La Lettre écarlate {Scharlachrote Buchstabe, Der}

Réalisation

Pitch

Parce qu'elle a trompé son mari, Hester Prynne a été condamnée, par la société puritaine de la Nouvelle Angleterre au 17e siècle, à porter sur sa robe la lettre écarlate "A" d'adultère. Pour les villageois, hantés par le souvenir des "sorcières", cette femme est considérée comme le diable, depuis qu'elle élève sa fille, fruit "illégitime".

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Allemand

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Ils en parlent

  • Le Monde

    Le Monde

    "Entre L'Angoisse du gardien de but (1972) et Alice dans les villes (1974), Wim Wenders réalisa cette adaptation du roman de Nathaniel Hawthorne, qui est restée à part dans son oeuvre. Contrairement au film muet tourné par le Suédois Victor Sjöstrem à Hollywood en 1926, Wenders n'a pas traité l'histoire d'amour entre Hester Prynne et le pasteur Dimmersdale mais ses conséquences. (...) Wenders s'est surtout intéressé à la petite Pearl, à ses étranges rapports avec sa mère et à l'acharnement sadique de Chillingworth contre le pasteur Dimmersdale (Lou Castel), poussé finalement à l'aveu et à la honte. Le soin apporté à la reconstitution historique (tournée, en partie, en Espagne), les images façon peinture hollandaise de Robbie Muller ne font qu'illustrer la dénonciation de l'intolérance."

    Jacques Siclier, Le Monde
  • La Saison cinématographique 1980

    La Saison cinématographique 1980

    "  Le fait principal, si l'on tient vraiment à assurer la comparaison avec les autres films du même auteur, est que celui-ci se situe entre deux parenthèses correspondant à deux voyages : le retour de Chillingworth, le départ d'Hester, alors que les films suivants traduiront la recherche de soi à partir du trajet ou voyage privilégiés par l'action.
    Est-ce par son sujet, le climat de mort qui baigne tout le film, le choix de l'époque, le décor (le film fut tourné en Espagne), le sentiment religieux qui plane au-dessus de cette communauté incapable de respecter les lois qu'elle s'impose, le paysage  (la mer, les collines, le village), La Lettre écarlate fait davantage penser à un premier film de Werner Hezog. Car Wenders, à la manière d'Herzog, réunit tous ces éléments pour créer une poésie de l'image, une fascination aussi agréable que douteuse. Il s'agit avant tout de la description d'un personnage "différent"..."

    Gilles Dagneau, La Saison cinématographique 1980
  • Cinéma

    Cinéma

    " ... À partir du roman fiévreux d'un écrivain à la beauté légendaire, Wim Wenders a réalisé en 1972 un film dont la froideur est sujet de terreur. Aucune hystérie dans le fanatisme moral des gens de Salem, mais une immense place vide et nette de terre brune plantée d'un podium où tout peut être livré aux corps tranquilles et aux regards inquiets d'une foule (...) Sujet de terreur, et non objet de terreur, le film. Car cette froideur terrifiante d'un monde où le Mal est normalité, n'est pas utilisée comme une contrainte contre le spectateur, mais comme un spectacle où l'imagerie de l'histoire est d'une épaisseur -force des couleurs brunes et bleues- et d'une qualité -plaisir des costumes et des paysages- passionnantes (...)  je me plais à penser que Wenders  a trouvé une équivalence à la beauté de son auteur. C'est en tout cas autre chose que l'utilité de cette beauté qui l'intéresse : Senta Berger finit par s'en aller par la mer superbe de ce lieu où elle a pu (voulu) vivre, tout comme Nathaniel Hawthorne est mort de mort naturelle le jour où il l'a décidé, sans raison. Le film de Wim Wenders est beau de corps et d'âme."

    Jacques Grant, Cinéma
  • Jeune cinéma

    Jeune cinéma

    "A travers l'histoire d'une jeune femme adultère sauvagement rejetée par une petite bourgade de la Nouvelle-Angleterre, aux heures sévères du puritanisme, Hawthorne a écrit un véritable poème sur le remords éternel, sur la permanence de l'inquiétude métaphysique. On comprend pourquoi Wenders, en 1972, à l'aube de sa carrière cinématographique, a pu être séduit. Ce cinéaste de l'introspection trouvait là un canevas des plus solides pour bâtir un film sur les tourments intérieurs, les sursauts de l'âme. Wenders a réussi. Suivant à la lettre la trame romanesque (ce qui, dans ses adaptations, fait office de cas unique), il a réussi, à force de dépouillement et de rigueur dans la direction des comédiens, à ce que sa Lettre écarlate soit une œuvre où la suggestion l'emporte sur l'aveu. D'où ce film glacé, où la passion, depuis longtemps éteinte, a cédé le pas à l'obsession de la faute. On pouvait illustrer différemment ce thème. En 1926, Victor Sjôstrôm avait préféré le folklore des amours sulfureuses et condamnées au lent réquisitoire intérieur que propose Wenders. D'une grande beauté plastique, ce film bénéficie en outre de la présence de Senta Berger (noble et simple) et de Lou Castel (pour une fois parfait). Sans compter le talent de Hans-Christian Blech, en qui le cinéma allemand peut voir l'un de ses meilleurs comédiens."

    Fabian Gastellier, Jeune cinéma

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A propos de

  • Wim Wenders

    Né le 14 août 1945 à Düsseldorf, en Allemagne, Wim Wenders s'est rapidement imposé comme un cinéaste de l'errance. Voyages cosmopolites toujours nourris...

    En savoir plus

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