L' Argent de la vieille {Lo Scopone scientifico}
Réalisation
Acteurs
Avec Alberto Sordi, Silvana Mangano, Bette Davis, Joseph Cotten, Domenico Modugno, Antonella Demaggi, Franca Scagnetti, Mario CarotenutoPitch
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Acteurs :
- : Pepino
- : Antonia
- : La millionnaire
- : George
- : Righetto
- : Cleopatra
- : Pasqualina
- : Le professeur
Equipe du film :
- : Luigi Comencini
- : Nino Baragli
- : Piero Piccioni
- : Giuseppe Ruzzolini
- : Bruno Cesari
- : Produzione Cinematografiche Inter.Ma.Co.
- : Rodolfo Sonego
- : C.I.C.
- : Dino de Laurentiis Cinematografica
- : Studio Canal
Dates :
- : 30/11/77
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long-length film
- : Anglais
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Thèmes du film
Thèmes
Ils en parlent
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Réforme
" Cléopatra, fille aînée de ce couple, nourrie d'un espoir insensé, est la seule à ne pas se laisser corrompre, à rester lucide, à avoir le courage, dans un geste de révolte de rompre avec la résignation qui a envahi tous les adultes. Il y aura beau temps que nous aurons oublié les quatre partenaires, pourtant tous admirables, de cette fantastique partie de cartes, que nous aurons encore en mémoire le regard farouche de la petite Cléopatra, fleur obstinée d'espérance."
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Le Point
" C'est aussi le jeu de la vitalité désespérée, de l'astuce et de la persévérance contre la Mort. Car cette vieille effrayante, qui, d'un pays à l'autre ne dépouille que les pauvres (elle écume tout spécialement le tiers monde) et qui frise l'infarctus à chaque fois qu'elle perd une lire, c'est un peu, imbattable, la Camarde rusée dont on sait qu'elle aime (voyez Le Septième sceau) jouer avec les humains à « qui perd gagne ».
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Positif
" La facilité de l'univers des riches manifeste leur pouvoir. C'est un monde transparent qui s'ouvre devant eux : la villa aux murs blancs, aux larges portes vitrées, et qui, sur sa colline domine Rome, possède la clarté architecturale d'un édifice palladien. (...) Point de frottement ni de labyrinthes : les grillages et les sentiers, les pentes et les allées indiquent la position centrale du siège du pouvoir d'où les ordres atteignent directement leur but, mais qu'on ne saurait aborder que par un mouvement circulaire et montant (...) Et puis les miséreux parlent tous en même temps, et leur criaillerie s'embarrasse dans la contradiction entre leurs aspirations et les adages chrétiens ou marxistes que leur suggère un curé ou un professeur, et qu'ils ne par¬viennent ni à rejeter ni à assimiler. Partout ils s'enlisent dans la boue, et Cléopatra, jeune boiteuse porte péniblement son cabas, tandis que la vieille paralytique se déplace comme sur des roulettes.Cette opposition d'un espace vide avec un monde trouble est confirmée par la confusion qui plane sur la géographie du bidonville et de ses cabanes. (...)
Par deux types différents de mouvements d'appareil, la forme cinématographique amplifie l'antithèse : à l'intérieur de la villa, ce sont des mouvements suivis, harmonieux, prévisibles, qui aboutissent logiquement à un objet qu'ils n'ont jamais eu besoin de chercher ; rien ne s'égare. Attention au contraire de ne rien perdre de vue dans le bidonville ! On risquerait de ne plus le revoir. La caméra se déplacera donc d'une manière plus heurtée et plus brutale. Ici c'est un grouillement imprévisible. Partout des obstacles et des foules qui surgissent, entourant avec ténacité ce qu'on voulait voir."
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J'Informe
"La passion du jeu est la figure même du suspense. Le jeu c'est le risque, l'aventure radicale (quand on a tout à perdre). Dire que ce film est bien construit - il l'est admirablement - c'est reconnaître que le scénariste Rodolfo Sonego a su garder dans son récit la pulsation, la fièvre du jeu. Tout spectateur s'efforce de retrouver cette fièvre. Le jeu est le modèle, la matrice du cinéma. Parce qu'il a su serrer au plus près ce modèle, on a un film d'une force étonnante, aussi captivant qu'un Hitchcock, aussi drôle qu'un Laurel et Hardy."
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Cahiers du Cinéma
" Lo Scopone Scientifico est un grand film populaire, et pourtant je ne pense pas que Luigi Comencini ait été faire une enquête sur le terrain pour enregistrer la faconde des faubourgs (...) Ce qu'il fait entrer dans son film ce sont les éléments de spectacle liés organiquement à des traditions populaires toujours vivantes ; non pas le soi-disant vécu des masses, mais les modes de représentation, les conventions de jeu qui leur sont propres. Le cinéma reste de la sorte la méditation et la prolongation du théâtre comique populaire.Cette question pourrait d'ailleurs être posée à des cinéastes qui se fantasment un auditoire « de masse » et surtout pensent parler en son nom : dis-moi ce que tu fais entrer dans ton film (dans Lo Scopone, le théâtre de rue, le Guignol, le carnavalesque) et je te dirai à qui tu t'adresses."






Vous en parlez
Fantastiquement drôle. (pourtant c'est l'éternelle histoire des puissants qui ne supportent pas que les pauvres puissent être autre chose que des pauvres, les pauvres bougres !). c'est horrible, et pourtant horriblement drôle. Les acteurs sont fabuleux. A ne pas manquer.