï, il surprend à chaque réplique, oscillant entre l'aboiement carnassier, le jappement de plaisir et le hurlement de désespoir. Son corps entier vibre d'une conscience suprême de lui-même et du temps qui nous est compté. En cela, Bernard Giraudeau est un acteur fassbinderien. Un fantôme de chair et de sang, électrique et sémillant, en guerre contre la mort"

    Marine Landrot, Télérama
  • aden

    aden

    " Ozon a choisi d'adapter cette pièce de jeunesse de Fassbinder avec un parti pris d'humour kitsch et de théâtralité absolue. Lieu unique, espace irréel (à la fois vide et chargé, selon les besoins du texte), jeu stylisé, découpage de l'action en actes distincts... Il n'y a que l'aspect social et politique, primordial chez Fassbinder, qu'Ozon ait délaissé. Reste, sans alibi, une mécanique des sentiments qui dévoile le premier instinct des hommes entre eux: le désir... de domination. Ou de soumission. L'homosexualité est ici secondaire, ne révélant qu'un fond de réactions commun à tous les êtres, réduits à l'état de pantins, tous trichant et composant avec les stéréotypes imposés par leur culture.

    Gouttes d'eau... est ainsi une très brillante dissection du comportement amoureux, vécu comme une déviance, rendant possible toutes les monstruosités. Chacun est tour à tour ridicule, odieux, lâche et faible, même dans la démonstration de force. Et il n'est pas anodin que le plus beau personnage soit un être double, forcément déchiré, un transsexuel qui se meurt d'amour et ne peut quitter sa prison. La caméra lui offre le dernier plan, étouffant et sans issue, nous laissant piégés avec elle dans cette tragédie où, comme l'écrivait Fassbinder, L'amour est plus froid que la mort."

     

    Philippe Piazzo, aden

Vous en parlez

  • 21/04/13 | thesiger
      10/10

    Du très grand cinéma sans concession

  • 31/03/10 | smart&sexy
      8/10

    Très acide, trs sexy, très drôle, très noir, très bon.

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Gouttes d'eau sur pierres brûlantes

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  • Mamj au sujet de : Ilo Ilo

      8/10

    Ce film est très intéressant. Il associe subtilement état social et psychologie des personnages, remarquablement interprétés par tous les acteurs.