Osama
Réalisation
Pitch
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Acteurs :
- : Osama
- : la mère
- : Espandi
Equipe du film :
- : Siddiq Barmak
- : Siddiq Barmak
- : Ebrahim Ghafori
- : Behroz Shahamat
- : Faroukh Fadaï
- : Akbar Meshkini
- : Mohammad Reza Darwishi
- : Haut et Court
- : LeBrocquyFraser Productions
- : Abubakr Atef
- : Syamak Alagheband
- : NHK - Nippon Hoso Kyokai
- : Barmak Film
Dates :
- : 23/03/04
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
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Ils en parlent
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L'Humanité
"C''est le premier film afghan à avoir été présenté à Cannes. Mais c'est surtout le premier film réalisé en Afghanistan depuis la chute du régime taliban. Et le premier long métrage de fiction de son réalisateur, Siddiq Barmak, né en 1962, qui a d''abord étudié le cinéma à Moscou avant de s'engager aux côtés du commandant Massoud et de fuir son pays à l'arrivée des talibans au pouvoir en 1996. Avec son film, il avait l'intention de décrire « l'histoire amère et tragique de la pire période de notre vie, un moment de notre histoire où personne n''avait le droit de prendre ses propres décisions. Osama est l''histoire de personnes ayant perdu leur identité. C''est l'histoire d'une peur atroce, de personnes terrifiées par le son de leur ombre ». Un tableau réaliste et difficile, mais réussi."
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Télérama
" ... mieux que ne le ferait un documentaire, l'histoire d'une fillette de 12 ans devient la métaphore, à la fois tragique et lumineuse, du destin que réserve aux femmes un système qui les méprise, les humilie, les nie et, à l'occasion, les lapide... (...) Au-delà des faits bruts du quotidien, authentiques, le cinéaste dévoile tout un arrière-plan vertigineux, les frustrations derrière les slogans, la cruauté au-delà de l'idéologie intégriste. La tension dramatique, elle, tient souvent à un simple regard : celui d'une gamine de 12 ans (...) découverte dans les rues de Kaboul. Cette détresse muette, cet air traqué, ces larmes d'effroi, cette mélancolie dévastatrice et, furtivement, ce demi-sourire d'enfant sont inoubliables."
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Le Figaroscope
« Ce tragique destin d'enfant est mis en scène avec une dureté de fer et une intensité de diamant. De piège en piège, le film poursuit sans répit sa trajectoire implacable. Il va comme une flèche, où plutôt comme une tête chercheuse qui ne se laisse pas arrêter par les obstacles, vers une cible qui est le coeoeur même de l'enfant. La petite Marina Golbahari, qui interprète Osama, est bouleversante de gravité concentrée. Jamais le cinéaste ne s'attendrit, et c'est toute la force de ce film qui pleure des larmes sèches. Il maintient sans faiblir un rapport de tension extrême entre les prédateurs qui s'abattent sur la ville comme un monstrueux vol noir et leur petite proie qui n'a de défense que celle de l''animal sans défense : le silence, l'immobilité, le camouflage. De l''instant où Osama dissimule sa féminité, quand ses longs cheveux tombent sous le coup des ciseaux de sa grand-mère qui s''efforce de la consoler, à la dernière séquence (...) il y a toute la cruauté et la fatalité d'un sacrifice humain sans recours. »
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Studio Magazine
« C''est donc au sort de ces femmes, encore marquées au fer par la pression du régime, que s'est intéressé Siddiq Barmak, ancien compagnon de route de Massoud et opposant au régime des talibans. Sa mise en scène, magnifiée par la superbe lumière d'Ebrahim Ghafuri, chef opérateur de Kandahar, alterne, avec une aisance confondante, les mouvements de foule et les gros plan intenses. Formé à l'école de Moscou et au documentaire, le cinéaste pose un regard cru et lucide sur ses compatriotes et les choix extrêmes qu''elles sont contraintes d'adopter. (...) On sort du film sonné, dévasté et en colère. Récompensé à Cannes par une mention spéciale à la Caméra d'or 2003, et par le récent Golden Globe du meilleur film étranger Osama est une oeoeuvre dérangeante pour ne plus fermer les yeux. »
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Le Journal du dimanche
« Entre belle image- la manifestations des femmes en burqas- et sécheresse documentaire, Osama est le poignant constat des dégâts provoqués par le fanatisme. Apparemment anodines, les dernières images sont terribles »
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Libération
" C'est un film dont on voudrait q'u'il soit absolument une fiction, un truc totalement imaginé avec ses personnages aimables (une petite fille déguisée en garçon) et ses ordures (les talibans). Mais Osama est le premier film afghan depuis longtemps, il n'est là ni pour amuser ni pour cadrer avec nos exigences esthétiques. Ce qui ne l'empêche pas d'être un film passionnant. (...)
C'est une chose de voir que des hommes obligent des femmes, réduites à l'état de fantômes, à porter une burqa ; c''en est une autre que de se projeter une heure trente sous cette burqa et d'étouffer à son tour jusqu'à en crever. Voilà pourquoi Osama est un film aussi impressionnant que nécessaire. Et si ce n'est pas un documentaire, ce n''est rien de dire que c'est un film documenté.
Sedigh Barmak, dont c'est le premier long métrage (après des documentaires et des courts), a tourné avec des comédiens amateurs, une sorte de Los Olvidados des rues de Kaboul. La petite fille mendiait (son père, estropié, avait été battu par les talibans). Les hommes qui jouent les talibans sont eux-mêmes d'ex-soldats. Ces identités en ruine se fixent à l'image, chaque regard donne la chair de poule. " -
Le Nouvel Observateur
" Stupidement, on oubliait qu'un tel projet pouvait aboutir sur du cinéma et du grand. La beauté de la mise en scène, le travail sonore, la justesse de l''actrice, tout nous le rappelle à chaque instant. L'évidence surgit alors, Osama est un film somptueux, irréprochable, immanquable."
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Le Monde
" Doté d'une mention spéciale de la Caméra d'or au dernier Festival de Cannes, Osama fait partie de ces films dont l'importance se mesure surtout au geste politique."
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Universcine
La peur. Tout le temps. Se cacher des regards, raser les murs, disparaître, dans l’entrebâillement d’une porte, sous une burka. Les Talibans rôdent, empêchent les manifestations de femmes, descendent dans les hôpitaux pour des raids éclairs. Rien ne leur échappe : un pied nu qui a l’audace de dépasser d’une burka, un jeune garçon aux traits un peu trop fins et au regard affolé. Ce garçon est une fille, travestie par sa mère pour tenter d’échapper aux lois des Talibans qui condamnent les veuves à une mort silencieuse, faute d’avoir le droit de gagner leur vie ou de sortir dans la rue sans chaperon masculin. « Si seulement Dieu n’avait pas créé la femme », se désespère cette mère esseulée. Une nuit, elle coupe les cheveux de sa fille qui s’appellera désormais « Osama », un prénom pour les filles comme pour les garçons. Mais Osama vit la peur au ventre, consciente d’être une provocation vivante pour les fanatiques, incapable de tenir jusqu’au bout son rôle de garçon. On tremble avec la jeune fille à l’idée de ce qui pourrait lui arriver, partageant, le temps du film, cette terreur qui était, il n'y a pas si longtemps, le quotidien des Afghanes. La réussite de Siddiq Barmak est là : utiliser la fiction pour nous faire partager une réalité implacable, placée sous le joug de l’angoisse et d’une condamnation sans appel de la condition féminine.










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