La Terre outragée
Acteurs
Avec Olga Kurylenko, Andrzej Chyra, Ilya Iosifov, Sergei Strelnikov, Vyacheslav Slanko, Nicolas Wanczycki, Nikita Emshanov, Tatyana RasskazovaPitch
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Acteurs :
- : Anya
- : Alexei
- : Valery à 16 ans
- : Dmitri
- : Nikolay
- : Patrick
- : Piotr
- : la mère d'Anya
Equipe du film :
- : Michale Boganim
- : Michale Boganim
- : Antoine Lacomblez
- : Anne Weil
- : Antoine Héberlé
- : Frédéric de Ravignan
- : Bruno Margery
- : Hervé de Luze
- : Thierry Derocles
- : Anne Weil
- : Leszek Mozdzer
- : Yaël Fogiel
- : Laetitia Gonzalez
- : Rémi Burah
- : Dariusz Jabłoński
- : Violetta Kaminska
- : Michel Reilhac
- : Hanneke Van der Tas
- : Izabela Wójcik
- : Les Films du Poisson
- : Vandertastic Films
- : Apple Film Productions
- : Arte France Cinéma
Dates :
- : 28/03/12
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français, Russian
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Ils en parlent
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Le Nouvel Observateur
"... Après l’évacuation de la population, rien n’a bougé dans la « zone ». Ni les risques de contamination ni la souffrance des habitants arrachés à leur terre. Une terre définitivement souillée que des tour-opérateurs font visiter à grands frais. C’est ce manque aussi invisible que la radioactivité que Michale Boganim a magnifiquement filmé dans les décombres du communisme. Un arrachement familier pour la réalisatrice d'Odessa… Odessa ! qui, elle aussi, a dû quitté Haïfa précipitamment pendant la guerre du Liban."
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Studio Ciné Live
"... À Pripiat, à quelques kilomètres de la centrale nucléaire, ce mois d'avril 1986, (...) l'air est doux, on se promène au bord de l'eau, on célèbre des noces et on cultive son jardin. Au moment où survient l'accident, ces paisibles riverains entrent, sans le savoir, dans un enfer perpétuel. Et lorsque l'on retrouve ces personnages dix ans plus tard, rien n'a changé, à l'image d'Anya (Olga Kurylenko) qui a perdu son mari le jour de son mariage, et qui est devenue guide dans la zone interdite. Rongée lentement par les radiations, elle ne cherche même plus à se construire. En s'appuyant sur ces vies brisées, Michale Boganim raconte l'histoire d'un deuil impossible, un mal à l'échelle des siècles, tout comme ce réacteur dont les entrailles continuent de distiller le poison. En privilégiant le portrait de ces âmes fantômes à toute reconstitution spectaculaire, il redonne à cette page de l'histoire moderne un visage terriblement humain."
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Libération
"... De l’accident, Michale Boganim ne montre rien : ni explosion ni combat contre les atomes meurtriers. En revanche, la nature donne à voir cet ennemi invisible : les poissons flottent dans la rivière, une pluie noire dégouline sur le gâteau de mariage, les feuilles des arbres roussissent. En silence, la vie bascule. Dès lors, c’est le long toboggan de la reconstruction que le film nous invite à emprunter. (...) Même s’il est aussi documenté qu’une enquête, La Terre outragée est bel et bien une fiction romanesque avec des personnages cramés par un terrible passé, puis lentement contaminés par la solitude. Ce film n’est pas, non plus, une fiction antinucléaire. Il révèle un outrage, certes, mais surtout les ravages des exils impossibles. L’outrage, c’est la confiscation de la terre, des souvenirs d’enfance, des après-midi insouciants durant lesquels s’écoulaient des tranches de bonheur un peu bête…"
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Le Monde
" Premier film à avoir obtenu le droit de tourner sur les lieux, La Terre outragée est une variation fictionnelle autour de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Pour mettre en scène les trois destins qui s'y croisent - Valery, qui a grandi sans père, Nikolaï, hédoniste têtu cultivant la terre morte, et surtout Anya, mariée de l'apocalypse, à qui Tchernobyl à volé son amour - l'équipe a dû relever bien des défis. Obtenir l'accord des autorités méfiantes. Se méfier des autorités, mentir, ou contourner le vrai, donner un faux scénario et faire semblant de le tourner. Tourner sous surveillance et par fragments, car l'occupation de la zone irradiée n'est autorisée que pour un temps limité.
Le jeu en valait la chandelle : entrer dans cet espace que l'on a imaginé pendant vingt-cinq ans sans vraiment le voir est une expérience aussi glaçante que fascinante, et sans aucun doute l'aspect le plus réussi du film, jusque dans la fiction. Les constructions abandonnées, habitations et écoles, grande roue de fête foraine, ravalées lentement par la nature convalescente, absorbent l'objectif et le détournent des corps qui passent avec une persuasion glaçante. Dans le passé remis aux mains de la fiction, les animaux s'affolent en marge des cadres, indices trop discrets du mal invisible qui s'épand au-dessus du monde. Le jour du mariage d'Anya, le ventre blanc des poissons morts remonte lentement à la surface de l'eau, dans le silence couvert par les chants et les rires..."




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