Simple men
Réalisation
Acteurs
Avec Robert John Burke, Bill Sage, Elina Löwensohn, Karen Sillas, Mark Chandler Bailey, John MacKay, Holly Marie Combs, Chris Cooke, Martin Donovan, Jeff HowardPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Bill McCabe
- : Dennis McCabe
- : Elina
- : Kate
- : Mike
- : le père
- : Kim
- : Vic
- : Martin
- : Ned Rifle
Equipe du film :
- : Steve Hamilton
- : Alexandra Welker
- : Hal Hartley
- : Hal Hartley
- : Michael Spiller
- : Daniel Ouellette
- : Hal Hartley
- : Diaphana
- : Channel Four Films
- : Zenith Entertainment Ltd.
- : True Fiction Pictures
- : American Playhouse
- : Yo La Tengo
Dates :
- : 17/06/92
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
Thèmes
Ils en parlent
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La Revue du cinéma
" Comme Jim Jarmusch et Aki Kaurismâki (les correspondances sont multiples), Hal Hartley s'entoure d'une famille d'acteurs qu'il lâche dans une histoire-labyrinthe. Deux frères partent à la recherche de leur père en cavale, au cours d'un roadmovie initiatique. Les personnages se débattent dans un désordre psychologique, tels des funambules en équilibre improbable. Chez Hartley, la réalité dérape souvent vers la folie douce, la dérision vers l'émotion, le quotidien vers l'absurde et le particulier vers l'universel. Sans ostentation, il touche aux relations hommes-femmes, à l'éclatement de la famille, aux codes sociaux. Avec toujours une distance ironique, un sens du gag et du poétique. Les situations sont avortées comme autant de saynètes autonomes qui s'agencent en un puzzle cohérent."
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La Saison cinématographique 1992
" Hal Hartley confirme aisément avec Simple men le talent qu'avaient révélé ses deux premiers films : The Unbelievable truth et Trust me. On y retrouve son interêt pour les êtres différents plus que marginaux, les familles éclatées, la quête du père, et, plus généralement, le problème de la communication affective dans son rapport direct avec la solitude. Avec un regard dont l'humour ne parvient pas à cacher le pessimisme, même si Hal Hartley préfère se dire désespéré. Avec aussi cette particulière habileté à faire naître en quelques images des personnages très présents mais qui échappent toujours aux stéréotypes par leur ambigüité naturelle..."
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Positif
" Le corps du film est d'une tonalité wendersienne, attente et profusion existentielle. D'une séquence de danses et de conversations fusionnelles (sur Madonna en particulier) aux scènes plus intimes, la caméra contrôle une space compliqué où les relations entre deans et dehors, en bas et en haut, ont un sens.
Hartley n'est plus seulement insolent et habile, il est élégant et grave (...) il liquide le fantasme récurrent et idyllique de la génération pacifiste des années soixante. Les valeurs qui attirent ses antihéros sont celles qui ont habité les oeuvres de nombreux cinéastes humanistes, de Chaplin à Huston en passant par Capra. Mais avec son équipe de comédiens familiers, son humour pétulant, sa désinvolture à l'égard du plausible, c'est à Preston Sturges qu'il renvoie le plus évidemment."
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Télérama
" Chez Hal Hartley, il ne faut pas plus s'étonner de rencontrer un shérif intello-névrosé qu'une bonne soeur catcheuse ou un pompiste musicien presque bilingue. Les gens n'ont pas toujours l'air de ce qu'ils sont. Et inversement. Ce qui est sûr, en tout cas, chez Hartley, c'est que les femmes existent. Ni bonniches ni potiches, comme on les aime à Hollywood. Présentes et actives, même sur les terrains que se réservent les hommes. Et prêtes à le leur prouver par des gifles, si besoin.
On l'avait déjà constaté dans Trust me. A peine avait-on eu le temps de la connaître que Maria (Adrienne Shelley), giflée par son crétin de père à qui elle venait d'apprendre qu'elle était enceinte, lui expédiait un retour de volée fatal. Raide mort, le père. Crise cardiaque. Pas facile, de nos jours, d'être un homme. Et encore moins un « homme simple ». Devant les filles, les mecs sont soufflés (...)
... à force de faire le vide autour de ses personnages, de les filmer dans un espace épuré, Hartley finit par gommer leur environnement. Comme si lui-même en avait fini avec la société américaine. Désormais, seuls importent ses personnages d'outsiders et ce qu'ils disent d'eux-mêmes. Les dialogues cinglent, plus acérés que jamais, froidement ironiques. Mais généreux, toujours, laissant à chacun une chance de trouver grâce à nos yeux. (...) Chez Hal Hartley, ce sont les femmes qui sauvent l'honneur des hommes." -
Les Echos
" … disfonctionnements que le réalisateur filme avec une sorte de sereine fluidité, comme si le monde entier était ainsi constitué d'énergumènes hors du commun, comme si l'exceptionnel était parfaitement naturel. Des cadrages précis, d'un esthétisme un peu anarchique, souvent sur les visages en gros plans, sur fond de murs coloriés : à la peinture de l'Amérique d'aujourd'hui, Hal Hartley préfère, à l'évidence, l'exploration des rapports humains, surtout entre les sexes. Il le fait avec un humour, une jeunesse, et une sorte d'humilité masculine (les hommes, ici, se font toujours gifler, et ils le méritent, les femmes sont bien mieux qu'eux) qui mettent en joie. Ses interprètes (inconnus, beaux, que l'on retrouve d'un film à l'autre, on pense un peu à l'univers de Cassavetes, fièvre en moins, distanciation en plus) sont parfaits. Un « petit » film pour le plaisir."
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L'Express
" On s'embale sur Hal Hartley – 32 ans, fils d'un maçon de Long Island- parce qu'il appartient au même sentiment (européen ?) que Jim Jarmusch ou Gus Van Sant, par exemple. Il rêve d'une autre Amérique, tutoie l'underground et en appelle aux mythes des Sixties. Ses films le décrivent à la première personne, délimitant un univers avec ses références (le rock, Godard, Pellaert), sa famille (Robert Burke, William Sage, Karen Sillas...), sa philosophie du couple devant les difficultés de l'amour. Les hommes de Simple Men ne sont pas des simples d'esprit. Sauf en état de misogynie, sauf devant la Femme, éden d'un jeu de piste optimiste au final, comme peuvent l'être l'humour et la dérision, dans leurs politesses au desespoir. "
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L'Evènement du Jeudi
" Le troisième flm du cinéaste américain indépendant le plus passionnant depuis Jim Jarmusch. L'Amérique des laissés-pour-compte dans une comédie existentielle saugrenue : dialogues secs et décalés, plans fixes qui laissent toute leur marge à des acteurs en état de grâce. Une fois encore, Hal Hartley fait appel à des personnages blessés et perplexes (…) ils accompliront un long périple (initiatique) qui finira par les réconcilier avec eux-mêmes. C'est l'aîné qui tire la morale de cette fable sur l'exploitation , le radicalisme, le rock et le sexe : « Le désir amène les ennuis. Et les ennuis tuent le désir. »












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