Humpday
Acteurs
Avec Mark Duplass, Alycia Delmore, Joshua Leonard, Lynn Shelton, Trina Willard, Stellan Matheisen, Steven SchardtPitch
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Acteurs :
- : Ben
- : Anna
- : Andrew
- : Monica
- : Lily
- : le garçon à moto
- : le chauffeur mécontent
Equipe du film :
- : Lynn Shelton
- : Benjamin Kasulke
- : Vinny Smith
- : Jasminka Vukcevic
- : Vinny Smith
- : Nat Sanders
- : Magnolia Pictures
Dates :
- : 16/09/2009
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
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Ils en parlent
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Télérama
" Humpday signifie d'abord, et littéralement, le "jour de la baise". Mais, dans le langage courant, cet aimable mot-valise a aussi une autre signification, davantage... heu, tous publics : le « pic » de la semaine, le mercredi, sommet de l'effort avant le week-end.
Lynn Shelton, jeune cinéaste américaine et malicieuse, joue ici sur les deux sens du mot (...) Ira, ira pas ? Toute la saveur de ce petit film indépendant et tchatcheur, tourné caméra à l'épaule, entre deux canapés de salon et un bout de jardin, tient dans ce suspense. Ou plutôt dans ses à-côtés : au déséquilibres que génère l'initiative, gêne, tension, obstination des protagonistes, semblables à des gamins qui jouent à qui craquera le premier. Le duo de tête est irrésistible : Joshua Leonard (Andrew), gentiment hirsute, brasse de l'air et fanfaronne, tandis que Mark Duplass (Ben) joue les rondouillards timorés avec une évidente allégresse.
Derrière les scènes bidonnantes (une inénarrable fête « dyonisiaque », un long dialogue de sourd entre Andrew et l'épouse de Ben, qui n'a rien compris), Lynn Shelton tisse aussi, insidieusement, une trame plus mélancolique. Ben et Andrew sont les deux côtés de la même jeunesse américaine aisée et flottante, hantée par la peur de passer à côté de sa vie. Le premier se sent à l'étroit dans son cadre bourgeois, petit pavillon, gentille épouse, projet d'enfants. Et le second, globe-trotter immature, Kerouac au petit pied, a peur du vide (...) le film ausculte plaisamment l'identité du jeune mâle occidental, ballottée entre conformisme et besoin de transgression. Surtout, il croque avec une tendresse railleuse l'ultime effort incongru de deux amis pour se garder tels qu'ils se sont connus ou rêvés : jeunes et libres."
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Les Inrockuptibles
"... Blaguer sur le cul, volontiers (...), mais coucher ensemble, ça non, jamais. Troisième film d’une jeune réalisatrice américaine, Lynn Shelton (mais premier à bénéficier d’une distribution hors Etats-Unis, après un triomphe à Sundance et à la Quinzaine des réalisateurs), Humpday parvient, avec un certain brio, à questionner cet interdit et, partant, à tirer les fils comiques de son absurde situation de départ (...) Le travail de Lynn Shelton consiste alors à enregistrer scrupuleusement, et avec une certaine malice, l’amplitude des dérèglements successifs provoqués par ce petit séisme à l’échelle d’une vie rangée.
Or très vite, il apparaît que c’est moins l’identité sexuelle, vite fixée, qui pose problème, que l’identité tout court, cet ensemble de déterminismes sociaux qui fait craqueler le vernis d’urbanité et pousse les deux dudes à se voler dans les plumes sitôt leur fierté blessée.
On voit bien ce que tel pitch aurait pu avoir de sinistre (...) Shelton (...) choisit de chauffer son moteur comique à blanc lors de longues engueulades cassavetiennes – sans en éviter, hélas, les tics de mise en scène : relative paresse du cadre et approximation du montage –, pour finalement lâcher la bride dans la dernière scène, exercice de cinéma-vérité aussi embarrassant que tendre..."
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Le Monde
" ... une comédie d'observation, drôle et juste, originale, sans doute parce qu'elle est l'oeuvre d'une femme qui a choisi de contempler des hommes (...) Ben et Andrew font deux excellents représentants de leurs catégories respectives, le conformiste et l'original, le sédentaire et le nomade. Mais la mise en scène discrète, qui ressemble en apparence au tout-venant du cinéma indépendant américain (caméra portée, éclairage rudimentaire), réussit à mettre en lumière les affinités entre les deux hommes, les inquiétudes communes qui les travaillent face au désir ou au temps qui passe.
Entre les deux, la réalisatrice a placé un beau personnage féminin. Malgré l'humiliation inhérente à la situation, Anna laisse les deux garçons aller au bout de leur incartade, parce qu'elle a quelques longueurs d'avance sur eux..."
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TéléCinéObs
" Sans en avoir l'air, et malgré sa réalisation purement fonctionnelle, cette petite comédie fauchée, portée par des dialogues et des comédiens d'une justesse à toute épreuve, pose des questions pertinentes et sonde la condition des trentenaires modernes. Une jolie surprise."








Vous en parlez
C'est drôle!
Une grande finesse dans lécriture des personnages, impressionnant !
les acteurs sont justes , il y a de plus en plus le désir de tout connaitre , de repousser les limites sexuelles ou autre