"Le sentiment palpable de la beauté. Une beauté époustouflante, celle du Mexique d'abord, dans un petit village de montagne où un homme de la ville est venu pour mettre fin à ses jours. Et la beauté d'une vieille femme, sa logeuse, dont la simple humanité va réveiller en lui l'ivresse des sens, son désir de vie et de sexualité. Le premier film de Carlos Reygadas, jeune Mexicain de 30 ans, est un total éblouissement."
Philippe Piazzo, Aden
"Japon redonne confiance dans les possibilités du cinéma à se
réinventer là où on l'attend le moins. Le conte cinématographique
s'ouvre au désir, à la révolte, à la violence, aux pulsions de vie et
de mort avec une sorte d'évidence magistrale et triviale."
Jean-Michel Frodon, Le Monde
"... Les images de
Japón ont du souffle. Elles traquent le sens de la vie,
sa valeur secrète. Comme les personnages mystérieux et attachants,
interprétés par des non-professionnels dont les visages portent
l'empreinte des épreuves du temps (...)
Carlos Reygadas ne manque pas d'audace, et son ambition de cinéaste est
résolument immense. Nourrie par des références de poids (aux films de
Tarkovski ou de Sokourov, entre autres), elle pourrait devenir
écrasante. Mais l'impertinence de la jeunesse l'accompagne :
Japón est
un premier film réalisé sans moyens, avec l'énergie des risque-tout et
le perfectionnisme esthétique des passionnés. Cette vision du chaos du
monde est lucide, grave et profonde. Il faut heureusement ajouter
qu'elle est vive, affective et ne prétend pas asséner un message ni se
résoudre à une signification unique. Le titre à la fois énigmatique
et élégant donne le ton."
Frédéric Strauss, Télérama
" Premier film d'un cinéaste autodidacte (Carlos Reygadas est juriste de profession),
Japón est un choc esthétique et métaphysique (...) Tourné en Cinémascope, dans une lenteur intense et hiératique, attentif aux détails visuels (ces panoramiques à 360° et ces couleurs délavées !) et sonores,
Japón est un grand bain sensoriel, un objet hypnotique et lyrique qui nous remet en contact avec la nature, les éléments, le ciel et la lumière, une humanité et une sexualité originelles. Un poème audacieux sur la mort et la renaissance qui évoque autant Tarkovski que Leone."
Serge Kaganski, Les Inrockuptibles