Le Sortilège du scorpion de jade{The Curse of the jade scorpion}
Acteurs
Avec Woody Allen, Helen Hunt, Charlize Theron, Dan Aykroyd, Elizabeth Berkley, David Ogden Stiers, Brian Markinson, Wallace Shawn, John Schuck, John Tormey, Kaili VernoffPitch
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Acteurs :
- : C.W. Briggs
- : Betty Ann Fitzgerald
- : Laura Kensington
- : Chris Magruder
- : Jill
- : Voltan
- : Al
- : George Bond
- : Mize
- : Sam
- : Rosie
Equipe du film :
Dates :
- : 05/12/01
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
Thèmes
Ils en parlent
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Libération
" ... Si la relation venimeuse entre Briggs et Fitzgerald tient ses promesses, le scénario est, hélas, bancal et les personnages secondaires sont moins réussis que dans le précédent Escrocs mais pas trop. Allen, quant à lui, a l'air de se shooter du matin au soir à la DHEA: il est capable de rendre désopilant le simple fait de grimper à une échelle ou d'être surpris en train de fouiller un tiroir."
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Télérama
" Le Sortilège... est une papillote explosive. A ceux qui regrettent sa période quadragénaire, Woody Allen répond qu'il a, lui aussi, le spleen des années 1940, dans lesquelles se situe à nouveau l'action de son film. Le cinéaste ne s'en est jamais caché : il affectionne cette période sans télévision et sans téléphone portable, où la solitude se parait selon lui d'atours de bon goût, qu'ils soient musicaux, vestimentaires ou cinématographiques (...)
... le subterfuge sorcier permet à Woody Allen de creuser son thème crucial : la pénétration de mondes interdits. Le sortilège donne à un pauvre clampin la chance d'accéder au coeur d'une créature inatteignable. Faussement mineure, cette comédie trépidante sonde les mystères de l'attraction-répulsion ruminée à l'extrême. Jusqu'où peut mener la détestation libidinale de l'autre ? Au mieux, à ce miracle des fusions incertaines, dont chaque hésitation semble donner un fabuleux coup de pouce au destin..."
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ZUrban
"... un pur divertissement qui pastiche le cinéma américain du milieu des années 1940 [...] mais cet opus décontracté n'a pas besoin de citer ses sources pour se laisser déguster : laissez-vous entraîner par les méandres de l'intrigue, tout en savourant des dialogues débités avec expertise par une troupe de comédiens visiblement aux anges."
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Jeune cinéma
" Le titre rappelle les feuilletons que Woody enfant écoutait à la radio et dont il parlait dans son film le plus autobiographique, Radio Days. De fait l'histoire se déroule en 1940, sorte d'âge d'or dans la mémoire de son auteur. Si la vie culturelle de l'époque n'apparaît pas ici, comme c'était le cas dans La Rose pourpre du Caire ou Zelig, les références au cinéma ne manquent pas dans la façon de planter les personnages, de conduire l'intrigue, dans les dialogues, références à la comédie sophistiquée surtout.
Le scénario retrouve les éléments de ce qui faisait le charme des films de l'époque, charme que Woody Allen a su savourer et parvient à nous restituer avec la même fausse ingénuité (...) Les dialogues pétillants, les situations de conflit s'enchaînent sur un rythme sans faille, jusqu'au moment où Woody Allen glisse dans son scénario l'élément qui va lui permettre de marquer de sa patte ce qui aurait pu n'être qu'un film hommage à la comédie hollywoodienne. Au cours d'une soirée en l'honneur de l'un des plus anciens employés, les collègues sont conviés par le patron dans un cabaret où se produit un hypnotiseur qui va prendre pour cobayes les deux ennemis jurés. Il va endormir W.C.Briggs avec le mot "Constantinople" (le Lubitsch de Haute Pègre n'est pas loin) et Betty Ann avec "Madagascar". Le temps de cette hypnose, il en fait deux personnages qui s'aiment. Le retour à la réalité annule bien sûr ce moment d'illusion. L'hypnotiseur les poursuit au téléphone pour leur faire commettre des cambriolages chez de riches New-Yorkais. Dès lors, comédie sentimentale et enquête policière s'entremêlent sur un rythme enlevé et le film nous ménage des situations tout à fait drôles, des retournements que le scénario enchaîne habilement jusqu'au finale très lubitschien dans son ambiguïté.
Le talent comique de Woody Allen se coule tout naturellement dans ce scénario à rebondissements qui lui permet de parcourir une nouvelle fois les terres fertiles de l'invraisemblance pleinement assumée tant de la part du réalisateur que du spectateur. Certes l’acteur reprend ce qui fait sa marque de fabrique, la gestuelle, les traits d'humour, mais il parvient aussi à jouer sur et avec son âge pour nous faire accepter des relations qui ailleurs pourraient paraître ridicules. Le rapport d'amour-haine entre lui et Helen Hunt s'enrichit de cette différence. D'une certaine manière, le Woody Allen séducteur ne peut plus s'imposer que par l'artifice de l'hypnose tant auprès des femmes que des spectateurs. Tant qu'il se trouve une blonde volcanique (les quelques scènes avec Charlize Théron sont extraordinaires), le rêve est permis.
Alors, même si l'on sent bien que nous risquons de ne plus retrouver l’auteur des Manhattan, Une autre femme, ou autres Crimes et délits, il lui reste suffisamment de ressources pour nous donner encore quelques moments de véritable plaisir. Ils ne sont pas si nombreux les cinéastes qui savent le faire."


















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