"Le regard sur ces années qui ont changé nos vies de façon
irréversible est acéré et drôle, entre conte décalé et constat
doux-amer. Un grand film et un grand bonheur."
Isabelle Danel, L'Evènement du Jeudi
"
un film qui donne constamment la pêche... mis en scène avec un humour plaisant, un brio léger."
Pierre Murat, Télérama
" Rêve éveillé,
La Parenthèse enchantée l’est par sa construction même. Le montage des différentes séquences s’effectue sur le mode du souvenir, dans ses rapports à la mémoire et à l’inconscient, de moments non chronologiques remontant à la surface telles des bulles de savon - d’où la légèreté de ton et la cohérence de l’ensemble, double réussite de l’auteur du film.
Il est certes un " avant " et un " après " à cette parenthèse où une génération s’essaye à toutes les combinaisons imaginables du droit au bonheur immédiat. On évoquait les couches moyennes de l’ère reaganiennne. En France quelque chose s’est passé, de plus léger et plus grave à la fois et qui refait surface ici et maintenant.
Le cinéaste ne bat pas sa coulpe cyniquement sur la génération 68. Il ne cherche pas plus à reconstituer les débats politiques entre extrême et troisième gauches ou Programme commun. Il s’interroge sur ce qui s’est joué là entre les hommes et les femmes, au moment où arrive la pilule mais où les hommes ne se sentent pas obligés de prendre leur part de préservatif, où la sexualité n’est pas endeuillée par le sida mais où des jeunes femmes doivent encore aller à l’étranger pour se faire avorter , où chacun cherche à remettre en cause le rôle dévolu à chaque sexe et à leur union mais où le mariage est encore un passage obligé et le divorce une issue déjà possible mais où on peut passer à côté de son désir. La libération sexuelle en question - jusqu’à la théorisation possible de l’homosexualité lesbienne comme radicalité politique de la libération de la femme - est prise pour ce qu’elle a été : une libération des corps sans quoi le reste ne sert à rien."
Michel Guilloux, L'Humanité