Films

Sauvage innocence

Réalisation

De Philippe Garrel - France - 2001 - 1h57min

Acteurs

Avec Julia Faure, Mehdi Belhaj Kacem, Jean Pommier, Valérie Kéruzore, Michel Subor, Mathieu Genet, Maurice Garrel, Huguette Maillard, Francine Bergé, Jérôme Huguet

Pitch

Pour tourner un film contre la drogue, François doit accepter de faire le passeur. Passeur d'héroïne, passeur d'images. Mêmes trafics, mêmes dépendances. Même sentiments. Douceur sauvage. Sauvage innocence. L'amoureuse d'hier, perdue d'une overdose, est aujourd'hui une héroïne de cinéma...

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Acteurs :

  • : Lucie
  • : François
  • : Hutten
  • : Flora
  • : Chas
  • : Alex
  • : le père de François
  • : la belle-mère de François
  • : la mère de Marie-Thérèse
  • : Augustin

Equipe du film :

  • : Alexandre Abrard
  • : Philippe Garrel
  • : Thierry Delor
  • : Françoise Collin
  • : Raoul Coutard
  • : Jean-Claude Vannier
  • : Justine Pearce
  • : Marc Chodolenko
  • : Philippe Garrel
  • : Jean-César Chiabaut
  • : Arlette Langmann
  • : Mars Films
  • : Les Films Alain Sarde
  • : The Kasander Film Company
  • : Why Not Productions

Dates :

  • : 19/12/2001

Informations techniques :

  • : Noir et blanc
  • : Long metrage
  • : Français

Bandes annonces et photos

Ils en parlent

  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " C'est un Garrel romanesque, lyrique, stylisé, en noir et blanc. Un noir et blanc somptueux avec une gamme de nuances subtiles, un camaïeu de gris très sophistiqué à l'image d'un film où la ligne de partage entre ce noir et ce blanc se démultiplie en une série de zones intermédiaires où les frontières entre le bien et le mal deviennent incertaines, troublantes et troublées. C'est aussi une fable qui cultive le paradoxe avec un humour désespéré et une fragile poésie.

    (...)

    Rarement noir et blanc aura joué à ce point le double rôle d'accélérateur romanesque et de mise en condition climatique du spectateur. De même,la musicalité de chaque enchainement, la respiration interne de chaque plan, l'intuitive exactitude du rythme de chaque scène, le mélange de précision et d'abandon de chaque mouvement et de chaque geste conspirent à chaque instant à produire une forme qui semble sortie d'une autre époque du cinéma - tout à la fois le muet, le cinéma moderne, la série B Hollywoodienne- tout en étant parfaitement contemporaine. L'un des charmes de Sauvage innocence tient d'ailleurs à ce mélange des temps qui confine à une sorte d'étrange intemporalité. (...) ici, le désoeuvrement, grande figure garrelienne, est, comme dans certain des derniers livres de Debord ("Panégyrique ou les commentairtes sur la société du spectacle"), chargé d'une puissance mythologique nouvelle qui n'est en rien une forme d'aveuglement, mais une manière de suprême lucidité sur lemonde. Si Sauvage innocence rappelle Le Mépris, il pourrait tout aussi bien s'apparenter à un récit de Joseph Conrad ou de Scott Fitzgerald. "

    Thierry Jousse, Cahiers du Cinéma
  • Le Monde

    Le Monde

    " Dans un Paris qu'on croirait suspendu (les années 1970 ou aujourd'hui ?) et un espace mythique (Paris, filmé comme au temps de sa conquête cinéphilique), les ombres de Bresson (le jeune cinéaste), de Godard (Michel Subor en fieffé salaud) ou d'Eustache (la jeune et double héroïne) se projettent mélancoliquement sur la toile, de la même façon que  la mort et la souillure entachent inéluctablement l'utopique et orgueilleuse pureté du film."

    Jacques Mandelbaum, Le Monde
  • Télérama

    Télérama

    " Le film se tourne donc, et ce film dans le film - à la fois repli et développement - qui occupe la seconde heure de Sauvage innocence ne fait que préparer l'inéluctable rencontre entre l'héroïne (la jeune actrice, poussière d'étoile) et l'héroïne (la poudre, fatale amante). Le tournage est alors ce rituel terrible et beau, macabre, où s'échangent réel et roman, où les morts enlacent les vivants, où veillent les fantômes. Les enfants regardent, c'est du cinéma, et ça peut faire mal et ça peut faire mourir et personne alors n'est innocent, psalmodient les plans de Garrel..."

    François Gorin, Télérama
  • Le Nouvel Observateur

    Le Nouvel Observateur

    " A la fulgurance de l'intrigue répond la splendeur des images noir et blanc signées Raoul Coutard, au désarroi du personnage cinéaste correspond la douleur du cinéaste auteur. Pourtant, cette fulgurance même, Garrel ne paraît pas l'accepter tout à fait, il accélère le tempo comme pour faire oublier un schématisme que par ailleurs il recherche et assume. C'est que Sauvage innocence affirme le risque inhérent au cinéma, à toute création artistique.
    Mais Sauvage innocence est un film, et ce risque, Garrel l'a pris une fois encore. La contradiction est belle, elle est aussi porteuse d'une possible frustration, née du sentiment que le cinéaste aurait pu pousser davantage la logique infernale contenue dans le simple énoncé du prétexte. Le film s'arrête au bord du gouffre dans lequel il entraîne pourtant ses personnages, dont le spectateur voit le destin s'éloigner de lui (...)
    Il reste qu'en l'état Sauvage innocence est un film pour amoureux du cinéma, amoureux transis, amoureux déçus, mais qui s'obstinent à y croire..."

    Pascal Mérigeau, Le Nouvel Observateur
  • Libération

    Libération

    «... le film ne cesse de se dédoubler en un complexe jeu de miroirs où les images et leurs reflets ne cessent de tournoyer en une spirale catastrophique. Le film, photographié en noir et blanc par Raoul Coutard, peut se voir comme une réponse au Mépris de Godard. Ici zéro mythologie, pas de star, nulle trace d'un Fritz Lang descendu de l'Olympe mais une progressive et souvent sarcastique extinction des feux: saturnale noyée à Amsterdam, sur une chanson de Them, cernes ophéliens aux yeux des filles, tête cabossée du metteur en scène, ectoplasme fasciné par une déchéance qu'il prétendait dénoncer et qu'en fait il provoque, producteur néfaste lié à la Mafia.
    Garrel attente à sa propre intégrité esthétique et livre sa formule poétique d'un art du désastre, éternelle roue de cendres dispersées et qui retombent en pluie noire sur la pellicule."

    Didier Péron, Libération
  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    " Sauvage innocence se présente dès ses premiers plans (une voie de chemin de fer, le regard perdu d'un homme, une chambre) comme un très beau retour à un cinéma de la révélation, au sens photographique et non religieux du terme, dans lequel un coin de rue de Paris, un café, le vent dans les arbres, le souire d'une fille, l'ici et maintenant de tout un chacun est restitué dans toute sa mouvante complexité, réchappé de sa banalité et rendu au spectateur étourdi, non pas magnifié mais prélevé, de nouveau concret, vibrant car vivant sous le regard d'un artiste qui ne saurait renoncer à son ambition de toujours : être un voyant."

    Frédéric Bonnaud, Les Inrockuptibles

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  • elsasarfati au sujet de : Humpday

      5/10

    les acteurs sont justes , il y a de plus en plus le désir de tout connaitre , de repousser les limites sexuelles ou autre