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Orly

Réalisation

Pitch

L'hiver touche à sa fin sur l’aéroport parisien d’Orly. Une jeune femme, partant chez elle rejoindre son mari tombe amoureuse d’un autre homme. Une mère accompagne son fils encore adolescent à l’enterrement de son ancien mari et père de l’enfant. Un jeune couple en route pour un grand voyage se perd de vue. Une femme a besoin de se retrouver dans l’anonymat de la foule des passagers pour pouvoir ouvrir la lettre de rupture que son compagnon lui a envoyée. Tous attendent leur vol. Trop occupés à poursuivre et à vivre leur destin, ils évoluent dans cet espace fonctionnel et parfaitement structuré sans rien remarquer de la menace extérieure qui conduira à l’évacuation complète de l’aéroport.

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Allemand, Français

Bandes annonces et photos

Ils en parlent

  • Libération

    Libération

    " (...) Des hommes et des femmes. Ils se parlent, se chamaillent, font connaissance, s’avouent des secrets, se manquent, se taisent. Cette distinction est construite sur un fond d’indistinction qui constitue le sidérant suspense du film : dans la houle des passagers de passage, par la grâce d’une caméra baladeuse et balayeuse, on en vient à soupçonner, voire craindre, que toute personne pourrait devenir un personnage. Jusqu’à ce point d’hallucination où on pourrait soi-même reconnaître des visages familiers. Un jeune homme blond, une carte de l’Europe entre ses mains. Une fille seule sur une banquette. Une jeune hôtesse à un comptoir d’enregistrement.

    La caméra les cadre autant qu’elle les traque, comme dotée d’une autonomie d’animal-machine où elle serait la seule, entre persistance et consistance, à décréter la vie ou la mort d’un caractère. Effet d’arbitraire d’autant plus prégnant qu’il est renforcé par une bande-son qui creuse un relief supplémentaire où on ne sait jamais quel petit bruit pourrait devenir vacarme. Ce qui est exactement la loi du regard et de l’oreille quand on décide soi-même de s’intéresser à celle-là, ou de négliger celui-ci. Le plus souvent en raison d’une insignifiance qui accroche : une paire de lunettes de soleil bizarre, une langue étrangère, un livre dont on cherche à déchiffrer le titre. Et les fils du désir qui, à travers l’aéroport, tissent leur toile invisible, d’autant plus solides qu’on les sait éphémères. Ainsi du coup de foudre entre le jeune homme blond et une femme qui passe dans le hall : aussi fulgurant et labile qu’un éclair. Des liens qui nouent et se dénouent, des vases qui communiquent entre plein et vide. Cette mise en réseau est une figure rhizomatique qui illustre à ravir les mystères délicieux de la pensée : irrégularité, prolifération, vagabondage. (...)"

    Gérard Lefort, Libération
  • Télérama

    Télérama

    " De cette cinéaste, on avait tant aimé aimé Marseille et Nachmittag, à la mise en scène dense et réfléchie, que cet Orly paraît mineur. Il a néanmoins le charme d'un exercice de style assumé, autour de cet aéroport plein d'effervescence, mais propice à la rêverie, à la rupture. Ou bien encore à l'envol possible vers une nouvelle vie."

    Jacques Morice, Télérama

Vous en parlez

A propos de

  • Angela Schanelec

    Née en 1962 dans le Bade-Wurtemberg, elle suit une formation au début des années 80 à l’académie de Musique et des Arts de la Scène de Frankfort,...

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Orly

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Notes

8/10  (3)

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  • elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours

      5/10

    Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.