Orly
Réalisation
Acteurs
Avec Joss De Pauw, Maren Eggert, Natacha Regnier, Bruno Todeschini, Mireille Perrier, Emile Berling, Jirka Zett, Lina FalknerPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Theo
- : Sabine
- : Juliette
- : Vincent
- : La mère
- : Le fils
- : un jeune homme
- : l'amie du jeune homme
Equipe du film :
Dates :
- : 11/08/10
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Allemand, Français
Thèmes
Ils en parlent
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Libération
" (...) Des hommes et des femmes. Ils se parlent, se chamaillent, font connaissance, s’avouent des secrets, se manquent, se taisent. Cette distinction est construite sur un fond d’indistinction qui constitue le sidérant suspense du film : dans la houle des passagers de passage, par la grâce d’une caméra baladeuse et balayeuse, on en vient à soupçonner, voire craindre, que toute personne pourrait devenir un personnage. Jusqu’à ce point d’hallucination où on pourrait soi-même reconnaître des visages familiers. Un jeune homme blond, une carte de l’Europe entre ses mains. Une fille seule sur une banquette. Une jeune hôtesse à un comptoir d’enregistrement.
La caméra les cadre autant qu’elle les traque, comme dotée d’une autonomie d’animal-machine où elle serait la seule, entre persistance et consistance, à décréter la vie ou la mort d’un caractère. Effet d’arbitraire d’autant plus prégnant qu’il est renforcé par une bande-son qui creuse un relief supplémentaire où on ne sait jamais quel petit bruit pourrait devenir vacarme. Ce qui est exactement la loi du regard et de l’oreille quand on décide soi-même de s’intéresser à celle-là, ou de négliger celui-ci. Le plus souvent en raison d’une insignifiance qui accroche : une paire de lunettes de soleil bizarre, une langue étrangère, un livre dont on cherche à déchiffrer le titre. Et les fils du désir qui, à travers l’aéroport, tissent leur toile invisible, d’autant plus solides qu’on les sait éphémères. Ainsi du coup de foudre entre le jeune homme blond et une femme qui passe dans le hall : aussi fulgurant et labile qu’un éclair. Des liens qui nouent et se dénouent, des vases qui communiquent entre plein et vide. Cette mise en réseau est une figure rhizomatique qui illustre à ravir les mystères délicieux de la pensée : irrégularité, prolifération, vagabondage. (...)"
-
Télérama
" De cette cinéaste, on avait tant aimé aimé Marseille et Nachmittag, à la mise en scène dense et réfléchie, que cet Orly paraît mineur. Il a néanmoins le charme d'un exercice de style assumé, autour de cet aéroport plein d'effervescence, mais propice à la rêverie, à la rupture. Ou bien encore à l'envol possible vers une nouvelle vie."













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