Les Trois vies de Rita Vogt{Die Stille nach dem Schuss}
Acteurs
Avec Bibiana Beglau, Martin Wuttke, Nadja Uhl, Harald Schrott, Alexander Beyer, Jenny Schily, Mario Irrek, Thomas Arnold, Franca Kastein Ferreira Alves, Dietrich KörnerPitch
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Acteurs :
- : Rita
- : Hull
- : Tatjana
- : Andi
- : Jochen
- : Friederike
- : Klatte
- : Gerngross
- : Anna
- : le Général
Equipe du film :
Dates :
- : 22/12/00
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Allemand
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Ils en parlent
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aden
" L'auteur du Tambour revient à la veine de l'un de ses meilleurs films des années 70, L'Honneur perdu de Katarina Blum (1975). L'exposition claire et sans dramatisation outrancière de la vie de son héroïne souligne d'autant plus les contradictions idéologiques dans lesquelles elle doit se débattre. Rita Vogt, idéaliste devenue terroriste dans l'Allemagne des années 70, renvoie aux figures les plus emblématiques de la lutte armée telle celle d'Andreas Baader, qui fascina particulièrement Schlöndorff à l'époque.
Le réalisateur met dos à dos l'Allemagne du capital et l'Allemagne du marxisme, qui trouvent un terrain commun, leur profit, quitte à écorner leurs principes et à sacrifier quelques vies humaines. C'est l'impossibilité d'une renaissance qu'examine le film. Le titre français souligne bien cette dynamique tragique où l'être humain se voit broyé par les idées même qu'il comptait défendre. Moins politique qu'humaniste, le nouveau film de Schlöndorff laisse d'ailleurs à son héroïne, Bibiana Beglau, la plus belle part. La puissance de l'actrice propulse le film au-delà de son propos, du côté du questionnement du spectateur envers sa propre faculté de compassion et de tolérance."
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Télérama
" ... Rita Vogt pourrait n'être qu'une femme de synthèse historique. Mais Schlöndorff s'est attaché à elle, comme beaucoup de ceux qui la rencontrent. Pour ceux qui l'accompagnent, Rita Vogt reste fuyante, toujours condamnée à s'échapper. A travers ces liens défaits revient la même question : comment aimer Rita Vogt ? Il faut l'entendre aussi politiquement : comment aimer celle qui a fait le choix du terrorisme ? Schlöndorff avance une réponse nuancée. Rita s'est engagée, s'est égarée, mais elle est de ces êtres en marge qui poursuivent un absolu dont la beauté est de rester, comme eux, insaisissable."
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L'Humanité
" Revenant, bien des années plus tard, à ce qui fit le sel de son talent, Volker Schlöndorff se penche sur la fin des années de plomb outre-Rhin et de celle du mur de Berlin (...) Fort curieusement, tout cela est traité de deux manières, à l’emporte-pièce pour le début de la jeunesse terroriste, puis en reconstitution fidèlement décorative (...) Un peu plus de dix ans après la réunification allemande, ces Trois Vies de Rita Vogt résonnent curieusement comme un témoignage d’apaisement, visant à montrer, si ce n’est à démontrer, qu’après tout ces Allemands-là vivaient leur vie et pas forcément si mal que ça, jusque dans le regard porté sur les agents de la sécurité , du plus bas au sommet de l’échelle.
Le message est surprenant, qui respire davantage l’esprit de réconciliation interne que critique. Pourtant, une phrase, lâchée vers la fin de cette galerie d’Épinal, expliquant, au moment où tout se finit, que la RDA agonisante va livrer les terroristes hébergés " clandestinement " à sa sour ennemie, parfaitement au courant de la chose ces années durant, aurait pu faire figure de programme à un tout autre film, autrement plus contrasté quant à l’histoire contemporaine de l’Allemagne divisée."










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