Robert Guédiguian : "Vive les films de galopins..."
"Les histoires d'amour chez les riches, je n'y crois pas, dit le réalisateur. Ce sont des histoires de domaine, d'alliance, d'argent... De pouvoir." Dans "Marius et Jeannette", le film qui l'a révélé au grand public, le cinéaste parle du couple comme de la solidarité, de la politique comme de l'amour. Ils sont pauvres, et alors ? C'est un conte ? Oui. " Une proposition d'air frais", ajoute-t-il. Pour "générer de la vitalité..."
"Marseille est mon langage"
Au moment de la sortie de "Marius et Jeannette", en 1997, Robert Guédiguian revient sur ses origines, les auteurs qu'il admire (Brecht, Pasolini...) et sur sa conception d'un cinéma populaire.
Guédiguian, le cinéma par la bande
"Le cinéma n’est pas pour moi un métier, c’est une façon de vivre avec mes amis." Parce qu'il voit le quartier de Marseille où il a grandi se dissoudre dans la modernité, l'ancien militant communiste prend sa caméra et fait tourner ses amis : Gérard Meylan l'infirmier et Ariane Ascaride sa femme seront acteurs, Malek Hamzaoui abandonnera l’architecture pour devenir son directeur de production. Portrait d’homme avec groupe.
Pascale Roberts : fille légère, femme fatale, et mémoire d'une époque pour Robert Guédiguian
L'actrice a débuté au cinéma dans les années 50, souvent cantonnée à rester au second plan, mais finit par trouver son plus beau personnage grâce à Robert Guédiguian : elle est l'inoubliable Josepha dans "A la vie, à la mort !" avant d'être nommée pour le César du meilleur second rôle féminin pour "Marius et Jeannette".
Jean-Louis Milesi, scénariste débordant
Depuis que Robert Guédiguian a rencontré Jean-Louis Milési et lui a proposé d'écrire avec lui ses scénarios, leur collaboration n'a plus cessé. Dans "A l'attaque !", il est même question de raconter l'histoire de... deux hommes en train d'écrire leur prochain film !