Les Roseaux sauvages
Réalisation
Acteurs
Avec Elodie Bouchez, Gaël Morel, Stéphane Rideau, Frédéric Gorny, Michèle Moretti, Jacques Nolot, Eric Kreikenmayer, Nathalie Vignes, Michel RuhlPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Maïté
- : François
- : Serge
- : Henri
- : Madame Alvarez
- : Monsieur Morelli
- : le jeune marié
- : la jeune mariée
- : Monsieur Cassagne
Equipe du film :
Dates :
- : 01/06/94
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Télérama
"Les Roseaux sauvages est, sans nul doute, le film le plus personnel que Téchiné ait tourné depuis longtemps. Et le plus réussi. On le sent libre. Libre d’oser. Oser, par exemple (et là, on est en plein opéra !) faire apparaître le fantôme d’un soldat tué en Algérie à celle qui se sent responsable de sa mort (un peu comme Lambert Wilson, renversé par une voiture, ne cessait de hanter la vie de Juliette Binoche dans Rendez-vous). Oser cette séquence qui rappelle les plus belles audaces de la Nouvelle Vague où François, qui a appris que le marchand de chaussures est, selon son expression, un « inverti », s’en va, parce qu’il n’a plus rien à perdre, parce qu’il est prêt à tout, lui demander conseil […]Il y a, dans Les Roseaux sauvages, les moments de grâce infinie, les envolées brutales et les emportements furieux de l'adolescence. (...) Les Roseaux sauvages est, sans nul doute, le film le plus personnel que Téchiné ait tourné depuis longtemps. Et le plus réussi. On le sent libre. Libre d'oser."
-
Positif
"La maîtrise affinée au fil du temps est magnifiquement présente, mais cette fois sans ostentation, comme inconsciente d'elle même, et la caméra transmet alors un véritable bonheur de filmer. Comme libéré d'un doute qu'il fallait absolument lever, Téchiné semble n'avoir plus rien à se prouver, s'abandonne, et filme juste : de bout en bout, les personnages sont saisis avec un sens admirable du cadre et du mouvement, dans un espace toujours parfaitement lisible."
-
Le Quotidien de Paris
"Téchiné porte un regard lucide, rigoureux, tendre sur ces adolescents d’autrefois – dont il fut – troublés par la métamorphose lente et douloureuse d’une France divisée. […] Et dans la trame délicate des états d’âme partagés, les petits, les grands événements prennent naturellement leur place avec une éloquente pudeur qui fait de ce film l’oeuvre la plus sincère et la mieux maîtrisée d’André Téchiné. Des visages vrais, des portraits attachants qui traduisent avec fermeté l’expression d’une écriture sûre. La guerre d’Algérie n’apparaît pas au premier plan. Elle est la trame qui montre comment s’est fabriquée l’étoffe d’une génération qu’on a dit perdue et qui déjà prépare mai 68. A cet égard, Les Roseaux sauvages apparaît comme le fim-phare d’une époque qui méritait bien cet éclairage."
-
Le Monde
"Le titre renvoie au "Chêne et le roseau" [...] la fable de La Fontaine. Cette fable dit, un peu trop explicitement, l’« argument » du film. Elle dit qu’il faut préférer les baignades dans le Lot aux immersions dans les idéologies, que la jeunesse ferait mieux de se laisser aller à ses inclinations plutôt que d’endosser les raides querelles adultes. L’obstination politique de la mère communiste en fera une complice de meurtre, puis une victime. Sa fille, comme le jeune Henri, ne seront sauvés qu’en renonçant aux jugements schématiques, et en s’abandonnant à leurs élans, leur libération du carcan politique étant assimilée à celle de François vis-à-vis des préjugés sexuels. Dichotomie simpliste et discutable : l’adolescence est-elle toujours psychorigide, la sagesse rime-t-elle toujours avec souplesse ? Face à l’OAS, n’y avait-il d’autre alternative que l’indifférence hédoniste ou la raidissement borné ? Cette dichotomie, qui est celle de la fable de La Fontaine, est le maillon faible du film."














Vous en parlez