Films

La Vie de bohème

Réalisation

De Aki Kaurismäki - France - 1991 - 1h43min

Pitch

Auteur en mal d'éditeur, Marcel Marx est expulsé de chez lui. Il rencontre un peintre albanais, lui aussi sans-le-sou, Rodolfo, puis Schaunard, un compositeur irlandais. Les trois hommes deviennent bientôt inséparables et décident de partager leur misère et leur passion pour les arts. D'après le roman d'Henry Mürger, une parabole signée Kaurismäki où la vie de bohème exprime son art de vivre.

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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On vous en parle

  • Quoi ? Kaurismä... qui ?

    En survolant l'oeuvre d'Aki Kaurismäki, le côté sombre de ses films se dissipe peu à peu : l'humour y est la principale raison d'espérer et d'aimer. Comme dans la vie ?

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Ils en parlent

  • La Revue du cinéma

    La Revue du cinéma
    "J'avais auparavant détruit les chefs-d'œuvre de Dostoïevski et de Shakespeare d'une manière grossière et j'ai pensé que de toute façon on ne me pardonnerait pas." (1)
    Aki Kaurismäki n'a qu'à moitié tort : dès les premières images, on est prêt à tout lui pardonner mais on se demande avec une pointe d'inquiétude comment il va se tirer du piège qu'il s'est lui-même tendu. D'abord sur le principe : si estimables puissent demeurer les "Scènes de la vie de Bohème", le monde d'Henri Murger est d'un autre-temps-autres-mœurs (...)
    Là où Murger laissait entrouverte une fenêtre en faisant de ses protagonistes des jeunes gens avec un capital d'espoir, Kaurismäki opte pour des individus d'âge mûr, définitivement ratés, réduits à des combines et proches de la clochardisation.
    Monde marginal conforme à ceux de ses précédents films, tout comme ces lieux dont la pauvreté accentuée de volontaire platitude se referme sur leurs occupants en des cadrages serrés. Clôture que confirment les séquences uniformément fermées par des fondus au noir.
    Pourtant ce n'est pas le pessimisme qu'engendre le film, même au-delà des rires qui en scandent régulièrement la projection. Parce que, à ce monde désespéré, à son habituelle déri­sion, Kaurismäki oppose, discrètement mais fermement, une certaine tendresse moins coutumière chez lui. Ce que l'on peut déjà noter dans l'usage des clichés. Ceux de Murger, du cinéma et plus généralement de toute une tradition française : chants d'oiseaux, chansons réalistes, anthropomorphisme des saisons, fleurs offertes, amours données amours reprises, etc. Il les traite certes avec son habituel humour/amour de la dérision, mais en même temps il les affirme indispensables à notre équilibre et les sauve du ridicule par leur fonction dans la communication, surtout affective.
    La fin du film est très révélatrice de cette démarche. Mais il est vrai qu'à ce moment Kaurismäki a renoncé à la dérision (...)  On s'aperçoit alors que, loin du "crime impardonnable d'adapter cette œuvre" qu'il revendique, Aki Kaurismäki signe, en un habile contrepoint, une excelllente transposition cinématographique de l'œuvre de Murger en même temps qu'un de ses meilleurs films et à coup sûr son plus rigoureux.

    (1) In Dossier de presse du film. Les deux "destructions" sont évidemment Crime et châtiment (1983) et Hamlet goes busi­ness (1987).

    François Chevassu, La Revue du cinéma
  • Positif

    Positif
    "... L'art de Kaurismaki réside dans cette capacité de jouer du grotesque, du non-sens, tout en soulignant les délabrements réels du corps et de l'esprit et le malheur qui, par dignité, refuse de dire son nom. La Vie de bohème manie le dépaysement spacio-temporel, retrouvant dans un récit conjugué au temps présent quelque intemporalité faite de l'accumulation d'objets usagers, cafetière, réchaud, vieux téléphone, habits râpés, rolleiflex, automobile à trois roues, qui pourraient ramener à d'improbables années cinquante. Ainsi le cinéaste, dans la charge naturaliste de son propos, cultive une irréalité ou une intemporalité (...) Les accents mêmes de ses personnages -les acteurs finlandais parlent un français rocailleux et imagé, tandis qu'André Wilms ou Jean-Pierre Léaud ont une diction parfaite- participent d'une sorte de vision décalée..."
    Jean A. Gili, Positif

Vous en parlez

A propos de

  • Aki Kaurismäki

    Né le 4 avril 1957, le finlandais, cinéphile assidu commença sa carrière comme facteur et ouvrier du bâtiment puis en se faisant recaler à l'entrée...

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  • elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées

      7/10

    Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.