Le Lait de la tendresse humaine
Réalisation
Acteurs
Avec Patrick Bruel, Marilyne Canto, Dominique Blanc, Valéria Bruni-Tedeschi, Olivier Gourmet, Yolande Moreau, Mathilde Seigner, Sergi Lopez, Marthe Villalonga, Claude Brasseur, Antoine Chappey, Antoine Bonnaire, Nour Gana, Jacques Boudet, Léna BrebanPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Laurent
- : Christelle
- : Claire
- : Josiane
- : Jean-Claude
- : Babette
- : Sabrina
- : Serge
- : Marthe
- : le docteur Gérard Cafarelli
- : Guy-Michel
- : Cédric
- : Cendrine
- : Jean-François
- : Sonia
Equipe du film :
- : Dominique Cabrera
- : Xavier Griette
- : Raymond Sarti
- : Hélène Louvart
- : Francine Sandberg
- : Béatrice Thiriet
- : Dominique Cabrera
- : Cécile Vargaftig
- : Benoit Biral
- : Nathalie Raoul
- : Les Films du Fleuve
- : Rezo Productions
- : Glem Films
- : Les Films Pelléas
- : RTBF - Radio Télévision Belge Francophone
Dates :
- : 19/09/2001
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Thèmes
Ils en parlent
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Le Monde
" Une femme plonge au plus profond d'elle-même. Eblouissant (...)
Retirée au plus profond d'elle-même, Marilyne Canto montre la folie sans renoncer à l'humanité de son personnage, pendant que Dominique Blanc arrive à faire croire qu'un professeur des collèges et une bonne marraine peuvent coexister dans la même enveloppe charnelle. Cette grâce se communique à la famille immédiate de Christelle, à Laurent (Patrick Bruel), son mari, d'abord. La vedette de la chanson et de l'écran se dépouille de tous ses attributs de vedette pour ne laisser voir qu'une infinie tristesse, un désarroi à peine contenu par l'accomplissement de petits gestes quotidiens. Ce renoncement permet à Bruel d'être convaincant et émouvant comme il ne l'avait jamais été au cinéma.
Ce n'est pourtant qu'une bonne moitié du Lait de la tendresse humaine. Le reste suit les fissures qui se dessinent après la disparition de Christelle, dans sa famille, chez ses amis..."
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aden
La première fois qu'on voit Christelle, c'est à travers le reflet d'une fenêtre. Les maisons, les routes, et les forêts au loin... Toute la ville semble glisser sur elle. Un monde à portée de main, que Christelle ignore. L'instant d'après, dans un sombre couloir, c'est la panique. De l'eau qui coule sur le sol. Une porte fermée qu'on n'ose pas ouvrir. Débordements... Christelle fuit – son bébé resté seul dans la salle de bains, et son mari, et ses enfants qui vont rentrer.
Christelle est perdue, puis recueillie par une voisine; c'est ensuite au film, à son tour, de la « perdre ». N'était-elle qu'un reflet ? Car c'est moins le déséquilibre de cette mère débordée que les ondes de choc provoquées par sa fuite qui nourrissent le film. Il avance ainsi, par ricochets, d'un personnage à l'autre. Rencontres éphémères, fortuites, déterminantes... C'est parfois frustrant; c'est aussi, souvent, une façon de revenir vers elle sans le savoir. Une façon timide de parler de quelqu'un en regardant les autres. Ce qui rappelle la dérive nocturne du précédent film de Dominique Cabrera, Nadia et les hippopotames, et sa fébrilité. Mais ici, le sujet a glissé du politique à l'intimité extrême. Ce qui nous rappelle aussi que Dominique Cabrera avait dévoilé son journal intime en images (Demain et encore demain).
Le Lait.. est peut-être, ainsi, entre autoportrait et désir de fiction, un film entre deux eaux. Il déroute, ou s'adresse à vous immédiatement; parce que, sur le thème de la naissance, de l'accomplissement de soi à travers les autres, de la vie qui en passe par la mort, c'est un film aussi sensible que dérangeant, aussi paumé qu'il est sûr d'une seule chose : le monde est à portée de main. A la dernière image du film, il n'y a plus de reflets entre lui et nous.
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Télérama
" On n'a jamais filmé l'angoisse d'être mère de manière aussi frontale, aussi organique. Obstinément, Dominique Cabrera s'attache à dire l'essentiel (lait-sang-ciel), à montrer la vie telle qu'elle est, âpre, bouillonnante."
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Les Inrockuptibles
" Dans ce film sur la vulnérabilité du lien qui nous unit au monde, Cabrera n'est jamais aussi forte que lorsqu'elle délaisse le fil narratif (...) C'est là qu'elle parvient à capter de vrais moments de grâce."








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