Osmose
Réalisation
Acteurs
Avec Romain Duris, Clément Sibony, Mathilde Bertrandy, Rachid Djaïdani, Isaac Sharry, Stéphanie Braunschweig, Karole Rocher, Farid Chenaine, Maïwenn Le Besco, Maimouna Diouf-FrémontPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Rémi
- : Abel
- : Lucie
- : Fabe
- : Le jaloux violent
- : Louise
- : La vendeuse de vêtements
- : Le père
- : Une amie de la fête
- : Lise
Equipe du film :
- : Tal
- : Raphaël Fejtö
- : Mathias Raaflaub
- : Raphaël Fejtö
- : Mathilde Bertrandy
- : 4 à 4
- : Kamal Ouazene
- : Shellac
Dates :
- : 05/05/04
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
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Thèmes
Ils en parlent
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Le Nouvel Observateur
"(...) ce portrait éclaté de trois jeunes face à l'amour assume son identité et la modestie de ses prétentions avec une énergie mâtinée d'une authenticité particulièrement rafraîchissante."
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Jeune cinéma
... Inclassable, par sa durée qui excède à peine 75 minutes, par son genre entre reportage et film de fiction, par son style fait de plans fixes, assez courts, présentant des tableaux, des saynètes quelquefois assez décousues, mais qui ne manquent pas d'intérêt, sociologique de prime abord, mais aussi psychologique (...)
Raphaël Fejtö, dont c'est le premier long métrage -après un moyen métrage (56 fois par semaine, en 1996) - est plutôt un homme de lettres, auteur et illustrateur d'une vingtaine de livres pour enfants, et acteur lui-même voici quelque temps, en 1987, dans Au revoir, les enfants de Louis Malle. Ami intime de Romain Duris, qu'il porte pour la seconde fois à l'écran, il fallait donc qu'il vienne un jour lui aussi au cinéma, et de préférence derrière la caméra. Évitant de jouer lui-même, sans doute pour se consacrer à la mise en scène, Raphaël Fejtö s'est choisi un alter ego de marque, le beau Clément Sibony, pour y interpréter son propre rôle à l'écran, dans une sorte d'osmose avec Romain Duris.
Choisir deux jeunes espoirs talentueux du cinéma actuel, sortes de parangons de la jeunesse délicieusement oisive, un peu grunge, un peu babas, n'est sans doute pas un hasard. Puisque Raphaël Fejtö décrit sans doute finalement son univers, celui d'un petit monde parisien, coincé derrière la place de la Bastille, près de la rue de Lappe, et qui tourne en rond, se mord la queue, jure avec des mots grossiers qui font branchés et qui cherche finalement, comme tout le monde, l'amour.
On avait déjà vu ça chez Fellini, avec les inoubliables Vitelloni, film auquel bien sûr Raphaël Fejtö n'a pas pu ne pas penser. Notamment dans les scènes d'errance à la mer. Il pense sans doute aussi un peu à Amarcord lorsqu'il nous présente encore ses deux lonesome héros se masturbant sous le drap. Et à qui il rend très certainement hommage à sa manière (...) Son film ne manque pas de charme, ni même de fantaisie, avec un parti pris narratif proche du muet, avec cartons annonciateurs, gags burlesques, visages très rapprochés, et expressionnisme figuratif parfois. Et bien servi par des acteurs très naturels, dans leur nonchalance de dandys modernes...










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