Pique-nique à Hanging Rock{Picnic at Hanging Rock}
Réalisation
Acteurs
Avec Rachel Roberts, Vivean Gray, Helen Morse, Tony Llewellyn-Jones, Ingrid Mason, Frank Gunnell, Christine Schuler, Jacki Weaver, Jane Vallis, Janet Murray, Kirsty Child, Margaret Nelson, Anne-Louise Lambert, Jenny Lovell, Karen RobsonPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Mrs. Appleyard
- : Miss McCraw
- : Mlle. de Poitiers
- : Tom
- : Rosemonde
- : Mr. Whitehead
- : Edith
- : Minnie
- : Marion
- : Juliana
- : Miss Lumley
- : Sarah
- : Miranda
- : Blanche
- : Irma
Equipe du film :
- : Joan Lindsay
- : Russell Boyd
- : Peter Weir
- : David Copping
- : Judith Dorsman
- : Max Lemon
- : Cliff Green
- : Bac Films
Dates :
- : 28/03/77
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
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Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
aden
" Quelque part en Australie, en 1900, on fête la Saint-Valentin. C’est une grande bâtisse, un établissement privé pour jeunes filles, qui, bien que situé aux antipodes, vit sous la pression sévère de la morale victorienne. Un portrait de la reine trône en bonne place, signe qu’une civilisation raisonnée et ordonnée a pris pied sur une terre sauvage. Car le collège paraît très vite comme un îlot surréaliste, hors du temps, protégé de grands arbres rassurants. Mais, passée leur frontière, se dévoile un monde mystérieux, sauvage et primitif. Les montres s’arrêtent. La douceur de l’après-midi réveille une sensualité enfouie, protégée par de belles robes vaporeuses. Soupirs d’amours mortels. Les serpents se faufilent entre les broussailles. Les immenses rochers, tendus vers un soleil écrasant, figurent une géographie aussi impressionnante que symbolique. A travers d’énormes fentes, les filles se faufilent et disparaissent. Sans espoir de retour. Et les garçons partis à leur recherche n’arrivent pas à pénétrer cette enceinte sacrée.
Inspiré d'un roman dont l'auteur avait affirmé qu'il s'inspirait d'un fait divers jamais élucidé, avant d'avouer qu'il n'était qu'oeuvre de fiction, Pique-Nique à Hanging Rock (1975) est un joyau méconnu du cinéma fantastique. Tout en douceur, sublimant la beauté diaphane de ses jeunes interprètes, le film évoque l’énigme de ces disparitions en faisant appel à l’imaginaire, jouant avec sa frustration comme avec celle de ses héroïnes. Pique-Nique à Hanging Rock révéla son auteur : Peter Weir. Méconnu du temps où il tournait en Australie (La Dernière Vague), mésestimé depuis qu’il tourne à Hollywood (The Truman Show et Master and Commander passent, à tort, pour des films sans auteur), le cinéaste tourne depuis toujours autour du même thème : l’homme déchiré entre la nature et la culture ; sa propre nature animale et la culture de sa personnalité." -
Positif
"... mesurer à quel point ce conte gothique en pleine nature a admirablement vieili. Ce n'est pas seulement la présence du petit Dominic Guard (vedette du Messager) qui fait penser à Joseph Losey, mais cette texture dense, cette inquiétude métaphysique, cette complexité des rapports humains. À coup sûr, une des oeuvres majeures de Weir à redécouvrir."
-
Cinéma
" ... il faut éviter un contresens majeur : celui de ne voir dans cette joliesse qu'un effet gratuit de caligraphie (...) l'élégance formelle des lignes et des rapports de couleurs joue un rôle déterminant (...) comme le déclare Peter Weir dans l'interview parue dans Stars System : " J'ai surtout pensé aux photographies de Lartigue, notamment aux premières épreuves en couleurs. Je les ai montrées à l'opérateur en lui demandant d'en retrouver les teintes. Et j'ai essayé de me servir de la beauté en tant que puissance. La beauté est pleine de violence, de sexe, de passion."
La beauté du monde clos des jeunes filles en arrive à se fondre dans la splendeur d'une nature aux merveilleuses teintes impressionnistes. Nous assistons à une véritable prise de pouvoir de cette nature sur les adolescentes enfn révélées à ce que Peter Weir appelle "la vraie vie". Celle qu'exprime la musique de la flûte de Pan, celle des êtres et de la terre, les fourmis et les serpents (...)
A chacun de suivre et d'interpréter les nombreuses directions de lectures possibles : le fait divers policier, le récit fantanstique qui se réfère aux secrets perdus des aborigènes, le symbolisme psychanalytique inspiré des grands archétypes de Jung, la parabole sur la libération sexuelle des jeunes filles échappant aux monstres de la morale victorienne (...) les plans de signification sont nombreux, et comme ils retentissent étroitement les uns sur les autres, on mesure toute la richesse de ce film..."













Vous en parlez
Du David Hamilton pudique et horrifique, en douceur, comme un rêve qui met mal à l'aise et qui n'en finit pas. On ne sait pas d'ou vient le trouble. on veut se réveiller et on peut pas. Peter Weir est unr éalisateur bien plus interessant qu'on le croit. En voyant ce film là, tourné bien avant Le Cercle des poètes disparus, on repense à son univers. La mort semble y tenir une grande place, de façon souterraine, presqu'inavouée. je n'avais pas aimé son film sur els survivants d'un crash d'avion (Fearless, je crois) mais maintenant ça me semble interessnat à revoir avec l'ambiance de ses premiers films australiens. "Les voitures qui ont mangé paris"... le titre est fun et weird à souhait !! je vaisvite le louer.