Films

Lady Jane

Réalisation

De Robert Guédiguian - France - 2007 - 1h43min

Pitch

Le jour où le fils de Muriel est enlevé, celle-ci appelle ses deux amis d'enfance. A l'époque où les Rolling Stones chantaient "Lady Jane", tous les trois multipliaient les cambriolages et redistribuaient aux habitants de leur quartier une partie du butin. La séparation arriva lorsqu'un mort entâcha leur palmarès. Un bijoutier tué dans un parking, et la bande décida de se faire oublier. Les retrouvailles ont maintenant un goût de sang et d'amertume. Mais il faut réunir l'argent de la rançon...

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    "... l’Estaque est toujours là, mais dans les marges du film, et Guédiguian filme pour la première fois les belles pierres roses et cossues d’Aix-en-Provence, le Neuilly de Marseille. Lady Jane n’a rien d’un roman anglais, mais c’est bien un film noir qui porte un regard doux-amer sur le passé et la décennie des Rolling Stones (...)
    Une séquence symbolise à elle seule cette mutation du cinéma de Guédiguian, celle du rendez-vous à la gare TGV : sens topographique, géométrie des cadres et du découpage, suspense muet totalement lié à la mise en scène et au montage… Un tel enchaînement pourrait provenir des meilleures réussites du polar ou du cinéma d’action. Mais derrière cette belle surface de film noir, Robert Guédiguian ne fait aussi que parler de lui-même, de ses amis, et poursuit un dialogue avec son cinéma et sa génération (...)
    Passent alors dans le film les ombres des utopies politiques des sixties, des groupes gauchistes, des débats sur l’opportunité de la lutte armée, et on voit se profiler en filigrane des figures comme celles de Pierre Goldman ou du groupe Action Directe (...)
    À travers la figure d’Ascaride (...) Guédiguian livre aussi un autoportrait de couple assez complexe, écartelé entre la satisfaction légitime de la réussite, la culpabilité et les regrets. Ou ce qui s’appelle peut-être plus simplement “vieillir”. Processus intime et générationnel que Guédiguian traite ici avec talent et pudeur, exposant ses noires pensées par le biais détourné du film noir."

    Serge Kaganski, Les Inrockuptibles
  • Télérama

    Télérama

    " ... questionnement existentiel qui taraude les trois personnages centraux. Plus que de raison, plus que la noirceur du genre ne le réclame. À travers la fiction, Guédiguian, Ascaride, Darroussin et Meylan vont ici très loin dans la mise en crise de leur communauté, de leur système. Mais aussi et surtout dans le dégoût de l'embourgeoisement qui guette, dans l'horreur des idéaux oubliés, la misère du repli sur soi et sur son petit commerce. Serait-ce par l'absurde, voilà encore, et heureusement, un film de révolte."

    Louis Guichard, Télérama
  • L'Humanité

    L'Humanité

    " De ce passage au noir, son cinéma en ressort comme métallisé, et ce qu’il perd en chaleur humaine, il le gagne en précision du trait. Les couleurs, locales ou émotionnelles, s’effacent derrière le dessin silencieux d’une mise en scène à hauteur d’homme qui, dans ses meilleurs moments (la séquence de la gare, celle du parking), dit la désorientation des corps, la suspension mortifère du temps, la confusion des valeurs et la perte du sens.
    Et si, à l’approche du dénouement, le scénario et les langues se délient pour laisser les coeurs s’épancher, c’est peut-être parce que la souffrance, comme l’espérance, est trop violente et que Robert Guédiguian n’a pas complètement renoncé à la jeunesse, la sienne et celle, collective, d’un monde meilleur. « On cesse d’être jeune, écrivait Pavese, quand on comprend qu’il ne sert à rien de dire une douleur. »

    José Moure, L'Humanité

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A propos de

  • Robert Guédiguian

    "Le cinéma n’est pas pour moi un métier, c’est une façon de vivre avec mes amis." Parce qu'il voit le quartier de Marseille où il a grandi se dissoudre...

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Lady Jane

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7/10

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  • elPoto au sujet de : L'Art de séduire

      2/10

    Personnages caricaturaux, acteurs assez moyens, métier de psy ridiculisé, style bobo-branchouille : aucun intérêt.