Films

Nadia et les hippopotames

Réalisation

De Dominique Cabrera - France - 2000 - 1h40min

Acteurs

Avec Ariane Ascaride, Marilyne Canto, Thierry Frémont, Olivier Gourmet, Philippe Fretun, Pierre Berriau, Ruben Nakache, Michel Bony, Najd Hamou-Medja, Laurent Arnal, Sasha Nakache

Pitch

Novembre 1995. La France est paralysée par la grève des transports. Serge, Claire, Jean-Paul et plusieurs autres employés de la SNCF se mobilisent contre le plan Juppé. Alors qu'ils rejoignent leur base en dehors de Paris, ils rencontrent Nadia. Elle porte un enfant dans les bras et cherche le père qui l'a quittée au moment de la naissance. Comprenant son désarroi, les grévistes l'enjoignent a se joindre a eux.

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Acteurs :

  • : Nadia
  • : Claire
  • : Serge
  • : André
  • : Jean-Paul
  • : Gérard
  • : Christopher
  • : un cheminot
  • : Christopher
  • : Sébastien
  • : Christopher

Equipe du film :

  • : Gérard Lamps
  • : Dominique Cabrera
  • : Sophie Brunet
  • : Hélène Louvart
  • : Raymond Sarti
  • : Xavier Griette
  • : Dominique Cabrera
  • : Béatrice Thiriet
  • : Philippe Corcuff
  • : Agat Films & Cie
  • : Diaphana

Dates :

  • : 22/03/2000

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

Bandes annonces et photos

On vous en parle

Ils en parlent

  • Libération

    Libération

    "Constamment juste, la cinéaste signe un petit trésor intime sur fond de grève... Dominique Cabrera a trouvé un bon compromis, qui mélange de vrais acteurs avec des non-professionnels, mais aussi des situations reconstituées avec d'autres fictionnelles, et le regard de la cinéaste avec celui d'un sociologue, Philippe Corcuff, qui cosigne le scénario.  "

    Olivier Séguret, Libération
  • Télérama

    Télérama

    " La piste explorée par ce film funambule est à la fois naïve et évidente. C'est celle des corps qui se rapprochent pour lutter contre le froid. Celle des aveux suscités par l'obscurité et la fatigue. Celle du désir et des sentiments, à l'oeuvre presque à l'insu des consciences, en filigrane dans les engueulades. En toute logique, Nadia devrait planter là ces « hippopotames » qui ne l'épaulent sans doute que par principe ou par pitié. Mais elle reste, aimantée par on ne sait quoi ou qui, acharnée à mettre sous le nez des grévistes sa rage, son dénuement, comme les couches sales de son bébé. Aidée par ses comédiens, tous formidables, Dominique Cabrera semble alors procéder à une double expérience chimique. D'une part, le temps se dilate et l'espace se brouille. De haltes dans les dépôts SNCF en panne d'essence sur l'autoroute, en passant par une visite à l'hypermarché ou à la pharmacie de garde, on ne sait plus quelle heure il est, si la nuit commence ou finit déjà, ni à quelle distance de Paris la camionnette se trouve.

    D'autre part, Nadia agit comme un révélateur sur le petit clan des grévistes, poussant ses interlocuteurs à se dévoiler au-delà des réflexes très codés du militantisme. Chacun est donc amené à passer du « nous » au « je », d'un discours de façade à une expression plus intime et relative. Eprouvée par les coups de griffe de Nadia, Claire la guichetière quitte le navire (la camionnette) et sympathise à son corps défendant avec un non-gréviste (Olivier Gourmet, excellent), un ennemi « de droite », donc, mais dont elle réalise qu'il est son semblable, un homme qu'elle pourrait aimer. Leur conversation franche et mélancolique est l'un des temps forts du film (...)

    Partie d'un événement collectif, Dominique Cabrera parvient ainsi à faire apercevoir des trajectoires individuelles, irréductibles aux brassards et aux slogans. Son (beau) premier long métrage, L'Autre Côté de la mer, consacré à la question algérienne, enregistrait déjà avec tact ce mouvement du général au particulier. Mais ici le combat doit reprendre, continuer. Décembre 1995, c'est aujourd'hui, c'est demain, suggèrent les ultimes séquences, qui marquent le retour au groupe, à l'action et tentent de communiquer un espoir. Etrangement, face à ces militants à nouveau soudés au soleil, Dominique Cabrera ne retrouve pas tout à fait la même justesse qu'auparavant. Les secrets qu'elle a débusqués en chemin se diluent dans la foule. Son film politique à elle s'est joué à trois ou quatre, plus un bébé, quand la ville dormait..."

    Louis Guichard, Télérama

Vous en parlez

A propos de

  • Dominique Cabrera

    La politique et la poésie sont au coeur de son cinéma, dans un constant balancement entre l'envie d'échappées oniriques et le besoin de se confronter à ce...

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Affiche

Nadia et les hippopotames

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7/10

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  • mpirson au sujet de : Fausta

      10/10

    Quelle beauté ! parfait de retenue et de sensibilité.