Hamlet goes business{Hamlet liikemaailmassa}
Réalisation
Acteurs
Avec Pirkka-Pekka Petelius, Esko Salminen, Kati Outinen, Aake Kalliala, Elina Salo, Pentti Auer, Mari Rantasila, Puntti Valtonen, Kari Väänänen, Vesa Mäkelä, Esko Nikkari, Matti Pellonpää, Turo PajalaPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Hamlet
- : Klaus
- : Ofelia
- : Gyldenstern
- : Gertrud
- : Isä / Haamu
- : Helena
- : Simo
- : Lauri Polonius
- : Lääkäri
- : Polonius
- : Vartija
- : Rosencranz
Equipe du film :
- : Raija Talvio
- : Aki Kaurismäki
- : Tuula Hilkamo
- : Veikko Aaltonen
- : Jouko Lumme
- : Elmore James
- : Aki Kaurismäki
- : Tom Forsström
- : William Shakespeare
- : Timo Salminen
- : Pyramide Distribution
- : Villealfa Filmproductions
Dates :
- : 05/12/1988
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Finnish
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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ecranlarge.com
Un petit bijou d'humour noir aux répliques acerbes et délirantes et à la plastique impeccable."
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The New York Times
"La tragédie de Shakespeare a déjà par le passé été transposée dans le monde moderne. Mais seul le réalisateur finlandais a su voir l'humour noir et les implications satiriques qu'impliquait un tel déplacement dans le temps. Sa modernisation d'Hamlet prend pour cadre une usine de canards en caoutchouc, ce qui rend toutes ces passions qui tombent en lambeaux quelque peu ridicules. Pendant que son film suit l'histoire traditionnelle d'un homme réclamant vengeance pour la mort de son père, Kaurismäki ne rate jamais une occasion de tirer sur le monde des affaires. "
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Le Monde
"L'histoire du prince de Danemark, ramenée à notre vingtième siècle dans le milieu des affaires. Milieu sans amour et sans âme. Meurtres en col blanc dans les couloirs vides d'un Elseneur bourgeois. Complètement à l'opposé de Shakeaspeare, donc, bien que les épisodes, annoncés par des têtes de chapitre, suivent presque jusqu'au bout le synopsis de la version originale. Juste un synopsis. Des situations, quelques répliques référentielles, comme le squelette vu en transparence de la tragédie la plus énigmatique de tous les temps. Ici, dans le noir et blanc d'une photo (de Timosalminen) qui isole des visages blafards, efface les détails, transforme les décors en compositions expressionnistes au bord de l'abstraction, ici, règne un climat très lourd d'angoisse et de suspicion. Personne n'est blanc-bleu. Pas même Ophélie (Kati Outinen), petite garce calculatrice au menton fuyant, qui se suicide dans sa baignoire, se penche doucement et tombe, s'anéantit dans l'eau mousseuse jusqu'à n'être plus qu'une chevelure flottante.
Gros blond mou, goulu, dépressif, Hamlet (Pirkka-Pekka Petelius) flotte, lui, dans le vide de son existence. Il est devenu ici parricide et manipulateur de médiocres, menés par des ambitions sans folie. Aucun fantôme ne le hante, ni remords. Petit frère beckettien de Lorenzaccio, il se lamente sur l'inutilité de l'action. Il n'y a pas de Fortimbras pour annoncer un monde nouveau. C'est Horatio, appelé Simo (Hannu Valtonen) ami d'enfance d'Hamlet, son chauffeur et espion des syndicats, qui a le dernier mot.
Le film se termine sur une chanson infiniment triste qui dit que les jours meilleurs ne sont pas pour demain. Sans la dure beauté des images, sans leur ironie déchirée, il ressemblerait plus à Dallas qu'à Hamlet. La référence est contraignante, parfois irritante pour le spectateur, mais elle lui permet de faire jouer les souvenirs des passions, des démesures shakespeariennes, et à Kaurismäki de resserrer l'intrigue, d'en donner cette version insolente, émouvante."











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