Le Couple témoin
Acteurs
Avec André Dussollier, Anémone, Zouc, Eddie Constantine, Jacques Boudet, Roland Bertin, Georges Descrières, André PenvernPitch
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Acteurs :
- : Jean-Michel
- : Claudine
- : La psychosociologue
- : Dr Goldberg
- : Le psychosociologue
- : Directeur
- : Le ministre
- : speaker de la télévision
Equipe du film :
- : William Klein
- : William Klein
- : William Klein
- : Philippe Rousselot
- : Henri Moline
- : Agnès b.
- : Georges Bril
- : Valérie Mayoux
- : Michel Colombier
- : Roger Fleytoux
- : INA - Institut National de l'Audiovisuel
- : Artco-Film
Dates :
- : 30/03/77
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Thèmes du film
Thèmes
Ils en parlent
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Télérama
William Klein reconnaît que « tout est cliché », du décor 100 % plastique au jargon structuraliste employé par les pseudo-sociologues du film. Il aurait pu ajouter « tout est satire », tant Le Couple témoin se moque du modernisme des années 1970. Après avoir réglé ses comptes avec l'univers de la mode dans Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? (1966), Klein tire à vue sur l'urbanisme utilitaire, le culte de la science, la politique-spectacle et, surtout, la télévision. Le caractère largement improvisé de la chose vire parfois au foutraque – c'est le charme, mais aussi la limite des fictions de William Klein, dont on peut préférer les documentaires (Muhammad Ali, the Greatest ou The French, consacré aux coulisses des Internationaux de France de tennis). Mais ses pastiches des Dossiers de l'écran et du journal de 20 heures (avec une imitation parfaite de Roger Gicquel) sont très drôles. Et la prestation de Zouc en psychosociologue un rien rigide vaut le détour.
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ecranlarge.com
Le Couple témoin peut paraitre gênant dans ce qu'il parvient brillamment à préfigurer l'immensité de la bêtise humaine et la manipulation aisée des masses par les médias. En effet, preuve que peu de choses ont évolué depuis ces trente dernières années, le cinéma réussit à montrer et critiquer un possible devenir télévisuel, une mercantilisassions à outrance de l'humain qui advient réellement et qu'en outre un grand nombre de téléspectateurs suivent toujours assidument.
Malgré tout on constatera aussi que la critique opérée par le film a pris de l'ampleur de nos jours car ce qui est montré s'est réalisé. En soit elle est profondément ancrée dans une époque révolue, celle des villes nouvelles, d'un nouveau millénaire, figuré par un très amusant « Ministère de l'avenir », qui approchait à grands pas et avec lui l'espoir naïf ou l'appréhension toute aussi naïve de voir la face du monde changer, les restes de mai 1968 étant encore présents dans les esprits. Mais, sans être aussi directement corrosif et violent dans sa critique que les œuvres de Peter Watkins, Le Couple témoin reste une intéressante curiosité où humour et rébellion par l'absurde sont perceptibles à chaque plan.
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Cinéma
petits défauts que chacun peut reconnaître (sans doute les a-t-i vécus). Quelques phrases sur le travail de l'homme et celui de la femme, domestique. Mais comme dirait Aragon, il s'agit seulement là de digressions.Le film de William Klein tend à faire procès de la responsabilité individuelle. Celle des intellectuels scientifiques, celle aussi des français moyens qui acceptent de se laisser manipuler. Le fameux couple bourreau /victime est reconstitué et nous ne sommes pas loin de l'idée de plaisir dans l'aliénation, dans la soumission. Nous sommes donc tous responsables de notre situation (ce qui est juste), mais si l'on suit le film, il ne nous reste plus pour nous en sortir qu'à nous colleter avec notre scientifique préféré : médecin, sociologue, technicien. Inutile de dire que comme le fait le personnage du film : les ministres (et autres) se frottent les mains."
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Les Inrockuptibles
"En 1976, Klein laisse entendre avec Le Couple témoin que les futurologues se trompent toujours. Avec tout ce qu’on a lu et entendu depuis sur l’an 2000, difficile de lui donner tort. Surtout, ce couple (Anémone et André Dussollier) placé tel un cobaye dans un appartement de ville nouvelle et auquel on fait subir une batterie de tests révèle à quel point le citoyen n’est plus considéré que comme un consommateur par la trinité technocratie-publicité-pouvoir. En filmant toute une séquence en images accélérées, Klein pointe le devenir-robot qui guette l’homme du xxe siècle. A la fin du film, on a la gorge serrée même si, entre-temps, on a bien rigolé  ainsi l’effet très réussi où le dialogue des deux époux est désynchronisé. C’est un gag de langage tourné par un plasticien alors que Woody Allen, cinéaste littéraire, a inventé dans son dernier film le gag visuel équivalent avec un Robin Williams devenant flou. Dans ces trois films de fiction, Klein distord le réel pour mieux faire prendre conscience au spectateur du lavage de cerveau qui le guette."







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