Films

Peau neuve

Réalisation

De Emilie Deleuze - France - 1998 - 1h36min

Pitch

Il est marié, il travaille et a un enfant. Mais Alain rêve de changer de vie, alors il part en Corrèze dans un centre de formation pour devenir conducteur d'engins de chantiers. Peu à peu, son envie d'évasion s'épuise. Jusqu'à sa rencontre avec un étrange stagiaire, fasciné par les machines...

Voir la fiche technique

Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

Bandes annonces et photos

On vous en parle

Ils en parlent

  • Le Figaroscope

    Le Figaroscope

     « On voit que les machines d'Emilie Deleuze ne manquent pas de coeoeur. Ses bulldozers impressionnants tracent de subtils changements intérieurs. Et elle-même suit une voie pleine d''indépendance et d'originalité. »

    Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaroscope
  • Le Nouvel Observateur

    Le Nouvel Observateur

    « Premier et splendide long-métrage sélectionné à Cannes, avec en guest star fantômatique l'ex-footballeur stéphanois Dominique Bathenay. (..) Deleuze filme ces terribles engins comme Spielberg filme les T-Rex dans Jurassic Park. Quant aux humains, ce sont principalement de véritables stagiaires ou formateurs de l'association de Formation professionnelle des Adultes d''Egletons, où la cinéaste a séjourné plusieurs fois pour les besoins de son film. Sans jamais donner dans la gentille sollicitude du « cinéma social », Peau Neuve, que l'on peut regarder à la fois comme la naissance d'une amitié fraternelle à la Capra ou comme une idylle crypto-gay à la Macadam Cow-boy, concilie la puissance bourrue du documentaire et les effusions de coeoeur de l''entertainement hollywoodien. De quoi devenir Deleuzien, tendance Emilie. »

    Pascal Mérigeau, Le Nouvel Observateur
  • L'Evènement du Jeudi

    L'Evènement du Jeudi

    « ... un premier film absolument hors norme, âpre et serein, ancré dans le réel et surréaliste à la fois puisqu''il décrit l''improbable rencontre d'un jeune homme et d'un bulldozer."

    Elizabeth Gouslan, L'Evènement du Jeudi
  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " Incontestablement, Emilie Deleuze aime filmer les hommes entre eux. Son film, Peau neuve, est essentiellement fait de ce désir de mettre à jour un lien proprement masculin, ni tout à fait amoureux, en tout cas pas explicitement, ni tout à fait amical, au sens où l’amitié est un sentiment encore trop massif pour rendre compte de la relation qui se noue entre Alain (Samuel Le Bihan) et Manu (Marcial Di Fonzo Bo, étonnant).
    Peau neuve raconte d’abord l’histoire d’une métamorphose fragile, d’un devenir incertain, celui d’Alain qui, insatisfait de son travail (il est testeur de jeux vidéos) et de sa vie de couple (il a une femme et un enfant), décide de changer de métier et de faire en province un stage de conducteur d’engins de chantier. Il s’agit clairement pour lui de quitter la simulation pour la réalité. A partir de là, le film se déplace sur le groupe des stagiaires face aux machines, captant un processus de fascination, et de peur et d’apprivoisement très particulier.
    C’est le versant américain de Peau neuve : l’espace, les hommes, les machines et ce qui se trame entre ces trois termes. Le film pourrait, à ce moment, tout aussi bien être un western ou un film de guerre et se rattacher très directement à une tradition explicitement hawksienne. De ces qualités indéniables, parfaitement perceptibles dans le filmage et dans le jeu des acteurs, découlent peut-être les faiblesses du film, et notamment le contre-champ conjugal, c’est-à-dire la lente désagrégation du couple hétérosexuel traditionnel. Le personnage de l’épouse est dessiné à gros traits et le regard d’Emilie Deleuze est alors empreint d’une étonnante misogynie, ratant systématiquement toutes les séquences qui renvoient au couple légitime. La normalité française n’est sans doute pas un objet de désir pour Emilie Deleuze et on préfère la voir dessiner les contours d’un autre couple, celui que forment Alain et Manu, qui, tout aussi loin des clichés de la virilité que de l’homosexualité, fait de Peau neuve une réussite sur le mode mineur."

    Thierry Jousse, Cahiers du Cinéma
  • Positif

    Positif

    " Comme chacun sait (cf. Sofia Coppola), il n’est jamais facile d’être la fille de son père. Pourtant, avec son premier film pour le cinéma (elle avait déjà réalisé pour le petit écran L’lncruste, un des téléfilms de la série d’Arte Tous les garçons et les filles de leur âge), Émilie Deleuze (fille du philosophe) démontre qu’elle est d’ores et déjà pourvue d’une personnalité singulière, susceptible de remuer quelque peu le cocotier du cinéma psychologique à la française.
    (...) la réalisatrice fait preuve d’une rigoureuse fantaisie, qui s’entrecroise subtilement avec une prédilection pour les atmosphères vaguement inquiétantes et un souci de radiographier l’ambiguité des personnages.
    Pourquoi Alain abandonne-t-il femme et enfant pour une amitié bizarre avec un type avec qui il n’a rien en commun ? Pourquoi cherche-t-il avec tant d’obstination à oublier son ancien boulot en manoeuvrant les grosses machines assourdissantes ? Avec un réel talent dans le registre de l’absurdité drolatique et un humour à fleur de peau, Émilie Deleuze enregistre les contradictions et les zones de déraison de ses protagonistes sans jamais recourir aux grosses ficelles explicatives. Pour son premier film, la cinéaste signe une réjouissante
    étude de moeurs qui méprise les clichés et autres raccourcis..."

    Olivier de Bruyn, Positif

Vous en parlez

Affiche

Peau neuve

Produits

Location

  • windows
  • mac
  •  (1.1 GB)

Achat

  • windows
  •  (1.1 GB)

Notes

6/10  (1)

Du même réalisateur

En ce moment

  • festival

    Gustave Kervern, Benoît Delépine : "On est punk, un peu"

    Entretien avec les réalisateurs du film Le Grand Soir avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel, section Un Certain Regard 2012

    lire la suite

Restez connectés sur UniversCiné

Newsletter

Top

Top des ventes

Communauté

Faites votre cinéma

  • elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours

      5/10

    Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.